Traiter le Salpêtre Naturellement | 6 Solutions Efficaces 

Trouver un traitement antisalpêtre naturel réclame un certain effort de recherche. Car, tu as certainement remarqué que les premières solutions proposées pour les murs humides sont souvent les hydrofuges ou autres fixateurs de sels hygroscopiques. Je te rassure, il existe des réponses plus saines, que je vais exposer ici. Les problèmes d’humidité sont responsables de nombreux désordres et maladies dans l’habitat. C’est une complication qui touche énormément de foyers. Les remontées capillaires, les effets de mèche ou la mauvaise gestion des écoulements d’eau de pluie ne sont plus les seuls responsables. Une logique d’étanchéification des sols intérieurs (dalles de ciment) et extérieurs (goudronnage des chaussées) amène beaucoup de bâtisses à avoir les pieds dans l’eau. Donc, si tu souhaites traiter le salpêtre naturellement, je te propose 6 moyens d’y parvenir. De plus, comme la pédagogie est mon leitmotiv, j’aborderai également en détail ce que sont ces dépôts de nitre pour en avoir une connaissance plus globale. Pour résoudre un problème, rien de tel que la compréhension de celui-ci, mais si tu n’as pas le temps, rendez-vous à la seconde partie de l’article.

SALPÊTRE

Qu’est-ce que le salpêtre ? 

Le mot salpêtre vient du latin salpetrae, qui signifie littéralement sel de pierre. Il se développe dans les endroits humides et peu aérés. Principalement à l’intérieur des maisons sur les zones de soubassement et en pied de mur. On le retrouve fréquemment dans les caves mal ventilées.

Le salpêtre est un phénomène lié aux remontées d’humidité du sol dans les murs (remontées capillaires). Ce dépôt de nitre ressemble à un amas de fibres blanches.

Qu’est-ce qu’une remontée capillaire ?

La remontée capillaire, ascension capillaire ou humidité ascensionnelle est un phénomène physique très simple. C’est en gros ce qui arrive à un morceau de sucre partiellement trempé dans son café. D’ailleurs, plutôt que de faire de longs discours je t’invite à regarder ceci, si tu n’es pas sûr de savoir de quoi je parle :

Dans le bâtiment, ce désordre concerne principalement les murs construits en matériaux « capillaires » à cause de leurs pores fins (pierres tendres, briques…). Il peut aussi n’affecter que les enduits de façade si la maçonnerie est non capillaire ou protégée. Dans le cas d’enduits au plâtre ou à la terre, le traitement de ces remontées est primordial.

Avoir des murs humides dans une maison ancienne demeure une préoccupation souvent pathologique. Surtout lorsque celle-ci a été mal rénovée et que la dalle en ciment renvoie toute l’humidité du sol vers les murs. Ces derniers, qui à l’origine, n’étaient pas conçus pour faire face à une telle sollicitation.

En outre, si tu ajoutes à cela un enduit-ciment ou des monocouches à la colle venant emprisonner cette imprégnation, tu risques des désordres structurels graves.

Dans les constructions modernes, une arase étanche en pied de mur est censée limiter ces remontées d’humidité.

enlever salpetre

Illustration d'une arase étanche

Comment se forme le salpêtre ?

Chimiquement, le salpêtre est composé essentiellement de nitrates de potassium.

Il se retrouve donc principalement dans les environnements ammoniaqués comme les étables, les écuries ou à proximité d’une fosse septique (l’ammoniac se forme à partir des urines).

Il se développe aussi dans les zones où l’eau est riche en nitrate (souvent à cause de pollution aux engrais agricoles).

Si certains l’appellent encore le sel de pierre, c’est parce qu’en remontant du sol, l’humidité se charge des résidus des matières minérales en décomposition qu’elle traverse. Une fois à la surface du mur, l’eau s’évapore, tandis que minéraux et sels minéraux redeviennent stables et se cristallisent.

Sur cette image, on peut observer le salpêtre qui prolifère sur les joints de chaux plutôt que sur la brique.

Comme le mortier des joints reste plus poreux que la brique cuite, il favorise la migration de l’eau dans le mur et le salpêtre naît ainsi de cette diffusion. Maintenant que nous savons tout sur ce phénomène, voyons comment combattre le salpêtre naturellement.

Comment traiter naturellement le salpêtre ?

Le but de cet article est de faire comprendre que ce n’est que par la respiration des murs que l’on peut venir à bout des problèmes d’humidité. L’échange de l’air doit être orienté vers l’extérieur et couplé à une bonne ventilation des espaces intérieurs.

Il est également important d’identifier l’origine des excès d’humidité. Elle peut venir des ruissellements d’eau de pluie en surface comme de la nappe phréatique en sous-sol. Il arrive aussi qu’une auréole inattendue à l’intérieur de la maison nous signale une fuite au niveau de la plomberie.

Ci-dessous, je présente une liste de solutions naturelles que tu es libre d’enrichir en laissant ta contribution dans les commentaires.

1- Faire sauter l’enduit extérieur

Si les maçons du bon vieux temps ont enduit ta maison au ciment, la première étape sera de faire tomber cet enduit trop imperméabilisant.

Je te l’accorde, cela demande un gros investissement d’argent ou d’énergie pour le faire soi-même. Pourtant, c’est une action primordiale, tout particulièrement si les deux côtés du mur sont enduits.

Cependant, si refaire la façade n’est pas envisageable, en cas d’humidité trop importante des murs, je conseille de commencer par faire tomber l’enduit de pied de mur sur un mètre de hauteur environ. Cela à l’avantage de permettre à la zone la plus exposée de sécher un peu et d’éviter l’imprégnation verticale. De plus, il ne sera pas nécessaire de monter un échafaudage pour effectuer cette opération.

Une fois décroûtée, cette zone peut être laissée à nu ou couverte d’un enduit à la chaux si elle est à l’abri de l’exposition aux pluies ou des ruissellements.

Cette vidéo de Jérémy Cohen explique comment réaliser l’opération :

Article complémentaire pour plonger dans le sujet : 

Remontées capillaires | Comprendre le problème

Dans des conditions optimales, je conseille de laisser cette zone découverte jusqu’à disparition des symptômes indésirables. Une année n’est pas de trop.

Ensuite, un enduit chaux-pouzzolane peut être appliqué en pied de mur. La pouzzolane étant très poreuse, l’air qui l’habite lui confère la faculté de sécher plus rapidement et ainsi de protéger efficacement des rejaillissements d’eau de pluie. De plus, moins le réseau capillaire du mortier est fin, moins l’humidité arrive à s’y stocker.

Pour maîtriser les formulations d’enduit, consulte mes fiches recettes.

2— Réaliser un drain

La réalisation d’un drain entourant la maison est une étape incontournable pour canaliser les ruissellements d’eau de pluie et protéger son soubassement. La technique consiste à disposer un système de drainage dans des tranchées tout autour des façades. La pluie est alors récupérée pour être évacuée en milieu naturel ou dans le réseau public. Ensuite, les drains sont généralement recouverts par de la terre végétale.

3— Réaliser un hérisson

Les anciens avaient compris comment protéger leur dalle des remontées capillaires en la séparant du sol par une lame d’air ventilée. Cette lame d’air était créée artificiellement grâce à une stratification de pierres empilées sur la tranche.

Ainsi superposées, ces pierres permettent une circulation d’air à condition de ne pas omettre de laisser deux bouches d’aération de chaque côté du complexe, dans l’axe des vents dominants.

Ce système, appelé « hérisson » présente le double avantage de protéger des remontées humides, mais aussi des remontées de nappes d’eau (jusqu’à une certaine limite, évidemment 😉).

4— Faire sauter l’enduit intérieur

S’ils sont constitués de ciment ou de matériaux adjuvantés imperméabilisants, les enduits intérieurs sont à renouveler. Idéalement à la chaux ou à la terre.

Attention cependant à appliquer une finition adaptée. En effet, ferrer ou stuquer son enduit de finition augmentera le Sd du mur, le rendant ainsi moins perspirant.

La cire et les huiles dures en finition restent également à proscrire.

5— Choisir un système de mur chauffant

Si tu es en phase de travaux, installer un système de mur chauffant ou de plinthes chauffantes sur un mur sensible aux remontées humides offre une solution très efficace.

Couplé à une ventilation adaptée, ce chauffage à basse température assainira drastiquement les murs et empêchera la propagation de moisissures indésirables.

6— Vérifier la ventilation

Faire réviser son système de ventilation permet de résoudre miraculeusement certains problèmes d’humidité. Souvent, il s’agit simplement de changer les piles de l’extracteur en question pour retrouver un environnement de qualité.

Ouvrir quotidiennement ses fenêtres représente aussi une autre astuce de fortune.

Pourquoi l’injection d’hydrofuge est-elle à éviter ?

Voilà, je pense t’avoir livré des solutions efficaces, respectueuses du bâti, écologiques et peu chères.

Malheureusement, peu de personnes nous apportent ces conseils pleins de bon sens.

À la place on propose généralement l’emploi de solutions chimiques moins laborieuses, mais franchement critiquables sur le long terme.

Une technique conventionnelle consiste à injecter un produit hydrofuge dans le mur par des perforations effectuées tous les tant de centimètres.

hydrofuge

Par cette photo on comprend bien que oui, l’ascension de l’humidité est bloquée au niveau du mur. Par contre, qui sait ou va se retrouver cette humidité et quel désordre elle va créer ailleurs. Avec le bitumage des routes et des trottoirs, il est aujourd’hui quasiment impossible de permettre aux eaux souterraines de s’évacuer (ni aux eaux de pluie d’ailleurs). Résultat, le problème persistera et réapparaîtra ailleurs ; tôt ou tard !

Et là, il ne nous restera même plus nos 300 €/ml d’hydrofugation pour pleurer.

remontée capilaire

Une autre idée de génie est d’hydrofuger la façade. Génial ! Avec cette solution, on ne fera que déplacer le salpêtre en hauteur et l’on fragilisera une plus grande partie du mur.

Tu l’as compris, ces produits corrigent certains effets, mais ne résolvent pas le problème de fond.

Quels sont les risques liés aux remontées capillaires et au nitrate de potassium ?

Le salpêtre est mauvais signe… ou pas

Contre toute attente, je dirais que le salpêtre n’est pas un mauvais signe en soi.

Bien sûr, il nous indique qu’il y a un surplus d’humidité dans notre mur ou sous notre dalle, mais il nous informe aussi que celle-ci arrive à s’évacuer donc que le mur respire.

Là où cela devient problématique, c’est dans la mesure où il apparaît à des endroits où l’on ne l’attendait pas. Au premier étage par exemple.

En effet, si l’auréole d’humidité n’est pas située en pied de mur, cela veut dire qu’elle est prisonnière du mur et qu’elle ne sait pas par où se libérer. Et tant qu’elle ne trouvera pas de sortie, elle ne s’arrêtera pas !

On retrouve typiquement ce cas de figure derrière les murs enduits au ciment qui mettent extrêmement longtemps à se laisser traverser par l’humidité. D’ailleurs quand cela arrive, il est généralement trop tard pour espérer qu’aucun autre dégât collatéral n’ait eu lieu.

Les dégâts en intérieur

La plupart des dégâts liés aux remontées capillaires visibles commencent à l’intérieur de l’habitation.

Très classiquement, on observe des décollements d’enduits, de peinture ou de papier peint. Si l’on ne fait rien, selon la composition de l’eau, suivent l’effritement des parements minéraux et l’apparition du fameux salpêtre.

salpêtre bois

Derrière une finition bois comme les lambris, la moiteur aura vite fait de pourrir le bois ce qui fera également apparaître les insectes xylophages et la tristement célèbre mérule (champignon du bois).

Les conséquences de ces pathologies ne sont cependant pas que d’ordre esthétique puisque comme je l’évoque plus bas, les risques sanitaires sont sérieux.

Les dommages en extérieur

À l’extérieur, l’ascension capillaire qui n’arrivera pas à s’évacuer par perspirance, commencera par affaiblir la structure du mur avant de marquer des auréoles humides et décoller progressivement des plaques d’enduits.

Si l’eau du sol est riche en nitrate, celui-ci se transformera en nitrite une fois au contact de l’air (salpêtre) et cet élément acide détériorera la chaux calcaire des joints de pierre ainsi que les pierres elles-mêmes si elles sont trop tendres. Inutile de préciser qu’une telle propagation en pied de mur peut être extrêmement dure à rattraper.

L’histoire de la salpêtrière et de la poudre explosive

L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a une histoire assez cocasse puisqu’il doit son nom au bâtiment initial dont il a détourné la fonction.

En 1656, Louis XIV fit construire cet hôpital en lieu et place d’un ancien arsenal où l’on fabriquait de la poudre à canon et des munitions. Ce bâtiment était appelé « la salpêtrière » car le salpêtre est une des composantes de la fameuse poudre noire.

La symbolique est forte de soigner les vivants en lieu et place de ce qui fut une industrie de la mort. Néanmoins, le nom de « salpêtrière » a demeuré pour marquer l’ironique origine des lieux.

Le salpêtre est donc explosif, oui. Mais, rassure-toi, pas sous n’importe quelle condition.

Internet regorge de recettes avec cet ingrédient pour fabriquer des pétards ou des petites bombes artisanales. Dans la majorité des cas, il suffit de rassembler du soufre, du charbon de bois, du salpêtre et une petite étincelle pour obtenir un mélange explosif.

Autant dire qu’il faudrait vraiment un concours de circonstances particulièrement malheureux pour que cela arrive dans ta cave.

Les menaces de l’humidité dans l’ensemble

Si l’humidité atteint les parties en bois de certains murs, comme des poteaux, des assises de colombage ou des lisses d’ossature, les remontées capillaires te feront vivre l’enfer. Imagine un plancher bois aux solives emprisonnées entre deux couches d’enduit-ciment bien dosé…

Le salpêtre est-il dangereux pour la santé ?

Disons que l’humidité dans une maison est un phénomène tout à fait naturel et même très sain pour maintenir un bon niveau de confort. Ce qui explique la vente d’humidificateur d’air. Par contre, si à l’intérieur de l’habitation, le taux d’humidité liée aux remontées capillaires n’est pas maîtrisé, on risque conjointement au salpêtre de voir poindre des moisissures !

Le danger se trouve dans la moisissure

Les moisissures ne sont pas minérales, mais organiques. Elles sont une agglomération de champignons microscopiques qui prennent la forme d’auréoles ou de tâches de couleur vertes, bleues, noires ou blanches et surtout qui répandent une odeur désagréable. Cette odeur annonce une grande nocivité associée à : 

  • des maladies respiratoires ; 

  • des affections cutanées ;

  • des risques allergiques ; 

  • de mauvaises conditions d’hygiène en général.

Le salpêtre, lui, n’est pas spécialement dangereux pour la santé.

Pour tout dire, il est même utilisé en salaison des aliments saumurés, comme les jambons. Il y apporte de la coloration et participe à la conservation des charcuteries.

