THE VENUS PROJECT – Écologie, Science et Technique

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Bonjour à toi!

Difficile d’en parler sans faire trop de tort vis-à-vis d’un public prônant l’écologie au sens le plus répandu du terme. Pourtant le modèle du Venus Project est très alter-mondialiste, ultra-anti-capitaliste, même.. carrément anarchiste !

Ici plus d’argent, plus de possessions, plus de politiciens (ni même en prison puisque celle -ci disparaîtrait aussi :)), etc …

J’ai découvert ce projet au travers de la série de film « Zeitgeist », que tu connais peut-être et dont le premier opus de la trilogie, m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses, notamment sur le système bancaire international.

Le Venus Project, initié par Jacque Fresco nous suggère un monde sans inégalité, sans idéologie autre qu’un certain scientisme ou la cybernétique aiderait l’homme et la nature à rejoindre l’abondance. Ce qui en découlerait : la paix !

Pour cet ingénieur multi-casquettes, il n’y a pas d’idéal sans abondance.

C’est en apprenant sa disparition l’année dernière, que, pris d’un petit pincement, j’ai décidé de relayer son travail aujourd’hui.

Non pas que j’y vois un système sans faille ou une arme absolue mais je crois en la sincérité de son fondateur et à son mérite immense.

 

QUI EST JACQUE FRESCO ?

Jacque Fresco est né en 1916, à New York. Il est décédé en 2017, deux mois après avoir fêté ses 101 ans !

Jacque fresco

Quand l’éducation et les ressources seront disponibles pour tous sans aucune étiquette de prix, Il n’y aura pas de limites au potentiel humain.

Je ne sais pas trop comment le classifier mais il me semble que « futuriste » est un terme tout à fait adapté. Il se décrivait comme étant un ingénieur social. 

Jacque Fresco a travaillé dans divers secteurs du design industriel, de l’architecture, du transport, de la médecine ou encore des sciences comportementales.

Il a écrit plusieurs ouvrages et donné de nombreuses conférences au sujet de la performance énergétique, des villes durables, de la gestion des ressources, de la technologie cybernétique ou encore du rôle des sciences dans nos sociétés (les vidéos ne manquent pas sur youtube)

Il a dirigé le Venus Project et défendait la mise en place d’un système socio-économique qu’il nommait « économie des ressources » (Ressource Based Economy), très opposé à l’économie monétaire.

Pour Jacque Fresco, il y a assez de ressources sur la planète pour régler la plupart des problèmes que nous connaissons, par contre, il semble qu’il n’y ait jamais assez d’argent disponible pour le faire. Il considère donc l’argent comme étant une interférence à l’évolution de l’Homme.

 

Philosophe des sciences

Jacque Fresco est un mordu des sciences, ce que l’on comprend facilement quand on se rappelle qu’il est né au début du XXème. Il a vécu toutes les révolutions médicales, industrielles, informatiques et numériques de son siècle. Aucun autre siècle n’était allé aussi loin dans le nombre de découvertes.

Il a connu Albert Einstein et bien d’autres penseurs de génie de son siècle, il a vu les guerres, les crises économiques, les pics pétroliers. Il a étudié le communisme, le faschisme et le néo-capitalisme.

Puis, à partir de toutes ces expériences, il a développé, au fur et à mesure des années, un discours futuriste qui mettait la machine au centre de la société humaine et de l’environnement.

Pour lui la science est un état d’esprit, un langage clair étayé par des tests et des calculs qui rendent prédictibles la plupart des lois de la nature et qui devrait être dispensé à tous, tout autour du globe.

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Article qui t’intéressera aussi: EARTHSHIPS: Ce qu’il faut savoir

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LE VENUS PROJECT ?

Le Venus Project est l’aboutissement des recherches de Jacque Fresco. Il représente le projet « Jules Vernesque » de sa vie entière. Il est voué à présenter un nouveau design plus durable et plus respectueux de la culture occidentale et de la culture mondiale.

