TON BILAN CARBONE: Combien, comment et pourquoi!

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Un bon pote à moi m’a dit un jour : « J’te jure, si le dernier ours blanc y passe, je descends dans la rue avec un bazooka ! ». C’est certainement une réaction très caricaturale mais quand on y pense, que peut on vraiment faire contre le changement climatique ?

A l’échelle individuelle, pas grand-chose selon moi, mais bon, ça ne m’empêche pas d’essayer quand même.

BILAN CARBONE :

Pour mesurer cet effort que nous faisons quotidiennement on a inventé le bilan carbone et l’empreinte écologique.

Ce sont des séries de calculs basées sur tes habitudes qui permettent de dire quelle est ta part de responsabilité dans l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Donc, dans la fonte des glaciers. Donc, dans la disparition des ours polaires. Donc, si tu risques de te prendre un gros coup de bazooka un de ces jours 🙂

L’empreinte écologique ou emprunt écologique ?

L’empreinte écologique c’est assez délire ! Ton empreinte écologique c’est une estimation de la portion (ou le nombre, à ce stade) de planète qu’il vous faudrait si tout le monde vivait comme toi. Elle estime la surface de terrain nécessaire annuellement pour subvenir à tes besoins. Par exemple, un européen moyen aurait besoin de l’équivalent de 10 terrains de foot (env. 5 hectares). Pour un Nord-Américain c’est le double !

Actuellement, en France on est à 1,7 planète si tous les habitants de la terre vivaient comme nous.

En fait, l’empreinte écologique on pourrait aussi l’appeler « l’emprunt écologique » parce qu’en ce moment on vie clairement à crédit.

D’ailleurs, l’empreinte écologique globale de l’humanité a presque doublé au cours des 35 dernières années et chaque année, il y a une date à partir de laquelle on a utilisé plus de ressources que ce que la terre peut renouveler en 365 jours. En 2017, c’était le 2 août.

Le bilan carbone :

Le bilan carbone ce n’est pas tout à fait la même chose. Celui-là, il éclaire sur la quantité de carbone nécessaire à la production de chaque chose et à la réalisation de chaque service.

On peut, par exemple, penser qu’une salade a, par définition, un bilan carbone nul. Ce n’est pas faux, à condition que ce soit une salade de ton jardin, cueillie sans outils et arrosée par la pluie. Une salade, cultivée sous lumière artificielle, prédécoupée, ensachée, réfrigérée et venue du Japon en avion ce n’est déjà plus le même bilan.

Du coup, et très logiquement, on impacte au carbone dans toutes nos actions. Même envoyer un email pèse 4g de CO2 ! Bon, quand on sait qu’un Français émet en moyenne 8,7 tonnes d’équivalent C02 par an  on pourrait relativiser l’utilisation d’internet, mais il reste encore difficile de comprendre à quoi correspondent un kilo ou une tonne de C02.

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Article qui t’intéressera aussi: LES COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILES (COV) DANS L’AIR DU TEMPS

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COMBIEN PÈSE UN KILO DE CO2 ?

Chaque seconde, la respiration de 67 millions de Français rejette dans l’atmosphère 667Kg de CO2 soit 20 millions de tonnes par an !

Mais que chacun se rassure, chaque seconde dans l’océan austral, les excréments de quelques 12 000 cachalots absorbent 13 kilos de CO2 par seconde soit 400 000 tonnes de dioxyde de carbone par an. C’est toujours ça de pris !

 

Pas de panique, je ne te demanderai ni d’arrêter de respirer, ni d’aller féconder un maximum de baleines australes, je veux juste revenir sur ce que représentent, au juste, tous ces chiffres.

Une tonne de CO2 représente le volume d’un cube de 8,2 m de coté (environ un immeuble de 3 étages).

Tu en produis jusqu’à 9 comme cela par année. Oui, toi !