Les propriétés chimiques du sel de pierre utiles en pharmacie et pour le jardinage

Le salpêtre aurait des propriétés diurétiques et le nitre faisait partie des ingrédients d’un remède antiscorbutique de la médecine navale. On lui prêtait même des vertus aphrodisiaques dans l’antiquité. Toutefois, je te déconseille de tenter de lécher des surfaces contaminées pour pimenter ta soirée romantique.

Dans un autre registre, les vieux sages du jardinage utilisaient également les sels hygroscopiques pour se débarrasser des racines et des souches d’arbres par combustion progressive.

Comment empêcher le salpêtre de revenir ?

Tu l’auras sûrement deviné à travers mes explications, une maison saine à long terme passe par l’utilisation de matériaux adaptés et une approche réfléchie. 

C’est pourquoi j’ai imaginé des actions efficaces à adapter à tes moyens techniques et financiers pour éradiquer cette menace envahissante. Donc, si l’assainissement de tes vieux murs te préoccupe au plus haut point, mon guide vidéo t’apportera les réponses dont tu auras besoin pour gagner cette bataille définitivement :

En définitive, pour lutter contre les efflorescences de salpêtre et les remontées humides en général il faut permettre à l’humidité de s’évacuer un maximum par l’extérieur. L’eau est un élément insaisissable et inarrêtable, celui qui prétendra le contraire est soit un charlatan, soit un court-termiste. L’idée c’est de le canaliser pour pouvoir en profiter sans qu’il nous importune. Quoi qu’il en soit, il est indispensable de traiter l’origine des remontées capillaires au lieu de panser des jambes de bois. D’une manière générale, le bâti ancien présente une remarquable longévité (d’où son nom). Les systèmes constructifs et matériaux locaux ont fait la preuve de leur capacité à perdurer. Bizarrement, il se développe aujourd’hui une myriade de problématiques inexistantes il y a quelques décennies encore. Personnellement, je suis convaincu que cela est dû aux matériaux récemment mis sur le marché et au déni des techniques traditionnelles. C’est pourquoi je m’efforce de faire passer ce message. Si tu n’es pas en accord avec cette réflexion, fais-le-moi savoir dans les commentaires et c’est avec respect que nous pourrons nous entretenir sur le sujet. Si tu es déjà convaincu, pense à partager cet article avec qui peut le trouver utile, les boutons de partage plus bas sont faits pour cela. Au plaisir !

découvre 40 recettes de peintures et enduits écologiques :

  • Excellent article, clair et bien documenté qui aborde d’une manière synthétique les problèmes structurel qui peuvent être à l’origine de l’humidité excessive. Ce qui est important ici, c’est de dire que les bonnes solutions consistent à favoriser les échanges entre l’air (de préférence extérieur) et les structures, à nous de ventiler ensuite. Indiquer aussi que si les murs gardent l’humidité, alors, on devra s’inquiéter à terme de l’état des fers à béton… Que dire alors de ceux qui préconisent un enduit de « cuvelage » pour pallier à l’humidité dans les caves ? Il faudrait creuser un peu la question : le bon enduit, le bon cuvelage est nécessairement perspirant, ou plus exactement « microporeux ». Est-ce exact ? Voir ici quelques informations que je donne sur la gestion des problemes d’humidité (non dus à des défauts structurels) : https://maison-econome-et-confortable.fr/problemes-dhumidite/

    nb : un pb de lien sur « base température »

    • Merci Philippe pour ton commentaire et la valeur ajoutée que tu apportes.
      Comme me l’a fait remarquer Marc Xavier sur FB, j’aurai aussi pu aborder le traitement par électrolyse. Je j’ajouterai à l’article qd j’aurais un peu de temps…
      Tu as Bien fait de laisser un lien vers ton blog car ton travail est super pertinent et j’invite tout le monde à aller y jeter un oeil.
      A+ 🙂

  • nathalie dit :

    Merci j’y vois plus clair mais je préfère poser une question pour éviter des erreurs:
    est ce que le mur extérieur avec un mélange terre chaux est suffisant ? de quelle épaisseur? Et quelle mélange en proportion?
    Merci

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      pour un mur extérieur un mélange terre-chaux est peut être un peu léger.
      Bcp de maisons anciennes en terre comme les maisons à colombage étaient protégées par une couche de badigeon à la chaux pure.
      D’autres, comme les maisons en pisé et en bauge pouvaient rester sans protection à la chaux.
      Aujourd’hui certains propriétaires de maison en paille décident de laisser l’enduit terre en finition sur les façades les moins exposées.
      Il n’y a donc pas d’obligation à utiliser la chaux comme enduit de protection pour des murs en terre ou en paille.
      Sur un mur en pierre, par contre, je ne saurais conseiller de mélanger terre et chaux.
      La chaux étant plus solide et plus collante sur la pierre, c’est vers elle que je me tournerais.
      En fait, je ne vois pas beaucoup l’intérêt de mélanger ces deux liants.

      Dans les deux cas l’épaisseur totale des trois couches serait d’1.5 à 2cm.
      (https://faisons-le-mur.com/les-4-phases-dun-enduit-reussi/)

      Et les proportions: 1x liant pour 3x sable

      Si j’ai bien comprit vous ne parlez pas de mur avec des remontées de salpêtre.

      Vous préparez un chantier de votre maison ?

      Au plaisir,

      Gautier

  • Bonjour
    J’ai rénové une vieille maison en terre crue en suivant tous ces bons conseils, avec des moyens financiers limités : j’ai enlevé l’enduit ciment extérieur en bas de mur, côté nord j’ai réalisé un drain, j’ai enlevé la plupart des enduits ciments intérieurs (qui pour beaucoup de décollaient), et je les ai remplacés par des enduits chaux ou bien chaux/chanvre. J’ai installé une VMC, avec bouches hygroréglables.
    J’habite la maison depuis cet été.
    Deux problèmes sont apparus, auxquels je n’avais pas pensé:
    1) la réapparition du salpêtre en bas de certains murs, à travers l’enduit chaux (ça poudre blanc)
    2) un taux d’humidité de 80% voire 90% cet été qui a fait apparaître des moisissures sur l’ensemble du jonc de mer (dans une pièce où les murs sont pourtant secs).
    D’où mes questions:
    Pour la réapparition du salpêtre, si ce n’est que ça (pas de moisissures), existe-t-il un risque pour ma santé ?
    En ce qui concerne le taux d’humidité de mon intérieur: je crois que les murs ont recommencé à respirer, mais quand ils sèchent, la vapeur s’échappent dehors mais aussi dedans.
    Comme cet été il a fait canicule, je n’ai pas pu aérer comme je le voulais, au risque d’une température excessive.
    Dois-je regretter d’avoir permis à mes murs de respirer par les deux côtés ? Le mieux aurait peut-être été de laisser l’enduit ciment à l’intérieur et enduire à la chaux uniquement à l’extérieur.
    J’avoue que votre avis sur ces deux problèmes m’intéresse (surtout le n°2 dont on ne parle jamais)
    Merci !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      merci pour ce détail clair de vos questions 🙂

      Par où commencer…. La question la plus importante est peut être la dernière.


      Dois-je regretter d’avoir permis à mes murs de respirer par les deux côtés ?

      Non, vous n’avez absolument pas mal fait de décroûter l’enduit ciment des deux cotés de vos murs.
      Si vous aviez laissé l’enduit ciment intérieur vous auriez certainement vu se développer des moisissures à terme car l’humidité intérieur ce serait agglutinée en gouttelettes sur les murs (+ la sensation de paroi froide), ce qui ne peut pas être le cas avec l’enduit à la chaux.

      1) la réapparition du salpêtre
      C’est un peu contre intuitif mais cela reste un bon signe quand le salpêtre réapparaît. Cela signifie qu’il s’évacue des murs.
      Durant toute la période ou le mur se ré-assaini et sèche, le salpêtre doit trouver un moyen de sortir. Ce qui n’est pas évident à travers l’enduit ciment.
      Si le salpêtre passe, c’est que le mur respire. Vous êtes en bonne voie 🙂

      2) un taux d’humidité de 80% voire 90% cet été qui a fait apparaître des moisissures sur l’ensemble du jonc de mer
      Un peu étrange en effet. L’été l’air est plus humide car il porte avec lui la condensation issue des éléments de l’environnement. Cet air lourd condensera au contact de zones froides. Le sol est fréquemment l’élément le plus froid de la pièce.
      Qu’y a-t-il comme revêtement sous votre jonc de mer ? Un carrelage froid et étanche ? Se peut-il qu’il y ait des remontées d’humidité venu du sol ? Est-ce une pièce aveugle (sans ouverture à la lumière)?
      Quoi qu’il en soit vos murs en terre et chaux auraient dû venir à bout de ce trop plein d’humidité de l’air.
      Ce que je recommanderais est de penser à aérer dès que possible ces pièces en soirée et durant la nuit pour évacuer chaleur et humidité concentrés durant la journée.


      Pour la réapparition du salpêtre, si ce n’est que ça (pas de moisissures), existe-t-il un risque pour ma santé ?

      Ce salpêtre sera a « balayer » régulièrement. Il n’est pas directement dangereux pour la santé mais peut affecter les personnes sensibles au niveau respiratoire. Bref, mieux vaut prévenir que guérir.

      je crois que les murs ont recommencé à respirer, mais quand ils sèchent, la vapeur s’échappent dehors mais aussi dedans
      Oui, ils évacuent certainement un peu de d’humidité à l’intérieur (à moins que l’air y soit déjà saturé, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle), c’est pour cela qu’une aération manuelle par ouverture des fenêtres en soirée ou tôt le matin est à considérer en plus de votre VMC. Quelques minutes suffisent pour ajuster l’hygrométrie intérieur-extérieur.

      D’après ce que vous me décrivez, vous avez fait tout ce qu’il fallait faire et à moins que vous n’habitiez dans une zone humide particulièrement à risque, vos problèmes devraient se résorber.
      C’est le premier été que votre maison passait avec nouveaux drains, nouveaux enduits et nouvelle ventilation, cela ne pourra qu’aller en s’améliorant.

      Comme le corps humain, une maison a besoin d’un peu de temps pour se détoxifier 🙂

      Félicitation pour vos travaux ! 🙂

      Gautier

    • naumovic dit :

      Pour ma part il faut rendre les murs perméants sur deux faces. Si le taux d’humidité est trop fort dans la maison, il faut savoir d’ou elle vient, gouttière ou pas, plancher, toiture….. Il y a plein de possibilités . Par ailleurs les murs en terre crue peuvent dégager l’humidité accumulée pendant longtemps une fois que la perméance est rétablie, 1 à 2 ans . Aussi s’il y a un dallage béton non perméant, l’humidité cherche à s’évacuer par les murs. Enfin pour la ventilation, il me semble que la VMI aurait été préférable, créant une légère surpression sur le bâti, ce qui permet d’évacuer l’humidité vers l’extérieur.

    • jean-paul.lienard6 dit :

      …c’est le point de rosée – vu sur ma maison partiellement enterrée (origine XVI ieme): sur le bas du mur restauré (nouvel enduit chaud, ainsi que sur le carrelage c’étais mouillé’ : l’air était sec et chaud (juillet 2019), le carrelage et le bas de mur encore froid : l’humidité résiduelle de l’air à condensé sur le mur et le sol froids. Deux jours plus tard mur et sol s’étant réchauffés il n’y avait plus de condensation…

  • Maritrez dit :

    Merci pour cet article, j’ai un problème de remontées capillaires depuis la cave, plusieurs entreprises m’ont proposé des infiltrations de résine couplées à un cuvelage de la cave mais, outre que ça coûte très très cher, cela ne me convainquait pas, ma logique de base repoussait ces propositions, je ne comprenais pas comment bloquer l’humidité dans les murs pouvait résoudre le problème. Mais je suis parfaitement ignorante alors je n’ai rien signé malgré la force de persuasion des commerciaux et j’ai fait des recherches, ton article me confirme mon intuition et m’encourage à aller dans une direction plus saine et durable. merci, merci !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Les remontées capillaires sont une vraie galère actuellement.
      Demande toi quelles sont les possibilités d’évacuation de l’humidité de ta maison:
      * Ya t’il des soupiraux dans ta cave?
      * Le pourtour de la maison est-il recouvert de bitume ?
      * Les enduits de tes murs sont-ils en ciment ?
      * La maison est-elle suffisamment ventilée ?

      Quelles sont les sources d’humidité?
      * L’évacuation des eaux pluviales est-elle optimale (gouttières, ect..)
      * Y a t-il un rejaillissement d’eau de pluie depuis le sol vers tes murs (flaque+voiture, ..)?
      * L’environnement géographique est-il défavorable (coteaux, cuvettes, puits, …)

      Peut-être un de ces points peut être optimisé 🙂

      Bon courage !

      Gautier

  • Bonjour,
    Je m’arrache les cheveux sur un problème de salpêtre…
    Il s’agit d’un mur de briques ancien de 20cm d’épaisseur, construit sans étanchéité au sol qui donne pour moitié sur une terrasse et pour moitié sur l’habitation voisine. Il y a donc des remontées capillaires, assorties de salpêtre dans le bas de ce mur (probablement présence de NH4, ancienne fosse septique ?). Actuellement le plafonnage (plâtre) sonne creux vers le bas (donc décollé) et laisse apparaître du salpêtre par endroits (des deux côtés intérieurs). L’extérieur ne semble pas présenter de problème, il y seulement de la peinture (respirante ?) directement sur les briques. Les travaux de drainage sont inenvisageables et j’aimerais éviter les injections à base de siloxanes qui vont probablement déplacer le problème. Je voudrais laisser le mur perspirer pour évacuer l’humidité de part et d’autre en continu mais sans que l’enduit laisse apparaître soit des auréoles humides soit du salpêtre. Autrement dit, quel revêtement pour empêcher l’eau liquide de passer mais pas l’eau vapeur et qui ne se laissera pas endommager par cette évaporation ? La chaux laisse-t-elle passer le salpêtre ou non ?
    Merci pour toutes les informations compilées dans ce site et merci d’avance de votre réponse.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Anny,

      Pour répondre à la question de fond: Oui, la chaux laisse passer le salpêtre (et les auréoles d’humidité) :/

      Dans votre cas, la peinture extérieure doit bloquer l’évacuation de l’humidité. Elle est donc prisonnière à l’intérieur de l’habitation.

      Le drain sera une excellente idée.

      Essayez aussi de repérer ce qui alimente l’eau de vos sous-sol (terrain en pente, effet de cuvette, gouttière, nappe phréatique,…) et ce qui empêcherait son évacuation dans l’atmosphère (goudronnage, dalles en béton, …). Certains CAUE sont capables d’apporter des infos/solutions concernant les topographies défavorables. Votre mairie à peut-être aussi des infos sur la présence d’anciennes fosses sceptiques ou d’étable.

      Laisser respirer les murs est la bonne chose à faire. Le plus simple étant de les laisser sans enduit int. et ext. durant un temps.