Le Venus Project est présenté en 1990 et co-fondé avec Roxane Meadows. Le choix du terme « Venus » fait référence à la petite commune de Floride ou le centre expérimental du projet a été construit.

 

Les principes du Venus Project :

Le Venus Project s’attache à la construction d’une civilisation mondiale d’un nouvel Age basée en grande partie sur la cybernétique. Les sciences y sont appliquées pour repenser le système social avec comme priorité la maximisation de la qualité de vie plutôt que le profit.

Il semblerait que le Venus Project, ne ressemble à aucun système existant ou ayant existé. Ni politique, ni social, ni économique.

Tous les aspects de la société y sont repensés, de nos valeurs à notre éducation, de nos designs urbains à notre relation à la nature et à nos pairs.

 

Le Venus project défend l’idée que nos problèmes environnementaux et sociaux resteront les mêmes tant que le système monétaire prévaudra ; tant que quelques nations puissantes et des intérêt financiers privés garderont le contrôle des ressources mondiales.

Dans son livre « The best that money can buy » Jacque Fresco nous dit ceci :

« Si nous souhaitons vraiment mettre un terme aux problèmes internationaux et sociaux, nous devons, pour de bon, déclarer la Terre et toutes ses ressources comme étant l’héritage commun de tous les habitants du monde. Sans cela, nous continuerons perpétuellement de revivre les problèmes que nous connaissons aujourd’hui. »

L’économie basée sur les ressources

L’économie des ressources se dresse contre l’économie monétaire. Jacque Fresco nous explique que dans ce système socio-économique, tous les biens et les services seraient disponibles sans avoir à utiliser la monnaie ou tout autre système de dette et de servitude.

Ce système mettrait à profit tous les chercheurs de la planète, sur un modèle d’information libre (open source) pour une gestion intelligente de la production et de la distribution des ressources de la terre. Par ressource, il entend les ressources naturelles mais aussi les ressources intellectuelles et culturelles tel que les soins ou l’éducation. Le tout sans l’interférence de l’argent et du profit qui limitent immanquablement les facteurs de collaboration à grande échelle.

On est tous d’accord aujourd’hui pour dire que l’efficacité, la durabilité et la préservation sont les bêtes noires du système mercantile actuel qui organise la rareté et la destruction pour se garantir un bénéfice maximum.

 

L’économie des ressources serait une sorte de système scientifique pour remplacer notre système politique. Elle serait mue par des énergies propres et renouvelables dans l’intérêt du plus grand nombre. Elle intégrerait la cybernétique et l’automatisation au service de la libération de tous les hommes plutôt qu’au service de l’accroissement de pouvoir de quelques-uns.

Dans une de ces conférences, Jacque Fresco illustre cela par l’invention de l’avion qui a été utilisé dans un premier temps pour envoyer des bombes sur des populations à dominer plutôt qu’à servir l’intérêt de tous.

Pour protéger les individus – comme je l’ai déjà dit – l’économie des ressources du Venus Project propose de déclarer toutes les ressources naturelles en tant qu’héritage mondial de tout un chacun. Ainsi, aucune des frontières artificielles qui composent les états ne pourraient justifier le monopole de l’emploi de ces ressources.

Cela reviendrait à se considérer comme une famille globale et éviterait les comportements prédateurs que nous connaissons si bien. Peut-être qu’ensuite, nous pourrions enfin commencer à vivre une époque – véritablement – civilisée.

Il semble, en effet, facile d’admettre que toutes les connaissances nécessaires à l’évolution de l’homme existent déjà. Ce sur le plan moral (ex : la Bible) ou sur le plan technique. La difficulté reste aujourd’hui de les mettre en pratique.

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Article qui t’intéressera aussi: ÉCO-CONSTRUCTION ET HABITAT ALTERNATIF: Ou se former ?