Résultat, la masse de CO2 de notre atmosphère grossit entraînant l’accroissement des concentrations de gaz à effet de serre.

GAZ A EFFET DE SERRE (GES)

Avec le gaz à effet de serre, on a du souci à se faire.

Il y a effectivement pas mal d’eau dans le gaz puisque 60 % de son volume est… je te le donne en mille.. non! pas du CO2 (je t’ai eu, hein ?:)) mais de la vapeur d’eau!

Le reste c’est :

  • Dioxyde de carbone 26 %
  • Ozone 8 %
  • Méthane et Oxyde nitreux: 6 % (Oui, les fameux rôts et pets des vaches françaises qui émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures. Pourquoi ? Parce que leurs émanations sont 20x plus nocives ! C’est pas moi qui le dit c’est « Science et Avenir »)

 

En France, selon le groupe Facteur 4, les émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports pour 26 %, suivis de l’industrie (22 %), de l’agriculture (19 %), des bâtiments et habitations (19 %), de la production et de la transformation de l’énergie (13 %), et du traitement des déchets (3 %)Bilan Crabone

Cependant, l’effet de serre est un phénomène tout à fait naturel et même salutaire pour notre espèce.

Ces GES (Gaz à Effet de Serre), composés pour 60 % de jolis nuages (comme on l’avait déjà compris), filtrent une partie du rayonnement solaire ultra-violet (et ultra-violent : cancer de la peau, etc..) et emprisonnent les rayons infra-rouges dans notre troposphère par réflexion : surface du sol -> dessous des nuages –> surface du sol –> dessous des nuages –> etc..

Ce ping-pong permet de maintenir la température sur terre à une moyenne d’environ 15°C au lieu de -18°C. En gros, les GES résistent à ce mot que j’aime tant et qui commence à se répendre : l’entropie.

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Je parle de l’entropie dans : IL Y A DU CHAUD, MAIS IL FAIT FROID!

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ET LA COUCHE D’OZONE, ALORS ?

C’est vrai ça, la couche d’ozone plus personne n’en parle !

S’il y avait plus de gaz à effet de serre, cette concentration consoliderait alors les trous dans la couche d’ozone ?

J’ai cherché la réponse pour toi et je conclus que oui, le trou dans la couche d’ozone s’est effectivement résorbé de 20% depuis 2005. Mais ce n’est pas directement dû à la concentration de GES.

En fait, la couche d’ozone dont tout le monde parle, c’est la couche d’ozone stratosphérique, celle d’en haut et les GES c’est aussi de l’ozone, mais de l’ozone d’en bas, de l’ozone plus « populaire »,quoi ! (On vient d’l’ozone, man!)

Pour faire simple, la couche de GES réchauffe l’ambiance à basse altitude (entre 0 et 20 km du sol), au-dessus, la couche d’ozone stratosphérique (entre 20 km et 40 km du sol) se refroidit car la chaleur est restée en basse altitude dans la troposphère.

Mais ce changement de température n’impacte que faiblement la couche d’ozone. Si elle va de mieux en mieux, c’est en grande partie à cause de la réduction de production gaz de « chlorofluorocarbures » ou CFC (fluide réfrigérant, polystyrène expansé, bombes aérosol ou extincteurs).

L’effet premier d’une diminution de la « couche d’ozone » est une augmentation de la quantité des rayons « ultra-violents » qui parviennent au sol. Cela provoque des dommages sanitaires directs (nos chers cancers) mais impacte également les écosystèmes, notamment en inhibant plus ou moins fortement la photosynthèse. Toutefois pour avoir de graves ennuis il serait nécessaire d’avoir une diminution de la « couche d’ozone » bien supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

On nous aurait menti !?!.

A coté de cela, un effet de serre brutalement renforcé, aurait comme effet premier de modifier les températures au niveau du sol et du cycle de l’eau, avec des risques spécifiques, potentiellement gravissimes.