      Bon courage !

      Gautier

  • Frédéric dit :

    Bonjour Gautier

    Un grand merci pour ce site .

    Tu nous dis dans cet article qu’après avoir piqué le ciment de façade sur un mètre:

    « Ensuite, un enduit chaux-puzzolane peut être appliqué en pied de mur. La puzzolane étant très poreuse, l’air qui l’habite lui confère la faculté de sécher plus rapidement et ainsi de protéger efficacement des rejaillissements d’eau de pluie. De plus, moins le réseau capillaire du mortier est fin, moins l’humidité arrive à s’y stocker. »

    dans un autre article sur la chaux
    https://faisons-le-mur.com/8-differences-entre-chaux-aerienne-cl-chaux-hydraulique-nhl/

    « Cette chaux aérienne était alors associée à de la roche volcanique (pouzzolane) pour lui conférer une plus haute résistance et un emploi en des épaisseurs plus conséquentes.
    En effet, ces agrégats légers et aérés par les gaz volcaniques permettaient d’apporter de l’air, donc du CO2 (nécessaire à la carbonatation, tu te rappelles?) au cœur du mortier et permettre sa prise malgré les épaisseurs.
    Ce mélange était appelé béton romain et est également réputé pour sa très grande solidité. »

    Ce qui correspondrait bien à mon cas car les pierres calcaires sous l’enduit, maçonnées à la glaise, mais des parties peuvent être des fois au mortier de chaux, sont très friables (auraient elles pourri dans l’humidité sous l’enduit ciment?) et des trous d’une dizaine de cm ne sont pas rares. il y a donc nécessité d’un rebouchage avant un enduit, avec un mortier chaux pouzzolane (1 pour 3) et des petites pierres calcaire?

    et dans les commentaires de ce même article tu précises:

    « Vous pourriez éventuellement l’hydrauliser « (la chaux) » comme le faisaient les romains.
    Pour cela il faudrait incorporer une charge qui transforme la réaction de prise aérienne en réaction de prise “puzzolanique”.

    Typiquement avec de la brique pillée, de la puzzolane, de la cendre, … tous ces matériaux augmentent la résistance à terme du mortier. »

    Ma question est donc:
    Un mortier de chaux pouzzolane s’hydrolyse donc sera -t-il moins perspirant qu’un mortier chaux sable ? Alors que le but est de faire respirer le mur au maximum pour éviter les remontées de salpêtre.

    En te remerciant de ta réponse.

    Frédéric

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Frédéric,

      Effectivement,la réaction puzzolanique hydraulise la chaux ce qui rend le mortier moins perspirant et plus résistant.
      Je ne saurais pas expliquer pourquoi cette réaction puzzolanique est efficace contre le salpêtre, mais empiriquement
      ces enduits sont effectivement moins propices à la réapparition de celui-ci.
      Il ne faut bien entendu pas s’attendre à un miracle, partout où l’humidité passe, elle portera avec elle des sels.

      Mon conseil est donc de bien laisser le bas de mur nu s’aérer durant au moins 6 mois, idéalement une année.
      Cela en espérant que, combiné à un drain et à la dépose de l’enduit intérieur, le mur s’assainisse assez pour
      que l’enduit ne joue plus qu’un rôle de régulateur.

      Comme tu le dis justement, un des rôles de l’enduit est de permettre au mur de respirer. Par contre, un mur qui respire
      ne permet pas d’éviter les remontées de salpêtre
      . Il n’y a que l’absence de sels dans le sol qui permette cela.
      L’idée est donc de permettre à ce sol de se « purger » en partie durant l’année de séchage.
      dans cette logique l’apparition du salpêtre sur un enduit (même à la chaux) est une bonne chose puisqu’elle indique que le salpêtre s’évacue (et qu’un jour il n’y en aura plus).
      En pied de mur, l’utilité de l’enduit est aussi de protéger le mur des rejaillissements d’eau extérieur, c’est une autre justification de l’emploi d’un enduit puzzolanique sur cette zone.

      2) Oui il arrive que les mortiers à la chaux « pourrissent » sous une couche de ciment. Ils deviennent alors fragiles et friables.
      Je conseil effectivement de remaçonner les parties abîmées.

      J’espère avoir répondu à ta très bonne question 🙂

      Bon chantier !
      Gautier

  • VirginieM dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article qui me permet de mieux comprendre les problèmes de remontées capillaires dans notre maison qui n’a pas de vide sanitaire. Nous rencontrons des problèmes d’humidité dans la chambre de notre fille que nous avons traité en partie avec l’installation d’une VMC. Sur un des murs d’origine (qui n’a pas de face exterieur) il y a du salpêtre sans moisissures. Le plâtre/peinture ne tient pas. Je me demandais si le fait de recouvrir le mur avec du liège décoratif en rouleau ou plaques afin de limiter la poudre/poussière et avoir un mur plus propre permettrait au mur de respirer quand même ? Je me sens moins à l’aise avec les enduits à la chaux…
    En vous remerçiant.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Virginie,

      Malheureusement, le liège ne permettra pas aux murs de respirer, Il est quasiment étanche et imputrescible :/

      Une solution bricolée sans refaire tout le mur pourrait être d’y intégrer (en bas de mur) un câble chauffant. Ainsi, les remontées (à défaut d’être stoppées) seraient en partie évaporées . Mais, c’est la solution de fortune pour préserver la chambre de la petite :/

      Bien à vous !

  • Bonjour, et merci pour toutes ses informations. Je vous présente mes petits tracas.
    Je suis en train de refaire un enduit de soubassement sur une maison en pierre. Donc coupage propre à la disqueuse à un mètre de hauteur, piquage de l’enduit façade ( matière très blanche et molle, très récente ..), et je suis au stade renformis /gobetis dosé à 2 parts 0/4 1 part NHL 3,5. La suite seras corps d’enduit dosé 2,5 pour 1 (aux endroits qui me le permettent), et finition, dosé 3 pour 1.
    En ce qui concerne les éventuels auréoles qui apparaîtrons sur la finition, dues au remontées capillaires, ais je une solution pour les empêcher ? Est ce que le corps d’enduit à son rôle à jouer la dedans, pour mieux repartir l’humidité qui y passe? Bien que cela n’est pas prévu pour ce chantier, est ce que l’option pouzzolane et chaux aérienne évite ce phénomène ?
    J’ai prévu de talocher (petite astuce qu’un compagnon m’a enseigné, c’est une taloche plastique, sur laquelle j’ai laisser les aspérités remplis de mortier, le lendemain un coup de brosse métallique, cela pour imiter les taloches bois, qui font remonter moins la laitance.)
    On est bien d’accord que au niveau perspiration des murs, il vaut mieux ne pas resserrer trop le grain, ni faire remonter trop la laitance?
    Y a til une finition qui camoufle mieux que d’autres ces auréoles? Finition gratté?
    J’ai fait la même chose sur une maison il ya quelques années, et à chaque fois que je passe devant je vois ces auréoles disgracieuses…D’autant plus que ces deux chantiers sont sur des grands axes, donc très visibles.
    En vous remerciant d’avance pour votre aide!!

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Question à 1000€ 🙂

      Non, les auréoles d’humidité sont difficiles à stopper. Se sont elles qui aident le mur à respirer mais elles remontent des sels qui restent apparents avec le temps.

      Cool l’astuce de la taloche 🙂

      * est ce que l’option pouzzolane et chaux aérienne évite ce phénomène ?
      >>> Elle le limite un peu car l’enduit devient moins perspirant.

      * au niveau perspiration des murs, il vaut mieux ne pas resserrer trop le grain, ni faire remonter trop la laitance?
      >>> Oui

      * Y a til une finition qui camoufle mieux que d’autres ces auréoles? Finition gratté?
      >>> Plus il y a d’aspérités, moins le plan est uniforme. Donc, oui, ça camouflera légèrement.

      Peut-être que mon collègue du blog https://blog-patrimoine-facades.com/ serait apte à vous donner plus d’informations concernant ce sujet en particulier.

      Bon chantier 🙂

      Gautier

  • Bonjour,

    Tout d’abord félicitations pour cet article, je comprends mieux certaines choses maintenant.

    Je vais vous soumettre mon cas, particulier comme ils le sont tous, je rénove actuellement un maison en pierres début 1900, rénovée une première fois en 1971 par mon père : pose hérisson de 40cm + hydrofuge, joints ciments, pierres apparentes.
    Il n’y a pas de remontées capillaires juste phénomène de condensation car simple vitrage, rampants isolés avec 10cm de laine de verre et absence de Vmc.
    Pour la rénovation 2019 nous avons commencé par changer les vitrages (alu double vitrage) avec entrées air hygroreglable + Vmc hygro B.
    Nous posons actuellement 26cm de laine de bois a l’étage sous les rampants+ lambris peuplier.

    Je suis assez serein pour cette partie, par contre au rez de chaussée intérieur je voudrais poser un enduit chaux chanvre sur les mur en pierre sans enlever les joints ciments et remplacer le sol en pierre (aussi jointes au ciments) par un sol plus lisse et moins froid et là je suis plus serein du tout du tout, auriez-vous quelques recommandations sur ces 2 parties enduit puis sol)

    Merci d’avance

    Stéphane

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Stéphane,

      déjà, super boulot pour l’instant ! La laine de bois est un très bon produit pour l’isolation d’hiver comme d’été !

      Pour les enduits chaux-chanvre, ce sont d’excellent correcteurs thermiques qui permettront d’augmenter la perception de chaleur de l’air. Il en existe plusieurs formes (enduit gras, enduit projeté, banché, en briques de chanvre). Il faudra que j’écrive un article sur le sujet mais un site sur lequel tu peux t’appuyer est Alliance4.fr. Ils ont des fiches techniques vraiment bien fichues : https://www.alliance4.fr/uploads/fiches/documents/enduit_isolant_en_chaux_et_chanvre.pdf

      Pour le sol, une myriade de possibilités là encore. Une des questions serait de savoir si tu souhaites isoler un peu ou non.
      Il y a du couteux : tomettes, fermacell sol, … Et du moins couteux… Quelle est la surface à reprendre, quelle hauteur etes-vous prêt à sacrifier ?..
      A+ Gautier

  • Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article et des nombreuses questions qui s’en suivent, je pense avoir trouvé résolutions mais je préfère demander confirmation.
    Je viens d’acheter une maison année 50 avec un mur en pierre intérieur de 30cm d’épaisseur et il a été entièrement ceinturé d’un mur en parpaing creux de 20cm d’épaisseur. J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison pour limiter les soucis d’infiltration .
    Ensuite , ne pouvant pas retirer les parpaings sans toucher à la structure je pensais intégralement découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
    Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur….
    Malgré tout que penser vous de se projet? Je garde Malmaison ? Ou bien je rase pour reconstruire ?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Gwendal,

      Désolé pour la réponse tardive mais j’étais en déplacement tout le mois d’aout.

      J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison
      Parfait !

      découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
      Parfait !

      Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur….
      Ce n’est pas l’idéal mais c’est déjà un bon début. Beaucoup de maison n’ont m^me pas cette chance.
      Qu’y a t il à l’extérieur ? Un enduit ciment ? Si c’est le cas et que vous avez la possibilité, vous pouvez ôter l’enduit de soubassement sur une hauteur de 1m environ. Laisser sécher durant une année et faire un enduit chaux hydraulique à la place.

      Je garde Ma maison ? Ou bien je rase pour reconstruire ?
      Joker ! je ne prendrais pas le risque de répondre à ça sans avoir visiter la maison 😀

      Bonne continuation,

      Gautier

  • Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article et des nombreuses questions qui s’en suivent, je pense avoir trouvé des solutions mais je préfère demander confirmation.
    Je viens d’acheter une maison année 50 avec un mur en pierre intérieur de 30cm d’épaisseur et il a été entièrement ceinturé d’un mur en parpaing creux de 20cm d’épaisseur. J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison pour limiter les soucis d’infiltration .
    Ensuite , ne pouvant pas retirer les parpaings sans toucher à la structure je pensais intégralement découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
    Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur donc certainement du salpetre… Mais final est ce très grave? Il n’y a pas de risque pour la santé ? Surtout si c’est régulièrement aéré?
    Merci pour vos conseilles et vos réponses

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Il serait important que votre mur puisse être aéré de l’extérieur également, mais comme ce n’est pas possible, votre solution me semble tenir debout.
      En fait, il est difficile de donner un avis tranché car je ne connais pas le micro-climat de votre lieu d’habitation ni sa situation topographique.
      Les réseaux d’écoulement d’eau de pluie sont aussi un facteur ainsi que la présence éventuelle d’une nappe phréatique.
      Si vous avez beaucoup de remontées capillaires, alors même le chaux chanvre peut risquer de subir des aléas.
      Comme vous l’avez déjà compris une ventilation intérieur efficace sera un gage de sécurité.
      Bon chantier 🙂
      Gautier

      • Malheureusement je suis à Brest donc en pleine zone humide, d’où le drainage obligatoire 🙂
        Merci pour votre réponse

  • thavel emmanuelle dit :

    Bonjour infos très intéressantes.
    J’ai exactement ce type de problème. remontées de capillarités . je suis sur sol argileux. Murs de la salle de bain qui a été plaqué avec placo classique et bien sûr qui moisi. on a coupé le placo sur 50 cm au sol pour enlevé tout ce qui a été abimé. les rail de placo sont bien mouillés…. Nous avions une ventilation manuelle (=par ouverture des fenêtres).
    1-Doit -on refaire tous nos murs intérieurs avec un enduit spécial?
    2-le mur extérieur est en pierre doit-on le mettre en chaux ce qui était prévu mais pas encore fait..?
    3 doit on mettre en place une ventilation mécanique en hauteur ou au sol? désolés je suis vraiment novice et inculte sur ce domaine..

    merci bcp

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Emmanuelle,

      1-Doit -on refaire tous nos murs intérieurs avec un enduit spécial?
      Je parle plus haut dans les commentaire de l’enduit à la pouzzolane qui gère un peu mieux l’humidité. En bas de mur c’est un option à envisager.
      2-le mur extérieur est en pierre doit-on le mettre en chaux ce qui était prévu mais pas encore fait..?
      Si le mur est en bon état, laisse le tel quel. L’humidité ne s’en évacuera que mieux.
      Par contre si il y a des risques de rejaillissement d’eau (gouttière à proximité, passage de voitures, … ) alors il est conseillé de le protéger sur une hauteur d’au moins 80 cm.
      > Chaux pouzzolane

      3 doit on mettre en place une ventilation mécanique en hauteur ou au sol? désolés je suis vraiment novice et inculte sur ce domaine..
      La ventilation viendra souvent se mettre en hauteur pour capter l’air chaud et vicié. Une autre solution intéressante peut-être un chauffage mural (résilles ou gaines chauffantes en bas de mur). Cela participerait (selon moi) au séchage en continue des remontées humides. A voir avec un spécialiste.

      + a terme, attention aux risques de rouille des rails de placo.