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​​CONCEVOIR LE FUTUR,

le "Manifeste"

​Tu ​es curieux d’en savoir plus?  V​oilà l'ebook ​de 74 pages,  

tradu​it en français de « Concevoir le Futur » 

de Jacque Fresco et Roxanne Meadows​.

Ma Conclusion

Si je diffuse ces informations aujourd’hui, c’est parce que malgré toutes les objections que l’on peut faire aux idéaux du Venus Project, il a le mérite d’exister et de rassembler des milliers de personnes autour du globe.

Il a d’ailleurs été décoré, en juillet 2016, d’un Novus Summit award for City Design/Community, une distinction du département d’économie et d’affaires social des Nations Unies.

Les propositions du Venus Project sont d’ailleurs suivies d’un œil attentif dans certains pays comme la Suède ou le Danemark (pourquoi cela ne m’étonne-t’il pas d’eux ? :))

Bien sûr, j’ai aussi ce coté anti-tech qui me fait douter d’un monde cybernétique. Je viens d’ailleurs de regarder « 2001 l’odyssée de l’espace » (c’est dingue mais ce film a 50 ans cette année !.. 50 !!! ). Dans ce film, Kubrick nous fait part de la peur de tous les hommes face à la machine : se faire asservir par notre création.

J’aime Jaques Ellul qui critique la démesure technicienne, Bernard Charbonneau, qui voit le progrès saccager la nature, Ivan Illich, qui considère le développement comme une modernisation de la pauvreté.

Oui, je suis sensible à ces penseurs, mais paradoxalement Fresco intègre une certaine harmonie sociale et une humanité derrière son goût des systèmes. De plus, les cités mi-tropicales, mi-galactiques, mi-océaniques qu’il imagine sont d’une esthétique assez attirante bien que clairement « fantastique »!

Je respecte donc la vision de Fresco, son discours est rempli de bon-sens et d’intelligence. Il semble avoir anticipé beaucoup d’aspects de la nature humaine et de la psychologie de groupe. Du besoin de chacun sur les plans individuels, sociologiques et matériels.

Preuve en est, la voiture robotisée auto-conduite circule déjà, les commandes vocales sur le téléphone ou l’ordi sont déjà en place, les diagnostiques médicaux informatisés n’attendent que la confiance des utilisateurs. Bref, sans nous en rendre compte nous sommes en train de plonger dans cet « an 2000 » tant fantasmé naguère. Je n’ai pas d’avis tranché sur toutes ces avancées mais je dois dire que je serais assez partisan d’un gouvernement de gigabots, loin des ambitions, loin de la corruption et loin des alternances incohérentes qui ne servent qu’à détricoter le travail de l’ « opposition » pour faire semblant d’être concerné.

 

Merci pour ton message, tu vas nous manquer Jacko, alors je te laisse le mot de la fin :

“Technology is just so much junk, unless it’s used to elevate all people.”

(« La technologie est un déchet futile comme les autres si elle n’est pas utilisée pour sublimer les hommes. »)

 

Bien entendu le vrai mot de la fin il est pour toi ! Utopique, réalisable ou fou, le Venus Project ? A toi de faire parler ta sensibilité dans les commentaires 🙂

 

Au plaisir !


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4 thoughts on “THE VENUS PROJECT – Écologie, Science et Technique”

  1. Merci pour cet article très positif, qui personnellement m’a fait découvrir le mouvement Zeitgeist, mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui il est un peu mort ce mouvement non? 😌

  2. Hello, oui, le “zeitgeist” semble avoir eu quelques problèmes. D’ailleurs Fresco s’en est désolidarisé il y a quelques années déjà. Il existe un mouvement Zeitgeist francophone http://mouvement-zeitgeist.fr/ dont le site ressemble étrangement à celui du Venus Project.. Mais je suis assez peu calé pour t’en dire plus 🙂 Belle semaine à toi!

  3. Merci pour cet article qui comme dab! est très instructif L’homme moderne est encore trop jeune et gourmand mais peut être un jour…

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