ALORS ON FAIT QUOI AVEC NOTRE BILAN CARBONE ?

C’est vrai que quand je regarde autour de moi, tous les efforts que je fais sont systématiquement tournés en dérision par l’attitude des personnes qui m’entourent. Sans la moindre animosité, même, paradoxalement, avec beaucoup de naturel ! (Je n’imagine même pas si je vivais avec un américain !)

Je dois bien me rendre à l’évidence que le mode de vie écologique on le rêve plus qu’on ne l’applique, c’est du vernis, de la littérature.

Même moi qui suis dans la construction écologique, j’ai du mal à m’y retrouver. J’ai une voiture, deux ordis (dont un en mauvais état), deux téléphones portables (dont un en mauvais état, je le précise car ma mauvaise conscience est déjà en train de me nouer les entrailles), je veux avoir assez chaud à la maison car ma petite a moins d’un an, je fais certaines courses en supermarché, des fois par besoin ( = économies), des fois par paresse, j’évite d’acheter trop de merdouilles sur internet, bref, même en faisant attention je reste loin d’être exemplaire.

Pourquoi et comment cela ? Peut être qu’on nous en demande un peu trop ; plus qu’il n’est possible de supporter dans un monde de vitesse et de progrès. Peut être parce qu’au lieu d’être considérés comme des individus responsables, on devrait être considérés comme une société qui est bien incapable de se libérer de la facilité offerte par son environnement.

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Article qui t’intéressera aussi: L’ACTION DE L’HOMME, PLUS NATURELLE QUE L’ACTION DE LA NATURE?

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C’est donc à l’échelle individuelle que l’on est piégé par notre environnement social. Celui là même qui nous empêche de sauver notre environnement planétaire (il faudrait qu’il soit plus facile d’être économe que d’être pollueur, une douce utopie).

Parce que c’est bien que de cela qu’il s’agit : sauver la planète ! Rien de plus.Bilan Crabone

Comme je l’ai déjà écrit dans l’article sur mon rapport à la nature, je n’imagine pas que la planète ait besoin de nous pour s’en sortir. Pour elle, l’action de l’homme ne sera jamais qu’une « démangeaison passagère et laconique » (comme je le dis bien!:)). Mais bon, j’aime que les choses soient bien faite, j’aime la beauté du geste!

J’ai écrit cet article sur le ton de la rigolade car comme le disait ma Tante Geneviève en riant devant une catastrophe : « Que je rigole ou que je pleure, maintenant ça ne change plus rien. »

Je sais qu’il est trop tard pour être pessimiste. Mais il est impossible d’être réaliste, alors soyons optimiste et vivons ce que nous avons à vivre, la fleur au fusil ! 🙂

Et si tu es fier de tes actions pour l’environnement, dis-le moi dans les commentaires 😉

Au plaisir !


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2 thoughts on “TON BILAN CARBONE: Combien, comment et pourquoi!”

  1. Ca c’est un article qui me parle!
    Voici mes actions pour l’environnement dont je suis le plus fier:
    – pas de frigo (20% de la consommation electrique d’un foyer) depuis 2 ans!
    – de la viande une fois par mois, et encore!
    – pas de smartphone, juste un telephone qui ne fait que telephone! et la batterie dure jusqu’a 7 jours! (oui, toi lecteur qui recharge ton smartphone au nucleaire tous les soirs , je te regarde!)
    – pas de voiture!
    -pas de micro-onde!
    – et là, je travaille sur mon auto suffisance alimentaire avec notre potager!

    voila les actions dont je suis le plus fier.
    Mais la route est longue et sinueuse, et j’ai encore beaucoup d’effort à faire…

    1. Wow Rémi! c’est déjà incroyable! Tu tapes dans tous les secteurs générateurs de pollution: L’élec, les hydro-carbures, la production animalière, … Tu es un exemple pour moi, keep going! FELICITATIONS!!! 😀

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