      Bon chantier,
      Gautier

  • Jocelyne Lascar dit :

    Article interessant. Chez nous nous avons un peu de salpetre sur un mur en pierre de la salle de bains . Il me semble qu’il est apparu depuis que la VMC est en panne. On nous propose un système par injection très coûteux. Je me demandais si ce salpetre pouvait disparaître en réparant la VMC. Qu’en pensez-vous?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Tout à fait, la ventilation évacue (entre autre) l’humidité résiduelle dans l’air et par conséquence elle aide les murs à sécher.

      Cela ne garantira pas la disparition du salpêtre mais cela y contribuera.

      Belle journée 🙂
      Gautier

  • bonjour,
    nous voudrions faire un trottoir cailloux lavés autour de notre maison en pierres, comment éviter les remontées humides ?
    (bien entendu nous avons placé un drain tout autour de la maison)
    merci d’avance pour votre réponse,
    André

  • bonjour
    votre article est très intéressant donc déjà bravo a vous pour votre travail et votre partage de connaissance
    je vous explique mon problème
    nous sommes en train de refaire notre salon qui est constitué de mur en pierre d’une cinquantaine de cms et qui a été recouvert en intérieur et extérieur d’un enduit ciment malheureusement en enlevant la toile de verre dessus qui avait été mise il y’a une vingtaine d’années nous avons découvert de la moisissure donc on aimerait solutionner ce problème
    devons nous a tout prix enlever le ciment ? y’a t’il une solution a moindre coût et effort ? J’ai cru voir dans une de vos réponses que l’on peut installer un cordon chauffant dans le bas du mur et étant donné qu’il y a un sous bassement que l’on compte remplacer serait ce une solution pour l’installer ? y’a t’il un risque que ca chauffe trop et déforme le sous bassement pvc que l’on va mettre ?
    sinon en me renseignant sur d’autres sites certains parle de faire des infiltrations de sikamur, est ce vraiment efficace ? si oui peut on le faire de l’intérieur ? oui parce que le sol du salon est en dessous du niveau de la route :/
    merci d’avance pour votre réponse
    cordialement

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      devons nous a tout prix enlever le ciment ?
      Si il y a eu de la moisissure c’est que l’humidité s’exfiltre mal. Si votre mur intérieur est sous le niveau du sol extérieur je conseillerai surtout d’enlever l’enduit ciment sur un bon mètre de hauteur coté rue.
      Y’a t’il une solution a moindre coût et effort ?
      Non, pas que je sache :/ Mais c’est au cas par cas.

      Qu’entendez-vous par sousbassement en pvc ? Est-ce à l’intérieur ? Est-ce un habillage ?

      des infiltrations de sikamur, est ce vraiment efficace ?
      C’est sensé bloquer les remontées d’humidité et ça fait le job, en tout cas à court terme. Mais là aussi, cela ne peut pas se faire en dessous du niveau du sol extérieur, sinon cela ne sert à rien.
      Par contre, efficacité écologique = 0.

      A vous de voir 🙂
      Gautier

  • Bonjour,

    J’ai moi aussi eu un problème d’humidité dans mon vide sanitaire, beaucoup de condensation (gouttelettes au plafond du VS). J’ai réglé le problème en débouchant les 4 aérations qui étaient quasiment sous terre et en mettant pendant quelques jours un déshumidificateur.
    Cependant, j’ai aussi du salpêtre dans mon vide sanitaire avec un taux d’humidité toujours à 90 %.
    Pour solutionner, je pensais ajouter 2 aérations supplémentaires diamètre 100 face à face pour créer un courant d’air car les 4 bouches existantes ne semblent pas communiquer entre elles, le vide sanitaire étant compartimenté.

    J’aurais 2 questions :
    1/Cette solution vous parait-elle être bonne pour baisser le taux d’humidité ? J’ai également vu qu’on pouvait mettre un déshumidificateur permanent.
    2/Est-ce que la présence du salpêtre peut nuire aux fondations même après avoir réglé ce problème d’humidité ?

    Par avance, merci pour vos réponses.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      1/Cette solution vous parait-elle être bonne pour baisser le taux d’humidité ?
      Oui, imparable !

      déshumidificateur permanent.
      Je n’ai pas d’expérience à ce sujet

      2/Est-ce que la présence du salpêtre peut nuire aux fondations même après avoir réglé ce problème d’humidité ?
      Aux fondations je ne pense pas, il peux altérer un peu la qualité du mortier de chaux de joints de pierre du soubassement. L’idée est d’arriver à extraire un maximum de ces sels. Une bonne idée est celle de l’enduit « sacrificiel » en terre que l’on va retirer au bout d’un ou deux ans. Mais je ne l’ai pas encore pratiqué.

      Bon chantier !

      Gautier

      • Bonjour Gautier,

        Merci pour votre réponse, cela me rassure un peu.
        En effet les avis divergent de sites en sites, mais chaque cas est particulier et il vaut mieux présenter son problème pour avoir la meilleur réponse.

        Du coup j’ai une autre question à vous poser:

        J’ai remarqué quelques infiltrations d’eau, toujours dans mon vide sanitaire, le long d’un mur. Elles apparaissent en premier entre la 1ère et la 2eme rangée de parpaings (il y a 4 rangées en tout) et ensuite au pied du mur. Je précise qu’il ya un peu d’eau qui stagne au pied du mur sous forme de petites flaques.

        De mon point de vue je pense que le mur n’est pas assez étanche du côté ou il y a la terre, peut-être un manque de goudrou ou autre isolant.

        En regardant sur plusieurs forums certains trouvent normal d’avoir de l’eau par temps de pluie en expliquant qu’un vide sanitaire n’est pas forcément étanche, et qu’une remontée capillaire n’est pas grave tant qu’une arase isolante est présentes entre la dernière rangée de parpaings et la dalle.

        Et bien au contraire, d’autres personnes ne trouvent pas ca normal en expliquant l’arrivée de salpetre sur la durée et que ce dernier pourrait bien provoquer des fissures. Et j’ai effectivement du salpetre sur ce mur et sur un autre pied de mur un coin de parpaings fissuré avec du salpêtre.

        Du coup je suis un peu perdu…

        Avoir un peu d’eau dans son vide sanitaire par temps de pluie est il normal? La fissure peut elle etre causée par le salpetre ? Ou bien est ce par le poids du bâtiment ?

        Est ce qu’une remontée capillaire dans le vide sanitaire est dangereux pour le bati même s’il y a une arase pour l’étanchéité de la dalle ?

        Dois je faire un drain ? Ou isoler mon mur côté terre ?

        Merci d’avance !

  • Bonjour,

    Je viens de lire votre article (très intéressant !) et je permets de vous demander votre avis sur ma situation (enfin celle de ma maison ^^).

    Il s’agit d’une vielle longère centenaire en pierre, sur un mur intérieur j’ai remarqué la présence de salpêtre (juste en bas du mur) et la pierre s’effrite.
    La maison était inoccupée avant qu’on y emménage et nous allons y installer un poêle à bois avant l’hiver (qui sera justement à coté de ce fameux mur intérieur).

    Nous avons également prévu de virer l’enduit que les anciens proprios ont mis à l’extérieur de la maison (mais pas avant quelques années car plus de finances après l’achat de la maison)

    Pensez vous qu’il faut que je m’inquiète ?
    Que pouvons nous faire en plus d’aérer les pièces, faire tourner le poele et virer régulièrement le salpetre à la brosse ?

    Merci d’avance énormément pour votre aide 🙂

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Difficile de dire s’il est judicieux de s’inquiéter sans voir la maison 🙂

      Par contre, vous avez mis toutes les chances de votre coté pour que cela se passe bien il me semble.

      Refaire l’enduit extérieur est un investissement, c’est vrai. Un solution provisoire s’il est en ciment (et en cas de besoin) est de le faire tomber en bas de mur simplement (sur 1m). Cela permets d’évacuer plus de remontés capillaires.

      Vérifier que les eaux de pluies (gouttières et ruissellements) ne stagnent pas trop près de la maison est aussi un bon reflexe à avoir.

      Bravo pour votre investissement 🙂

      Gautier

      • Merci beaucoup pour votre réponse 😉

  • Bonjour,
    Je suis en train de rénover un appartement qui se situe au rez de chaussez (un peu en dessous de la route) d’une maison qui a plus de deux cents ans, la plupart des murs sont en pierre d’autre en pisé (car deux maisons en une) et ont été recouvert dans les années 60/70 de ciment a l’intérieur et a l’extérieur avec un doublage en brique et plâtre. Lorsque j’ai enlever le vieux et imposant radiateur en fonte qui se trouver sous une fenêtre tout l’enduit plâtre ainsi qu’une partie des briques est tombé. Le plâtre était mou comme de la pâte a modeler. L’eau des gouttières tombe dans des caniveaux. Je n’avait jamais fait attention mais le ciment c’est décollé en bas des murs extérieurs et il y a de la mousse! je suppose donc que L’humidité rentre par là! Comment rendre le bas de mes murs extérieurs étanchent?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Pour rendre les murs extérieurs étanches, le plus efficace sera de remettre une couche de ciment. Malheureusement, ce sera au dépend du mur lui-même.
      La réflexion devrait s’orienter sur : comment préserver le mur des risques de prendre l’humidité (sans l’étouffer au passage).
      Des réponses à ces questions dans les précédents commentaires et dans l’article lui-même.
      Par contre, si j’étais vous, je décrouterais rapidement tout ce plâtre gorgé d’eau pour aérer enfin ce pauvre mur.
      Bon courage 😉
      Gautier

  • Bonjour,
    Je rénove actuellement une longère en pierre qui possède beaucoup de problème d’humidité.
    Les murs, même à l’air libre (sans isolant intérieur) débordait d’humidité.
    Pour remédier au problème j’ai d’abord enlevé tout l’enduit ciment qui se trouvait sur le mur de l’ancienne étable puis j’ai drainé toute la surface de plancher intérieur avec du géotextile + drain agricole 100mm en serpentin + cailloux 20/40 + ventilation afin d’assécher un maximum.
    Même chose autour de la maison en pied de mur, géotextile + 3 drains agricole 80mm sur 1 mètre de large.
    On m’a également conseillé de refaire les joints du mur à la chaux. J’ai donc refait tous les joints intérieur avec un mélange chaux/sable. J’ai utilisé de la Chaux hydraulique naturelle ST ASTIER Pure Tradi 100 NHL 5.
    La brique étant hydrométrique, je compte par la suite poser un doublage en brique plâtrière à l’intérieur de la maison afin de laisser une lame d’air entre le mur et mon isolation.
    Est ce que toutes mes interventions et matériaux utilisés ont été ou seront un bon choix pour la suite de mes travaux?
    Merci par avance pour votre réponse.
    Cordialement

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Steven,

      Félicitations ! Vous avez déjà fait de l’excellent boulot !

      L’idée de laisser passer une lame d’air entre le mur et l’isolation est bonne mais la complication qu’elle apporte est qu’il faudrait que cette zone soit bien ventilée pour éviter les risques de condensation à la surface du mur et le développement de champignons. Si vous ne savez pas comment ventiler cette zone (ce qui est un vrai casse tête), je vous conseille de bourrer le vide avec un isolant qui gère les transferts d’humidité (Ouate de cellulose en vrac, chute de laine de bois ou chanvre, chanvre-chaux en vrac…) (pas de laine de verre, pas de laine de roche, pas de mousse PU…). Je comprends que votre but était précisément d’éviter ce transfert humide vers l’intérieur mais bloquer l’humidité au noir dans une lame d’air également humide est un peu embêtant :/
      Quelle sera la nature de votre isolant ? et de votre revêtement de mur intérieur ?

      + Pour vos joints de murs, je préconise plutôt de la nhl3.5 ou de la nhl2. la nhl5 est très hydraulique et sert dans des cas de figures plus « extrêmes », voir mon article sur le sujet en tapant « nhl5 » dans la barre de recherche du blog.

      Bon chantiers 😉
      Gautier

  • Bonjour et merci pour cet article très instructif.
    J’ai découvert du salpêtre sur le bas d’un mur sauf que je suis au 4e étage. Si je comprends bien, ça veut dire que l’ensemble de l’immeuble (du moins à la verticale sous mon appartement) est touché ?
    La partie infectée n’est pas très grande. Dois-je enlever l’enduit et grater beaucoup plus loin que ce qui est apparent ?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Nicolas

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Nicolas,

      Au 4eme étage !!!! :O
      Etes-vous sur que ce ne soit pas autre chose ? A quoi avez-vous reconnu que c’était du salpêtre ? Est-ce un immeuble en ciment ? Si oui, je vois mal le salpêtre remonter si haut.

      Oui, grattez un peut l’enduit. Mais pas la peine de gratter là ou il n’y a encore aucune efflorescence.

      Bon travaux 🙂
      Gautier

    • Eco.didaqt dit :

      Top ce commentaire (merci) ! 🙂

  • Bonjour Gautier,

    Je viens de découvrir ton blog, très intéressant, cherchant la cause de pustules et de salpêtre qui sont apparues depuis 6 mois sur un mur de mon séjour. Lire l’article en tête de ce post a été très enrichissant et je me permets de te demander ton avis.

    Ayant fait des recherches sur l’histoire de ma maison, j’ai à peu près les dates des différents remaniements de sa structure.

    C’est un ancien logis bourgeois. Les fondations sont datées du XVe s., remanié fin XVIIIe et à nouveau milieu XIXe. Les murs périphériques et les murs porteurs ont une épaisseur de 1m10 à la base, 0.80m au 1er étage, 0.60m au 2ème et 0.40 au 3ème. ils sont constitués de moellons schisteux et terre, jointoyés à la chaux sur les parties externes du mur, enduit à la chaux pour l’extérieur. Mais pour l’intérieur on trouve de tout : enduit chaux+badigeon, enduit plâtre+peinture, crépi ciment, ciment taloché lissé, enduit ciment+placo collé. les enduits plâtre et ciment ont été fait entre 1953 et 1982.

    Les pustules et le salpêtre sont donc apparues sur un mur porteur, côté séjour, avec enduit plâtre et peinture (1982), entre 1m et 1m50 de haut. De l’autre côté de ce mur, c’est un porche vouté (comme un tunnel) pour passer d’une cour à une autre, sur lequel il se trouve une chambre et des combles. Sous ce porche les pierres sont apparentes, l’enduit à la chaux ayant disparu avec le temps.

    Ce qui m’interpelle, c’est pourquoi ce salpêtre apparaît maintenant ?

    J’ai éventuellement répertorié 3 possibilités :
    1) Il y a 5 ans, une conduite en plomb d’eau « potable » du réseau de la ville, condamnée mais toujours connectée au réseau (elle passe sous la cour supérieure et sous les maisons voisines), a fuit pendant on ne sait combien de jour, et la fuite se trouvait le long de ce mur, à 2 m du séjour. Je précise que le sol sous le porche est en terre battue recouvert de grandes dalles de schiste.
    L’eau mettrait-elle 5 ans pour remonter dans un mur, alors qu’elle peut s’évacuer dans le sol ?
    2) la maison est construite sur un rocher (Mont…) surplombant la Loire à 40m de haut environ, sachant qu’on trouve un puits tous les 10m dans le quartier.
    Serait-ce une fissure d’une nappe souterraine qui amènerait de l’eau dans ce mur ?
    3) le salpêtre apparaît au dessus du dossier de la banquette, il n’y a rien derrière en dessous de 1m.
    On se plaît à penser, avec ma femme, que la chaleur de notre cerveau fait cloquer la peinture, mais une différence de température localisée pourrait-elle éventuellement être la cause ?

    Pour ce qui est des autres enduits, je les remplace, année après année, pièce par pièce, par de l’enduit à la chaux et badigeon.
    Actuellement, je termine de retaper une ancienne salle de bain qui était sous terre, taillée dans le rocher, qui avait un enduit ciment de 5cm. Cela sentait l’irrespirable, la moisissure, beurk, beurk, beurk! Reformis, gobetis, enduit de fond (2cm maxi) et enduit de finition (0.5 à 1cm) à la chaux hydraulique NHL3,5, taloché lissé.

    Merci de m’aider à rectifier les erreurs de l’histoire maçonniques de cette demeure.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Jacques,
      merci d’avoir pris le temps de me faire rêver à imaginer votre belle demeure. 🙂
      Vous vous doutez que je ne pourrais pas vraiment vous apporter de réponse à travers un diagnostique virtuel. Tous les élémnents que vous présentez peuvent être l

      • Eco.didaqt dit :

        [pardon]… peuvent être la cause des remontées capillaires.
        La fuite de la canalisation n’a certainement pas fait de bien à votre soubassement, mais effectivement, 5 ans c’est un peu long.
        Le fait qu’il y ait eu des puits tous les 10m indique une chose certaine : l’eau n’est pas loin du sol. Pour la fissure.. je ne peut rien affirmer.
        Je suis convaincu que les calories produites par vos activités cérébrales peuvent être la source de désordres exceptionnels. Maintenant, pour en être certain, un petit sondage (trou dans le mur) pourrait nous en dire un peu plus. Il se peut qu’un enduit ciment est été monté à 1m du sol durant une rénovation précédente.
        Désolé de ne pas pouvoir être d’une plus grande aide et félicitations pour le soin (et l’amour) que vous semblez apporter à votre bâtisse.
        Bons chantiers 🙂
        Gautier

        • morillon dit :

          Merci Gautier d’avoir pris le temps d’étudier mon cas.
          Mais de toutes façons, « Madame a dit » : « Dés que tu as fini la SdB, tu m’attaques ce mur ! » Donc quand « Madame a dit », faut s’exécuter.
          Ce mur en moellons fait 5m de long sur 8m de haut, coupé en diagonale par un escalier en bois (montant vers la gauche au 1er étage) et la maçonnerie du mur se termine en diagonale opposée par un escalier en pierre (montant vers la droite) jusqu’au 2ème étage d’une tour, paré d’une cloison en brique.
          Je pense que je vais juste piquer le mur du RdC jusqu’au plafond (h 3,30m), et pour le reste, le piquage aux niveaux des 1er et 2ème étage et l’enduit chaux, n’ayant pas le matériel adéquat et /ou suffisamment sécuritaire pour travailler dans une cage d’escalier (échafaudage adapté, hauteur…), je ferai appel à un pro. Je me garderai la finition déco avec un badigeon à la chaux, vu qu’il me reste pas mal de produits, ayant réhabilité le bureau de Madame il y a 2 ans (piquage des murs plâtrés ou mappés, réfection de l’enduit chaux + 8 couches de badigeon teinté +supprimer le ragréage du sol pour rattraper un ancien carrelage en tommette)

          Comme on dit : « Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité »
          Allez hop ! Au boulot !

  • Morillon dit :

    Re salut Gautier,

    j’ai relu ton génial article « Remontées capillaires | Comprendre le problème » et je me suis dit que retaper le mur par l’intérieur à la chaux, c’est une chose, une bonne chose même, mais il serait quand même intéressant de «  »Comprendre le problème » ».
    Donc, j’ai pris ma grosse torche mon casque de spéléo, à boire et à manger et je me suis enfoncer dans ce tunnel sombre (il fait 7 à 8m de long).
    Et là, à la lumière blafarde de ma torche, l’horreur, la monstruosité, l’inimaginable trace immonde m’est apparue !….

  • Morillon dit :

    ……Suspens …….. Musique qui fait peur …..
    AAAaaaargggh!!! De grosses bousées d’enduit ciment plaquées et lissées à la truelle, là, sur MON mur et sur le sol, une petite rigole à l’aplomb du mur, sur mes belles et vieilles grandes dalles de schiste. Moi qui fait la chasse au ciment dans toute la maison. Je reconnais là l’œuvre de mon voisin, un vieil homme de 98 ans, la vieille école du « tout ciment », qui a droit de passage dans ce tunnel pour se rendre à son jardin et, de ce fait doit participer à l’entretien du passage. Mais là, il a pris un peu trop d’initiative, le ciment a l’air d’avoir moins d’un an.
    J’ai été le voir, et effectivement, il a fait ça il y a un an, parce que, quand il y avait de fortes pluies, il avait vu l’eau couler dans le tunnel le long du mur et sur les dalles, donc il avait mis du ciment pour pas que l’eau rentre dans le mur ou reste sur les pierres et qu’elles deviennent glissantes. Là, ça coulait sur le ciment lissé.
    Bon je lui est juste dit que j’allais virer ça et refaire la même chose en enduit à la chaux, mais qu’il aurait dû m’en parler. Je ne vais pas me fâcher avec mes voisins, qui plus est un couple de 98 ans, respect !
    Donc prochain chantier : piquage et enduit à la chaux sur mur intérieur ET mur extérieur.

    • Eco.didaqt dit :

      Aie, aie Aiiiiie… Mais tu ne sera donc jamais au bout de tes surprises 😀 😀 😀
      Heureux tout de même que mon article ait permit de lever ce gros lièvre de 98ans.
      Il a fait cet enduit ciment à 97ans alors !!! C’est absolument incroyable ! 🙂 Faudrait pas pousser pépé dans le torchis, tout de même 😉

      “Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité”… Ton heure de parloir est terminé pour cette semaine 😉
      Bon dimanche !
      Gautier

  • Oups ! Salut Gautier … Me suis gouré de Nom sur les 3 derniers, si tu peux ne pas les valider, je les renvoie avec le bon nom

    Merci, Jacques

  • Merci Gautier d’avoir pris le temps d’étudier mon cas.
    Mais de toutes façons, “Madame a dit” : “Dès que tu as fini la SdB, tu m’attaques ce mur !” Donc quand “Madame a dit”, faut s’exécuter.
    Ce mur en moellons fait 5m de long sur 8m de haut, coupé en diagonale par un escalier en bois (montant vers la gauche au 1er étage) et la maçonnerie du mur se termine en diagonale opposée par un escalier en pierre (montant vers la droite) jusqu’au 2ème étage d’une tour, paré d’une cloison en brique.
    Je pense que je vais juste piquer le mur du RdC jusqu’au plafond (h 3,30m), et pour le reste, le piquage aux niveaux des 1er et 2ème étage et l’enduit chaux, n’ayant pas le matériel adéquat et /ou suffisamment sécuritaire pour travailler dans une cage d’escalier (échafaudage adapté, hauteur…), je ferai appel à un pro. Je me garderai la finition déco avec un badigeon à la chaux, vu qu’il me reste pas mal de produits, ayant réhabilité le bureau de Madame il y a 2 ans (piquage des murs plâtrés ou mappés, réfection de l’enduit chaux + 8 couches de badigeon teinté +supprimer le ragréage du sol pour rattraper un ancien carrelage en tommette)
    Comme on dit : “Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité”
    Allez hop ! Au boulot !

  • Re salut Gautier,
    j’ai relu ton génial article “Remontées capillaires | Comprendre le problème” et je me suis dit que retaper le mur par l’intérieur à la chaux, c’est une chose, une bonne chose même, mais il serait quand même intéressant de “”Comprendre le problème””.
    Donc, j’ai pris ma grosse torche mon casque de spéléo, à boire et à manger et je me suis enfoncer dans ce tunnel sombre (il fait 7 à 8m de long).
    Et là, à la lumière blafarde de ma torche, l’horreur, la monstruosité, l’inimaginable trace immonde m’est apparue !….

  • ……Suspens …….. Musique qui fait peur …..
    AAAaaaargggh!!! De grosses bousées d’enduit ciment plaquées et lissées à la truelle, là, sur MON mur et sur le sol, une petite rigole à l’aplomb du mur, sur mes belles et vieilles grandes dalles de schiste. Moi qui fais la chasse au ciment dans toute la maison. Je reconnais là l’œuvre de mon voisin, un vieil homme de 98 ans, la vieille école du “tout ciment”, qui a droit de passage dans ce tunnel pour se rendre à son jardin et, de ce fait doit participer à l’entretien du passage. Mais là, il a pris un peu trop d’initiative, le ciment à l’air d’avoir moins d’un an.
    J’ai été le voir, et effectivement, il a fait ça il y a un an, parce que, quand il y avait de fortes pluies, il avait vu l’eau couler dans le tunnel le long du mur et sur les dalles, donc il avait mis du ciment pour pas que l’eau rentre dans le mur ou reste sur les pierres et qu’elles deviennent glissantes. Là, ça coulait sur le ciment lissé.
    Bon je lui est juste dit que j’allais virer ça et refaire la même chose en enduit à la chaux, mais qu’il aurait dû m’en parler. Je ne vais pas me fâcher avec mes voisins, qui plus est un couple de 98 ans, respect !
    Donc prochain chantier : piquage et enduit à la chaux sur mur intérieur ET mur extérieur.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article excellent !
    Difficile quand même pour un novice d’y voir clair.
    Maison de 1890 type meulière (bel état extérieur), refait à neuf à l’intérieur… j’aimerais néanmoins aménager mon sous sol (non enterré) mais salpêtre sur le mur du sous sol et auréoles jusqu’à 1m80 dans la chambre du 1er étage m’empêche de me lancer. J’ai mis de côté les solutions à plusieurs milliers d’euros (injection ou boitier electro magnétique) et je me demande aujourd’hui si je peux retaper murs et sols de ma cave (aéré par une baie vitrée). Plaquer (avec rail), refaire un enduit… ne rien faire et laisser ma cave avec sa fonction de cave….? Je vous remercie pour vos conseils.

    A très vite.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      comme dit, il est difficile de stopper l’humidité… donc les sels qui l’accompagnent :/
      Pas possible de donner un avis pertinent sans connaitre le bâtiment et ses alentours.. je ne peux que vous conseiller de parcourir les commentaires existants et de tenter de trouver une solution qui vous convienne.
      Bonne continuation 🙂
      Gautier

  • Bonjour Gaultier.
    Votre site et votre suivi en commentaire sont superbes, on sent le passionné de techniques anciennes dans le respect des materiaux, et rien que pour ça, merci.

    Je vais y aller de ma petite question.

    Mise en situation : maison de village, d’au moins 1850, en briques et galets, bâti dans un melange argile chaux sable, mitoyenne des deux cotés, sur une berge de l’Ariège, dont un mur est enterré de 3 mètres contre le jardin.

    Contrainte : Le mur a, depuis toujours une veine d’eau qui lui coule au pied.

    Actuellement : en exterieur, j’ai piqué la facade en ciment, fait un drain exterieur (avant de couler une dalle beton pour la terrasse.. outch), changé les gouttières qui avaient plus de trous qu’une passoire.
    En intérieur, j’ai viré la dalle et les rigoles en béton, décaissé, drainer toute la periphérie et le centre de la pièce, fait un herisson de 5 à 10 cm de tuiles en terre cuite concassées, fait une dalle en beton de chaux avec des billes de liège expansé (pour avoir un petit coté isolant).
    J’ai gratté, rebâtis le mur en galets, et y ai fait une partie de l’enduit chaux ( nhl3.5 blanche) il y a 2 mois. Problème, je viens de m’aperçevoir que le salpètre y ai apparu dessus par petits points un peu partout. Je me dit que c’est une bonne chose.. maintenant tout le mur et le sol repire apres toutes ces années passées sous le ciment et que ca ne peux que s’améliorer. Mais la présence de la source au pied met en peril mes convictions. A terme, il y aura une vmc double flux avec jne bouche d’insufflation et extraction dans cette pièce pour avoir une renouvellement d’air optimal. Qu’en pensez vous? Quelles sont les solutions pérennes qui s’offrent a moi pour cette piece que je souhaiterais rendre habitable.
    Merci de m’avoir lu et de prendre du temps a me répondre si le coeur vous en dit.
    Cordialement.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Renaud,

      Merci pour vos premières lignes, que le retard de ma réponse n’honore en rien 🙂

      Vouus avez raison, c’est une bonne chose que le salpêtre apparaisse maintenant.
      Les remontées capillaires permisent par la transformation de la dalle font migrer les sels contenus dans le sol.

      Maintenant que le hérisson est en place, il y a peu de choses que je puisse vous suggérer, il se trouve que vous avez fait du bon boulot.

      Une bonne ventilation naturelle du hérisson était un point sensible. Par chez nous, nous utilisons des galets pour les hérissons car ils permettent une circulation d’air sous la dalle et créent une ruptures de capillarité.

      A présent, j’attendrais que le phénomène se tasse avant d’habiller le mur.

      Une autre idée pourrait être de creuser un puits en amont de la veine d’eau et d’extraire cette eau avec une pompe pour votre jardin par exemple.
      Il existe des méthodes accessibles et manuelles à l’aide de tarières ( https://www.comparatif-tariere.com/comment-forer-un-puits-soi-meme/)
      C’est loin d’être LA solution mais c’est peut-être une piste à creuser 🙂

      Bonne continuation et encore bravo pour vos initiatives 🙂

      Gautier

  • Cyril Fondras dit :

    Bonjour et merci pour votre excellent article.
    Je me permet juste de vous soumettre ma situation :
    Je suis en pleine rénovation d’une maison des années 30 qui était uniquement habité l’été. Hors lors du démontage des lambris intérieurs j’ai découvert du salpêtre sur le bas des murs. Petit précision le niveau Ext est plus haut que le niveau Int . J’ai donc supprimer sur 1m50 de haut sur les murs en pierre de 50 cm l’enduit ciment(chose faite il y a 1 an déjà). Actuellement le mur a l’air beaucoup plus sein même si on devinne légèrement l’humidité sur les joints à la chaux des pierres Le crépis extérieur étant propre, je ne souhaite pas le défaire.
    A l’intérieur je souhaite faire un doublage contre ces murs. Quel isolant choisir et dois-je laisser u lame d’air entre isolant et murs ? Si oui comment ventiler ?
    Cordialement Cyril

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Cyril,
      effectivement, si vous laissiez une lame d’air entre isolant et mur il faudrait une ventilation pour évacuer les condensats occasionnés par la paroi froide.
      Mais qui dit mouvement d’air dit aussi perte d’isolation.

      Du coup, ne pas laisser de lame d’air.

      Laine de bois, laine de chanvre, blocs de chanvre ou ouate de cellulose seraient ok.
      Matériaux non perspirants, Laine de roche, laine de verre… pas ok

      Perso, je pense qu’au vu des risques humides, les blocs de chanvre seraient à préconiser. Au moins sur la hauteur des 1.5m. Ensuite une laine de bois/chanvre pour le reste.
      (pas de lame d’air, donc penser à effriter et tasser un peu de chènevotte entre mur et isolant)

      Si plus de risques d’humidité important, de la laine sur toute la surface.

      Laine = lambda ~0.04
      Blocs = lambda ~0.06 :/

      Bonne continuation 🙂

      Gautier

  • Bonjour, super article. Merci pour vos explications pertinentes.
    J’habite au RDC dans un immeuble parisien.
    Je suis en train de prévoir des travaux. L’appartement contient 80% d’humidité près des pierres de tailles et moellons, + un peu de salpêtre.

    Je pense appliquer les solutions suivantes :
    – VMC simple flux avec grille aération aux fenêtres
    – Bouchardage de la pierre + piochage des anciens joints bloqueur d’humidité
    – Recouvrir les pierres (en laissant les têtes apparaitre) au mortier anti-sel chaux puzzolane ainsi que sceller les gaines électriques au mortier anti-sel.
    – Je pensais rajouter un boitier anti-humidité inverseur de fréquences de remontées capillaires d’eau.

    Que pensez-vous de mes premières solutions ?
    Est qu’une VMC double flux serait plus efficace qu’une simple flux avec grille aération ?
    Que pensez-vous du boitier anti-humidité ? Y a til des risques que je le mette en place en parallèle des travaux alors que celui ci a besoin de 8 mois pour être efficace ?

    Je vous remercie
    Marion

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Marion,

      – VMC simple flux avec grille aération aux fenêtres
      Oui, c’est une bonne chose d’utiliser une ventilation mécanique pour extraire l’air humide. L’inconvénient de la simple flux pourrait être que l’air entrant n’étant pas tempéré, il crée des courants d’air qui sont plus perceptibles et il oblige à chauffer un peu plus.

      – Bouchardage de la pierre + piochage des anciens joints bloqueur d’humidité
      Oui, remplacer les vieux joints est utile pour assainir, surtout s’il sont en ciment

      – Recouvrir les pierres (en laissant les têtes apparaitre) au mortier anti-sel chaux puzzolane ainsi que sceller les gaines électriques au mortier anti-sel.
      Je ne connais pas le mortier anti sel, mais si il s’agit de celui-ci (trouvé au hasard sur le net) https://www.bcb-tradical.com/la-chaux/limportance-dune-chaux-anti-salpetre/, notez qu’il est de chaux H. Ce qui signifie qu’elle contient plus de 20% d’additifs. Pas de risque majeur, mais on ne sais pas ce qu’ils utilisent comme adjuvants.

      – Je pensais rajouter un boitier anti-humidité inverseur de fréquences de remontées capillaires d’eau.
      Je ne suis pas à même de répondre. La seule chose que je sais sur le sujet est que c’est un bel investissement.

      Bonnes fêtes !
      Gautier

  • Bonjour
    Nous venons d’acheter une maison à la reunion. Elle a 30 ans environ. Le terrain est en pente et la terrasse interieure de la maison ( terrasse fermée ) est donc enterrée. En pleine saison humide et pluvieuse actuellement nous constatons la formation d’une mousse blanche à plusieurs endroit des murs de la terrasse. La peinture ne tient pas et s’effrite.
    Pouvons nous retirer cette mousse avec un chiffon ? Comment traiter toute cette surface enterrée de l’intérieur en sachant qu’à l’extérieur un produit contre l’humidité a été appliqué sur tout le contour de la terrasse qui est à hauteur de fenêtre du coup ?
    Nous ne pouvons envisager de très gros travaux et souhaiterions être rassurés car 1er achat.
    Comment protéger notre terrasse ? Comment lutter contre cette humidité ? Une peinture anti humidité ?
    Nous aerons autant que possible.
    Activer un ventilo contre les murs lorsque qu’il pleut trop ?
    Certains mettent de l’eau de javel sur cette mousse mais apparemment ce n’est pas une bonne solution.
    Vos conseils seraient les bienvenus car nous ne savons que faire et la mitoyenneté ne facilite pas nos recherches de solutions.
    Merci d’avance !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Très difficile de répondre sans dire de bêtises.
      Le climat de la Réunion m’est absolument inconnu mais je suppose que l’humidité y est largement plus soutenu que par ici. :/
      L’humidité ne s’arrête pas avec des solutions naturelles. Tout est dans la conception et l’anticipation. Le reste c’est du cas par cas.
      Vraiment désolé de ne pas pouvoir vous renseigner plus que cela.
      Bonne année quoi qu’il en soit,
      Gautier

      • Merci !
        On va essayer de faire au mieux avec des avis de professionnels sur place.
        Bonne et heureuse année à vous également !

  • Bonjour,
    Tous mes bons voeux pour 2020.
    Votre article est vraiment très intéressant. Je viens d acheter une maison de ville de 1880/1900. Je n avez pas remarqué et ne savez pas que toutes maisons construites avant 1959 n avaient pas de fondation et étaient donc soumises à ces remontées capillaires. Placo et crépis recouvrent toutes la maison, certainement pour cacher la misère.. La cuisine plus basse sue la cour est très humide. Nous allons enlever le placo et voir ce qui s y cache.. Je voulais savoir a partir de quelle moment peut on dire qu’une maison est insalubre, est ce toujours réparable ? Quand ne l est elle plus??

  • Bonjour,
    Je reviens vers vous concernant le salpetre à l’intérieur de la terrasse enterrée. Je n’y connais rien alors mes excuses si mes questions sont simplistes…
    Étant donné que de gros travaux sont impossibles, quelles solutions seraient envisageables de l’intérieur afin d’éviter que le pb ne s’aggrave ?
    Si j’ai bien compris, il faut laisser le mur respirer…appliquer une peinture contre l’humidité et le salpetre ne ferait qu’aggraver le pb, est ce bien cela ?
    Que peut on appliquer sur les murs interieurs dans ce cas ? Qui permette cependant toujours au mur de toujours respirer et d’évacuer ?
    Faute de moyens il nous faut cependant des petites solutions les plus efficaces possibles et nous ne voulons pas agraver le problème en comettant des erreurs
    Merci d’avance !
    Jenny

  • Bonjour,
    J’ai une maison de 1900 dotée d’une cave en pierres voûtée et s’il en terre battue. Le problème de cette cave est le salpêtre. Je b’ise pas k’utiluser Pour quoi que ce soit de peur que tout s’abîme. A priori (j’ai rnlenage il y a 2 mois) je n’ai oas de problèmes de salpêtre dans la maison.
    Dans votre article vous parlez de l’importance de la ventilation…
    La cave a une porte en fer avec une importe ouverte (donc non hermétique) qui donne sur un escalier accessible de l’exterieur.
    Il y a aussi un ancien soupirail autrefois utilisé pour livrer le charbon qui a été bouché en gardant toutefois une ouverture de 10cm de diamètre qui débouche à l’exterieur Par un tuyau type ‘descente de gouttière’.
    Pour terminer, il paraîtrait que toutes les caves du quartier communiquaient autrefois. Le mur du fond de la cave est en parpaings. Ce mur a probablement été monté pourvu réaliser la séparation des caves.
    J’envisage de réouvrir le soupirail à charbon avec une cour anglaise pour améliorer la ventilation. Pensez vous que je puisse en tirer un réel bénéfice pour lutter contre le salpêtre ?
    Merci pour votre avis
    Madame mabille

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      J’ai bien peur que non. Mais n’en faites pas l’économie.
      :/
      Votre sol sera constamment humide, d’une saison à l’autre il continuera à faire remonter des sels.
      Essayer de faire avec si c’est possible.
      Vous passerez moins d’énergie en adaptant la destination de votre cave et en procédant à un petit entretien bi-annuel.
      Rappelez-vous que le salpêtre est un bon signe, cela veut dire que l’humidité circule plutôt que de remonter dans vos murs.
      Cdlt,
      Gautier

  • Bonjour,

    J’ai un problème de salpêtre dans mon appartement, surement dû à des remontées capillaires car je suis en RDC et mon appartement est situé 1m sous le niveau du sol, d’autant plus que l’immeuble date des années 1700.. J’ai déjà fait faire des devis d’injection et autres pour traiter le problème mais je me dis qu’effectivement ça ne ferait que le décaler. Pensez vous qu’il faille que je creuse le mur ? Je suis un peu perdue du fait de la particularité de mon appartement..

    Merci beaucoup,

    Alexane

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Alexane,
      Je comprends bien votre embarras mais je ne peux malheureusement pas émettre de diagnostique sans avoir été sur place.
      Bon courage !
      Gautier

  • Levigeant dit :

    Bonjour
    Je m’associe aux remerciements des autres intervenants pour Votre disponibilité et pour la qualité de vos réponses.
    Ma question concerne le RDC d’une maison sur la côte atlantique bâtie pas loin d’une Zone qui par temps de pluie est inondée.
    Les anciens propriétaires pour éviter les remontées d‘humidité ont fait carreler la pièce la plus exposée jusqu’à 1m50
    Sauf qu’aujourd’hui on constate l’apparition de la salpêtre juste au dessus du carrelage
    Dois-je l’enlever afin de permettre au mur de respirer?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Merci à vous 🙂
      Oui, il est effectivement judicieux d’ôter le carrelage et la colle à carrelage. Par contre il faudra trouver un matériau de remplacement.
      Je viens de tomber sur ces plaques danoises

      Une sorte d’enduit rigide… Je ne sais pas ce que ça vaut mais c’est peut-être une piste à creuser..
      Sinon, un enduit perspirant est encore le mieux.
      Bon chantier !
      Gautier

  • Levigeant dit :

    Encore merci pour votre disponibilité
    M. Levigeant

  • Eric Themelin dit :

    Bonjour et bravo pour tous ces conseils.
    Pour ma part, mon problème de remontée de salpetre est au sol… qui est fait de tomettes… au premier étage.
    Une construction des années 60 qui est ma résidence secondaire.
    Je ne sais pas comment régler ce problème. Si vous avez une idée, elle sera la bienvenue.
    Eric

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Au premier étage ??!
      Au niveau des murs ou sur toute la surface ?
      De quoi est composé votre plancher d’étage ?
      Gautier

  • chauvin brigitte dit :

    Bonjour , nous avons un petit appartement rdc sur la cote , nous avons eu des soucis avec le locataire au dessus de chez nous toilette bouchée , il a fallu refaire tout notre sol de la piece principale et de la chambre , dans la chambre nous avons mis du parquet par la même occasion j’ai fait mettre du lambris sur un mur qui n’était pas régulier pour cacher les défauts , nous sommes venus passer quelques jours a notre arrivée tout était bien pas d’humidité , mais 3 jours après j’ai découvert de l’humidité derrière notre lit ou est placé le lambris (2 aérations ont été mises à la pose ) j’ai supposé au départ que cela pouvait provenir du faite que l’on était 6 personnes pdt 3 jours et vu le mauvais temps que nous avions, le lambris est posé depuis 3 ans et pas de problème avant . Que dois je faire merci

  • Bonjour

    Nous avons une terrasse avec en dessous une cave. Les joints du carrelage de la terrasse doivent être poreux et/ou bien de l’humidité/ eau s’ infiltre par le mur de la cave. De l’autre côté du mur, c’est de la terre jusqu’en haut puisque notre terrasse se trouve en prolongement du jardin. Nous avons des petites flaques d’eau ( quand il pleut ) dans la cave et du salpetre sur ce mur de la cave ( à l’intérieur donc). Il y a sur ce mur un enduit pour façade en acrylique qui se fendille et décolle donc. Faut il l’enlever ? Je suppose qu’il faut laisser le soupirail toujours ouvert pour permettre à l’humidité de sortir?
    Quelles autres choses peu onéreuses me conseillez vous ? Enduit à la chaux ?

    Je ne crains pas du tout pour la maison car c’est un mur qui donne complément à l’extérieur et qui n’est donc pas en contact avec le bâti de la maison mais ça m’embête quand même d’avoir de l’eau et du salpêtre ( notamment pour une revente , cela peut faire peur ).

    Nous avons aussi du salpetre sur ce même enduit acrylique sur les murets de clôture de la maison .
    Que faire ?

    Merci d’avance pour votre retour.

    • Eco.didaqt dit :

      Je vous invite à lire les autres commentaires sur le sujet.
      Bonne journée

  • ALBERT 85 dit :

    Bonjour,
    Je souhaite isoler des murs en pierre dans le cadre d’une rénovation complète d’une maison en pierre
    La composition de la parois envisagée sera la suivante :
    Fermacell + lame d’aire pour le passage des gaines + frein vapeur hygrovariable intello de chez proclimat + fibre de bois steico flex 36 de 16 cm + dégrossi chaux + mur pierre de 60 cm + dégrossi chaux et enduit à la chaux (parlumière et parexal de chez parexlenko)
    Je me pose des questions quant a la pertinence de la fibre de bois contre un mur en pierre d’autant plus que celui ci présente des remontées d’humiditées par capillarité (Pas de trace de moisissure ni de salpêtre mais le mortier est humide sur 50 à 100cm environ – le dégrossi à la chaux en intérieur à été fait il y a un mois et les remontées d’humiditées par capillarité sont toujours présente dans les mêmes proportions).
    Le sol de la maison actuellement carrelé et ne présente pas de trace d’humidité et il sèche rapidement

    J’ai également prévu de faire un drainage tout autour de la maison afin de limiter l’humidité au pied des murs

    La fibre de bois est-elle pertinente dans ce cas ?
    Existe-t’il un isolant plus adapté pour ce type de parois ?

    Merci d’avance pour vos réponses

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      La fibre de bois ou la ouate de celulose gèrent relativement bien l’humidité.
      Cependant, si cette humidité est constante et que vous avez des doutes, des blocs de chanvre chanvribloc peuvent être utilisés sur 50cm de hauteur (par contre lambda ~0,075W/mK).
      Bon chantier,
      Gautier

  • LARAPIDIE dit :

    Bonjour, merci pour votre article éclairant. J’habite une maison de ville qui date de 1900. A l’époque, les maison étaient construites en pierres et à même le sol (donc sans chappe !).
    J’ai fait ravalé la façade en décembre 2016 : suppression de tous les enduits et crépis et réapparition des pierres avec joints à la chaux.
    Pour autant, dans l’angle du mur nord, on voit que les joints chaux extérieurs sont souvent « mouillés », et à l’intérieur, c’est à dire dans ma cuisine, les joints du carrelage mural, sur une hauteur de 2m et une largeur de 1m, rejette une sorte de mousse blanche, qui vole à chaque fois que j’ouvre la porte de mon four par exemple. Du coup je me demande si :
    1) j’ai bien fait de monter une tour de cuisine (avec four encastré) dans cet angle de mur
    2) si le carrelage mural à cet endroit précis n’a pas tendance à trop bloquer la respiration de cette partie du mur, et si je ne devrais pas l’enlever (certains carreaux sonnent creux d’ailleurs). Mais au risque d’avoir encore plus de salpêtre (sur tout le mur et non plus que sur les joints) ?
    Que me conseillez-vous ?
    Bien à vous
    Jean-Christophe

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Jean-Christophe,

      Dur de diagnostiquer d’ici mais ce qui est sur c’est que le carrelage bloque le transfert d’humidité.

      Par contre vous pourriez profiter du fait qu’il n’y ait pas de dalle ciment pour tenter d’évacuer l’humidité par le sol plutôt que par le mur…

      Quel est l’habillage de votre sol ?

      Gautier

  • Bonjour, et merci pour la qualité de vos réponses, pleines de bon sens et à l’opposé des solutions « Tout chimique » que l’on peut rencontrer par ailleurs et qui ne sont souvent que du cache-misère.
    En ce qui me concerne, je dispose d’une maison en pierre, avec des joints en terre, qui ont été revêtus par un enduit ciment, intérieur et extérieur.

    J’ai commencé par enlever les enduits et refaire les joints des pierre à la chaux.

    Une partie des murs est enterré de 20 cm, sans vide-sanitaire, et bien entendu humide, notamment sur une longueur où il y a dalle béton extérieure qui a été réalisée pour y faire une terrasse en pavé.

    J’aurais aimé savoir si selon vous cette dalle est une bonne chose en empêchant les eaux ruisselant sur la façade de s’infiltrer dans le sol (surface de la façade = 10 m²), où on contraire si c’est un facteur aggravant en empêchant l’eau contenue dans le sol de s’évacuer à l’atmosphère.

    Merci et bonne continuation

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour ,
      Dsl mais en général c’est plutôt un facteur aggravant :/
      Bonne continuation à vous aussi 🙂
      Gautier

  • Hélène dit :

    Bonjour Gautier,

    Tout d’abord merci pour ce super site avec plein d’infos!

    Voici ma situation:
    Une maison des années 1930, en brique (nord oblige!), avec un jardin plus bas que la rue (disons au niveau -1).
    Une extension de la maison a été faite il y a une 50aine d’années, donc on a:
    -en niveau -1: Cave d’origine-Terre-Piece X-Jardin
    -en niveau RDC: entrée de la maison d’origine- avancée ( avancée qui coure du dessus de la terre jusqu’au dessus de la pièce X)
    Pour relier les 2 niveaux il y a un escalier qui part du milieu de l’avancée jusqu’à l’entrée de la pièce X. Il longe donc la partie en terre.
    En bas et sous cet escalier il y a un rabicoin, séparer de la terre par un mur en brique recouvert d’enduit ciment.

    On arrive (enfin) au coeur du problème : traces de salpetre, enduit creux qui s’effrite par endroit et avec de grosses auréoles jaunâtre.
    J’ai déjà enlevé toute la partie enduit pourri, mais le reste tient très bien (pour l’instant, et ce depuis bien 20 ans). Les briques découvertes me semblent assez fragiles (humidité?, cuissons anciennes différentes?), j’ai donc peur de les abimer si je continu à taper le ciment propre: dois-je quand même continuer?

    Enfin je voudrais mettre un enduit de chaux à la place/au-dessus: est-ce bon? De la nhl2 ou de l’aérienne sachant que l’hygrométrie variera forcément? Avec pouzzolane? Est-ce possible en mono-couche, sachant que c’est uniquement un coin de rangement peu éclairé, donc pas besoin d’un rendu ultranet? Et quel ratios du coup?

    J’espère que mon roman est assez clair et que vous pourrez m’éclairer.

    Bonne journée.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Hélène,
      Oui, c’est très clair 🙂

      j’ai donc peur de les abimer si je continu à taper le ciment propre: dois-je quand même continuer?
      Dsl, mais il m’est vraiment délicat de donner mon avis sans avoir vu l’état du mur.

      De la nhl2 ou de l’aérienne sachant que l’hygrométrie variera forcément? Avec pouzzolane? Est-ce possible en mono-couche ?
      Oui, Aérienne ou NHL2 cela n’aura pas une grande incidence.
      Oui, avec de la pouzzolane pour aérer l’enduit et mieux gérer le surplus d’humidité.
      Oui, monocouche possible. Sur la brique on pourra se passer du gobetis mais sur le ciment c’est fortement recommandé.
      1 vol de chaux + 1 vol de sable + 2 vol de pouzzolane (granulométrie selon épaisseur d’enduit souhaitée. Typiquement 0-2 pour une épaisseur d’enduit jusqu’à 5mm ou 0-4 pour une épaisseur d’enduit jusqu’à 1cm).

      Bon chantier !

      Gautier

  • jean daniel dit :

    bonjour et merci pour les renseignements concernant l’humidité ,j’ai une maison en pierres en bretagne qui est très ancienne date inconnue,je voudrai la vendre mais avant j’aimerai résoudre ce probleme d’humidité qui apparait a l’intérieur de l’habitat,l’extérieur du mur est dans sa partie basse en granit le reste du mur est en pierre donc de l’extérieur rien a faire par contre a l’intérieur je ne sait pas quoi faire un tchenicien est venu voire et préconise un traitement par injonction des murs de soubassement en bas et et a l’étage de la maison,le haut n’est pas humide mais obligation de traiter pour la garantie.vu ce que j’ai lu je n’ai pas envie de faire intervenir ce technicien.il y a une source qui passe sous la maison d’où certainement les remonté d’humidité alors que faire?merci de me donner une idée.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Jean-Daniel,
      Pour l’intérieur, il faudrait enlever les parements muraux (habillage) pour aérer le mur.
      Mettre le paquet avec la ventilation (VMC et fenêtres)
      Ensuite, effectivement, il serait intéressant de trover la source des remontées humides.
      A+
      Gautier

  • Bonjour,
    Merci pour cet article très clair et très intéressant.
    Je me permets de vous poser une question pratique : je ne peins plus mon mur de clôture (1,1 m x 30 m) car la peinture s’écaille par endroits au bout de de quelques mois problèmes d’humidité remontant du sol). L’enduit existant ayant été réalisé à base de « baticim », é J’envisage donc, comme vous le préconisez, un nouvel enduit à la chaux, Pour ce faire, pensez-vous que je puisse m’éviter d’enlever entièrement l’enduit existant? Un simple piquage suffirait-il pas ?
    Dans l’attente de vos commentaires,
    Cordialement.
    Albert Laügt

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Dans mes termes piquer signifie « enlever » mais du coup votre question perd son sens.

      Ce qu’il faut retenir c’est qu’il ne sert pas à grand chose d’enduire sur un support qui ne tient pas. C’est pourquoi il faut tjrs essayer de revenir au mur brut.

      Bon chnatier,

      Gautier

  • Pierre H dit :

    Bonjour,

    J’ai une question au sujet du salpetre. J’ai une cave semie-enterrée avec 2 fenetre. A l’achat de l’appartement elle servait de cave. j’ai commencé les travaux et presque fini pour l’aménager en pièce vidéo. Les murs de bas étaient en briques peintes en blanc. J’ai tout poncé et enlever le vieux joint qui s’effritait.
    Les travaux ont commencé en octobre 2019 et depuis 1 ou 2 mois seulement, sur certaines parties de bas des murs (à 2 endroits ou 3) il y a apparition de salpetre.
    J’ai pour 2 des 3 endroits déjà remis du nouveau joint entre les brique J’ai eu beau en effet frotter à la brosse le salpetre, il revient.
    J’ai cependant il y a 3 mois installé une ventilation aspirante donnant derrière sur le conduit d’aération du batiment (batiment en brique de 1921).
    J’ai mis un programmateur et la ventilation se déclenche 30 minutes toutes les 3H.
    Ayant le salpetre, devrais je faire tourner la ventilation plus régulièrement ?
    Comment faire disparaitre le salpetre sachant que je n’ai pas accès au coté « extérieur » du mur, il s’agit du mur du couloir des caves pour une coté et de l’autre c’est sous les escaliers qui mènent à la cave.
    J’ai stoppé en partie basse du mur l’application du nouveau joint de brique dans que je n’ai pas résolu ce souci;
    Existe-t-il un produit en particulier qui me permettrait de solution à long terme ce souci de salpetre ? J’ai aussi vu sur un bas de mur le nouveau joint posé 24h auparavant briller d’humidité à quelques endroits.
    Puis-je appliquer un produit hydrofuge qui ferait comme une barrière à tout cela empechant la formation de salpètre ??
    Merci pour les réponses.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Pierre,

      Vous pouvez utiliser un enduit hydrofuge, mais cela risque de ne faire que déplacer le problème.

      Certains enduits, gèrent mieux l’humidité que d’autres, notament le chaux-pouzzolane (voir commentaires précédents).

      Tant que le prob d’humidité n’est pas résolu, le salpêtre réapparaitra.

      Gautier

  • Caroline dit :

    Bonjour et merci pour la mine d’informations accessible sur ton site! Informations cohérentes et respectueuses de l’environnement. Je t’expose notre problème en espérant que tu puisses nous aider un peu.. nous avons acheté il y a 5 ans une maison des années 1930 sans vide sanitaire dans la région toulousaine. Elle avait été rénovée entièrement dans les 8 dernières années. En la visitant nous avons constaté de légères traces de boursouflures sur les murs . Le propriétaire nous a dit avoir posé un drain autour de la maison. Nous étions novices en maçonnerie et maisons anciennes et ne nous sommes pas inquiétés outre mesure malheureusement. Du salpêtre est apparu au bout d’un an et s’est très vite développé à l’intérieur de la maison. Pour info, la façade a été refaite avec un enduit traditionnel Et les tomettes à l’intérieur de la maison ont été remplacées par du carrelage ! depuis 3 bonnes années que nous avons ce salpêtre il est principalement sur le bas des murs à 1 m de hauteur maximum. Nous avons fait appel à une entreprise de maçonnerie spécialisée dans les maisons anciennes. Ils nous ont conseillé de casser notre crépis sir 80cm de haut, ce que nous avons fait. 7 mois font un été bien chaud après, ils ont refait le bas du mur en brique foraines, galets et chaux. Cela fait un an. Nous devons refaire les murs intérieurs l’été prochain avec enduit respirant avec cette même entreprise. Cependant malgré le fait que notre crépis extérieur a été refait il y a un an, le salpêtre continue de s’étendre et s’effrite. Est ce normal tant que nous n’avons pas encore gratté l’intérieur? Mon mari a bien peur que refaire les murs intérieurs + enduit extérieur déjà réalisé ne suffise pas. Faudrait – il carrément ôter le carrelage intérieur? Gros coût gros travaux que nous ne pouvons réaliser…Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire!!! En espérant que mon cas puisse aider d’autres personnes dans leurs recherches et questionnements! Caro.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Caroline,

      Vraiment désolé de répondre si tard.

      Le fait que le salpêtre continue de s’étendre est un signe que le mur respire bien et évacue correctement l’humidité. ce faisant, il porte avec lui les sels de la terre malheureusement.
      Pour le intérieur, je vous suggère un enduit sacrificiel à la chaux pouzzolane. Sacrificiel parcequ’il faudra considérer le déposer dans quelques années (2 ou 3) quand et si les remontes humides et saline des murs se seront régulés. l’enduit chaux pouzzolane empêchera/capturera les efflorescences de sels.

      Pour la carrelage et la dalle ciment, c’est un gros chantier effectivement. Souvent nécessaire, malheureusement (selon la situation globale d’humidité).
      Une alternative est de désolidariser la dalle des murs en creusant un drain périphérique intérieur.

      Bon courgae,
      Gautier

      • Caroline dit :

        Merci beaucoup pour vos conseils éclairés 🙂

    • Georges Duprilot dit :

      Effectivement, la seule solution est de déposer le carrelage, et également la dalle béton, si il y en a une.
      Remplacer par un revêtement de terre cuite (tomettes, parefeuille etc…) Toutes les autres opération ont été, malheureusement, inutiles.
      Ces entreprises « spécialisées dans les maison ancienne » n’ont pas la savoir et la culture…
      Ce sont ces rénovations des 8 dernières années qui sont probablement la cause des désordres cités.

  • Chloé B dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article et ces échanges très intéressants!
    J’aimerais avoir votre avis pour 2 pièces de notre maison ancienne (avant 1949) sur 3 étages que nous venons d’acheter:
    – un petit toilette isolé (la localisation pas les murs) à l’entrée de la maison (au RDC) où l’ancienne propriétaire avait fait sa buanderie -> du coup gros problème d’humidité car pas de ventilation et cette petite pièce a ses murs avant un enduit en ciment plein de salpêtre.
    Nous comptons remettre un wc. Nous allons gratter les murs mais quelle est la meilleure solution après ? Notre platrier nous propose du placo? Ou faire un enduit à la chaux? Mettre des plinthes chauffantes?
    – la 2ème question porte sur la cave qui est très humide (capillarité et sol en terre). Que faire à part gratter les murs avec du salpêtre ? Nous installons un chauffe-eau thermodynamique (sur un côté avec sol betoné) nous espérons que cela asséchera un peu l’air.
    Merci beaucoup pour vos conseils avisés.
    Belle journée
    Chloé

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Si j’ai bien compris vous allez enlever l’enduit ciment du mur du petit toilette. Dans ce cas, la meilleure chose à faire sera de laisser sécher un peu le mur pour évacuer l’humidité grâce à une bonne ventilation.
      Ensuite il faudrait voir quel est l’état du mur extérieur. Est-il aussi en ciment ? L’humidité vient-elle du sol ?
      Je privilègierai l’enduit chaux pouzzolane au placo. Le placo ne fera que cacher et entretenir la misère. J’aime bien l’idée des plinthes chauffantes, oui. Mais rien ne remplacera une bonne ventilation.
      Pour ma cave, il faut identifier la source de l’humidité et la traiter. Je sais que ce n’est pas une réponse satisfaisante mais je n’en ai pas d’autre :/ Le chauffe-eau assèchera un peu l’air, mais il faudra aussi réussir à l’extraire.
      Bons travaux,
      Gautier

  • Georges Duprilot dit :

    bonjour, j’ai lu votre article avec intérêt… Je me targue d’être un « initié » du bâti ancien, et j’ai remarqué que vous oubliez un élément.
    Les trois quart des désordres qui apparaissent dans la bâti paysan antérieur au 20ème siècle provient du bétonnage des sol sur terre plain, alors qu’auparavant, l’eau pouvait s’évacuer sous forme gazeuse (vapeur) par la terre battue, ou à travers du revçetement de terre cuite (tomettes, parefeuille etc)…
    Souvent, surtout dans les bâtisses isolées, il suffit de faire sauter une dalle béton, pour que la maison redevienne saine.
    Je lis tant d’ânerie, que ça fait plaisir de trouver un discours sensé et documenté…

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Georges,

      C’est tout à fait exact !
      L’étanchéification des sols, autant à l’intérieur (dalles béton) qu’à l’extérieur (enrobés/trottoirs) font grandement souffrir le bâti ancien.
      Merci pour la précision 🙂

      Gautier
      PS: J’ai vu ton bel email, j’y réponds début de semaine 😉

    • Question probablement idiote mais… comment fait-on pour faire sauter un sol bétonné dans une cave enterrée ? Maison année 50, cave enterrée avec mur en pierre/terre.
      Est-ce que je peux casser uniquement le long des murs?
      C’est un marteau piqueur qu’il faut utiliser ?
      Désolé je ne suis vraiment pas bricoleur ^^

      • EcoDidacte dit :

        Bonjour Alex,

        Pas de questions idiotes, nous sommes tous aspirés dans différents cycles d’apprentissage et sommes chacun le génie de quelqu’un d’autre (ce qui est plutôt une bonne nouvelle) 😋

        Oui, un sol se casse au marteau piqueur ou au brise-béton (marteau piqueur, en plus méchant).

        Oui, casser uniquement le long des murs permet à l’humidité contenu sous la dalle de s’aérer un peu avant d’atteindre le mur.

        Mais attention à ne pas creuser trop profond pour ne pas mettre en péril la stabilité des vieux murs !

        Bon amusement !

        Gautier

  • Bonjour,

    J’aimerais savoir si vous solutions (chaux) s’appliquerait en milieu tropical en Guadeloupe?
    J’ai une maison neuve mais exposé aux eaux de ruissellement par l’arrière et vent et eaux de pluie par l’avant (ça chasse…)
    La maison à un an et demi et des remontées capillaires et salpêtre à l’intérieur…
    le constructeur n’avait pas jugé nécessaire de mettre de drainage le terrain étant originellement pentu (escalier).
    Toutefois nous nous sommes retrouvés avec des eaux stagnantes en cas de fortes pluies à l’arrière (d’autant que le sol accueillait canalisations etc et avait été remué, donc plus perméable qu’à l’origine)
    Il nous avait préconisé de faire un béton de propreté et réorienter l’eau.
    On a donc construit un muret Et une dale en barrière du talus arrière qui ruisselle. La dale est pentue de façon à guider l’eau sur les côtés et s’évacuer avec la pente donc a priori plus de stagnation.
    Ces travaux datent de juin 2020. Mais la maison a bien subit 1 an de plus et eau stagnante.
    Quels seraient vos conseils. Je vous mon constructeur mercredi et j’aimerais arriver avec des idées de solutions car lui je sens qu’il veut faire traîner, je suis sous garantie décennale.
    J’ai l’impression d’un gros gachis

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Orianne,

      ouf… j’arrive juste avant le jour J.
      Malheureusement il m’est impossible de vous faire un retour pertinent sans avoir été sur place.

      Ce que je peux dire c’est que oui, l’enduit à la chaux aide l’humidité ascensionnelle à s’évacuer plutôt qu’à stagner dans vos murs comme ce serait le cas avec des enduits ciments ou polymères.
      par contre, est-ce que la chaux se trouve facilement en Guadeloupe ? Est-ce que les artisans locaux sont familiers de son utilisation ???

      Le muret a été une bonne idée, mais la dalle a peut-être le désavantage d’empêcher le terrain de sécher. Cela dépend de quel coté de la pente elle a été coulée (mais j’ai peur que ce soit en amont).
      En amont, je pense que le drain reste une bonne idée. Combiné au muret cela pourrait être une bonne solution de rattrapage.
      Au final, ce qui me surprend le plus c’est qu’il n’y ait pas eu de rupture capillaire à la base de vos murs. Sur les maisons récentes c’est généralement incontournable.

      Bonne chance avec le constructeur,

      Gautier

  • Bonjour, j’aimerais savoir si les solutions que vous proposez s’applique aux climats tropicaux (la chaux?).
    J’ai une maison neuve de 1 an et demi de plein pied sur une plateforme réalisée entre 2 talus (terrain en pente). à l’arrière de la maison, les ruissellements entrainaient la stagnation d’eau derrière la maison et cela bien duré un an avant que l’on puisse faire des travaux.
    La préconisation du constructeur était de faire le béton de propreté que nous avons secondé d’un muret béton pour éviter les petites chutes de terre lié à l’érosion naturelle du talus argileux.
    Le béton a été calibré de façon à ce cas que l’eau ne stagne plus à l’arrière et s’évacue de part et d’autre de la maison et continue son chemin vers le bas du terrain.
    Mais bon, nous avons des remontées capillaires dans toute la maison (sur 30 à 50cm de haut par endroit), et des salpêtres y compris en façade avant (zone exposée à la pluie, au vent au soleil…). peinture, et enduit s’effrite et dans les zones touchées en premier, le mur est quasiment à nue.
    Le constructeur me dit que l’eau accumulée doit s’évacuer… mais sans me donner de perspective de temps, ni de travaux…
    Je le rencontre mercredi, mais j’ai pas envie qu’il me donne des « blagues » et jouer la montre…
    Je n’arrive pas à savoir quelles seraient les solutions, est-ce que le temps est vraiment la seule option? avant de reprendre les enduits et repeindre? n’y aurait-il rien à corriger dans les fondations?

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Oriane, je venais juste de répondre à votre message. je comprends bien votre crainte.
      A mon sens la dalle ciment a été une erreur car elle n’apporte rien de positif.
      La chaux serait utile mais cela dépend aussi de la nature de vos murs. J’imagine qu’ils sont en parpaings… ces remontées capillaires sur du neuf sont vraiment étranges.
      Il ne me semble pas du tout que cela soit normal. Ce qui veut dire que le temps n’arrangera rien. :/
      la Guadeloupe est une région humide, cela ne peut pas être une surprise pour le constructeur.
      Bonne chance durant votre rendez-vous !
      Gautier

  • Bonjour,

    Un grand merci pour ce site qui traite des problèmes d’humidité dans le bâti ancien en faisant preuve de bon sens !
    Nous avons acheté un corps de logis du XIXe siècle en Belgique et sommes en train de le rénover entièrement. Celui-ci est réalisé en briques et chaux. Nous avons notamment (1) décapé l’entièreté des murs du rez-de-chaussée qui avaient été cuvelés dans les années 1950, (2) retiré la plinthe en ciment qui couvrait le bas des murs extérieur et (3) avons cassé le sol à l’intérieur de la maison (carreaux de ciment collés avec un fine couche de cimentage, sable et terre-plein).
    Les murs, qui étaient initialement bien humides, paraissent maintenant relativement secs (ils sont décapés depuis 6 mois/ 1 an et j’avoue que le avant/après ciment est très impressionnant :D). Le terre-plein, lui, semble « sec »… pas de taches d’humidité évidentes. Nous avons également sondé les fondations qui descendent de 90 cm dans le sol et une légère humidité est présente en dessous de la semelle.
    Il est maintenant temps de « réparer » et nous avons plusieurs questions… Nous avons rejointoyé les murs derrière la plinthe extérieure à la chaux NHL 3.5. Nous comptions les enduire à la chaux NHL 3.5 ou 5 afin de les protéger des eaux de pluie (surtout la façade exposée au sud). Est-ce une bonne solution ? Ou devrions-nous ajouter éventuellement de la pouzzolane ou autre et réaliser un enduit « sacrificiel » ? Nous avons des craintes compte tenu des très probables sels hygroscopiques qui se promènent dans nos murs
    Pour l’intérieur de la maison, au rez-de-chaussée, nous comptions enduire nos murs avec un enduit 3 couches à la chaux NHL 3.5 également en variant la granulométrie entre les couches. Est-ce une bonne idée, où celle-ci ne s’avère pas assez respirante ? Même question relativement aux sels hygroscopiques… notre crainte est d’avoir rapidement des taches d’humidité sur nos murs… Est-ce préférable donc de mettre également un enduit sacrificiel/assainissant sur une hauteur de 1.5 m ?
    Pour le sol, nous envisageons de réaliser un sol en chaux NHL 5/isolation en liège avec pose de tomettes afin de ne pas renvoyer toute l’humidité vers nos murs… Y a-t-il des risques de voir ce sol dégradé dans quelques années par les sels ?

    Mille mercis d’avance pour votre aide!

  • Bonjour et merci pour cet article très intéressant !

    Je suis en cours d’achat d’une maison des années 60, dont le premier niveau est le garage/cave.

    Il est constitué de pierres de taille de 55 cm d’épaisseur, et à l’intérieur un enduit ciment a été appliqué. Comme la région est très humide (coucou la Bretagne), il y a du salpêtre à l’intérieur de ce premier niveau.

    Nous avons fait venir deux artisans différents, qui nous conseillent déjà de faire sauter tout l’enduit ciment qui est à l’intérieur, ce qui me semble raisonnable pour faire bien respirer les murs.

    Ensuite, ils proposent le fameux traitement via injection de silicone + imperméabilisation de la façade extérieure et ajout de ciment à l’extérieur pour boucher les petits trous.

    Est-ce que vous pensez que c’est une mauvaise solution ?
    Auquel cas, quel serait le meilleur moyen pour lutter contre l’humidité ? Mettre de la chaux à l’extérieur et/ou à l’intérieur ? Autre chose ?

    Et quel est le coût de ces méthodes alternatives ? (pour info le traitement silicone est devisé autour de 6000€ pour 36 mètres de murs, et l’extérieur avec ravalement de façade entre 4 et 6000€).

    Autres questions : comment savoir s’il y a déjà un drain autour de la maison ?
    S’il n’y en a pas, quel corps de métier pourrait nous faire un drain ou un hérisson ? (je ne me rends pas bien compte non plus si ces méthodes sont applicables sur ma maison ou pas)

    Merci de vos réponses,
    A bientôt.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article très instructif. J ai une question concernant le salpêtre : est-ce qu il peut se développer à cause d’une fuite dans les canalisations ?
    Je m explique…ma maison date de 1995. J ai une tâche d humidité horizontale tout le long d un de mes murs extérieurs ( au niveau de la dalle ) avec dépôt blanchâtre ( salpêtre). J ai également sur d’autres murs extérieurs de la maison un tout peu de salpêtre ( toujours au niveau de la dalle) mais sans trace d humidité apparente. Il a cependant un peu détérioré le crépit. Ayant pensé à une fuite, il y a un an j ai fait faire une recherche de fuite ( avec caméra, etc…)mais résultat négatif. Je dois avouer que la recherche m a semblée bâclée et qu un doute persiste quant au résultat.
    Néanmoins je me suis quand même demandée en parallèle si cela ne pouvait pas être des remontées capillaires mais est-ce possible sur une maison « récente » avec vide sanitaire? De plus la trace d humidité qui est horizontale me laisse perplexe . Je suis un peu perdue et ai un peu peur que les artisans m orientent vers leur business sans chercher la véritable cause.
    Désolée d être aussi novice!
    Merci encore!

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Absolument aucun besoin de s’excuser de ne pas maitriser tous les sujets de la terre. je n’imagine pas l’ennui si c’était le cas 🙂

      En théorie, le salpêtre provient de sels résidents dans les sols dans je ne pense pas qeu cela puisse être cela.

      Par contre, les développements ou l’apparition de sels peut être lié à d’autres phénomènes comme celui de l’ettringite par exemple :
      https://duckduckgo.com/?q=ettringite+b%C3%A2timent&t=brave&ia=web

      C’en est un parmi d’autre…

      Bonne chance dans ton enquête 😉

      Gautier

  • Bonjour,
    Votre article et explications sont très intéressants.
    Par contre, j’ai du mal à retrouver mon xas.
    J’ai de la salpêtre dans mon sous-sol semi-enterré, sur les murs qui sont sous terre justement.
    Tâches roses et blanches sur murs en pierres. Le reste des murs sont soit en parpaing nus, soit recouvert d’une sorte de chaux qui s’effrite, c’est une matière calcaire et sableuse…
    Je pensais traiter les murs tachés et gratter toute cette chaux qui s’effrite pour repreindre avec une peinture anti-humidité.
    Mais d’après vos explications, j’ai peur que finalement cela remonte à mon rez de chaussée…
    Que faire ?
    D’avance merci pour vos conseils.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Florence,

      C’est un sujet trop complexe pour être répondu en une phrase. J’ai déjà exposé une grande partie des points clés dans mes réponses à la centaine de commentaire ci-dessus.

      Si vous n’y trouvez pas ce que vous cherchez ou si vous voulez un guide mieux structuré, je vous invite à vous procurer cette enregistrement vidéo qui balaie tous les cas de figure et les solutions adaptées :
      https://faisons-le-mur.com/solution-anti-humidite/

      Bonne journée,

      Gautier

  • Jérémy dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article passionnant!
    j’ai un cas particulier de salpêtre dans une cave enterrée en terre au sol, donc les murs n’évacuent pas vers l’extérieur. Je commençais à avoir des moisissures sur le moindre bout de bois stocké avec une odeur très désagréable.
    Nous avons donc posé une dalle isolée (polyane et polystyrène), mis 2 VMC, une porte et une fenêtre pour aérer et faire entrer un peu de lumière.
    J’ai installé un hydromètre pour surveiller le taux d’humidité. Que faire si le taux d’humidité dépasse 60%? Un déshumidificateur suffirait ou faut-il recouvrir les murs de chaux hydraulique (type cuvelage)?
    Merci beaucoup pour vos lumières! 🙂
    Belle fin de journée à tous!

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Un cuvelage risque de ne pas résoudre le problème.

      Le fait est que le changement de destination d’une cave fait courrir la risque que l’humidité ne trouve pas son chemin.

      L’idéal serait d’avoir une aération constante, naturelle ou mécanique comme vous le faites. Si cela ne fonctionne pas, il faudra identifier la source de l’humidité et tenter de la limiter.

      Bonne journée,

      Gautier

  • Bonjour,

    Merci pour ces explications bien utiles sur le salpêtre !

    J’ai beaucoup de salpêtre dans 2 murs porteurs (en brique rouge d’une épaisseur de 25 cm) à la cave. On a trouvé la cause (la citerne d’eau de pluie qui n’est pas étanche..)
    Je viens d’acheter la maison et le problème semble ancien.
    puis-je estimer la solidité du mur.. est-ce que je risque un tassement du mur si le mortier serait devenu poreux au fil du temps ? comment puis-je le savoir ?
    En vous remerciant d’avance,

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Alain,

      les signes de déchaussements ou de mouvement des murs ce remarque généralement par l’apparition de fissures périphériques.

      Un autre signe pourrait être l’apparition d’un « ventre » sur le mur ou le décollement de l’enduit.

      Ce n’est pas évident d’évaluer cela sans être sur place ou sans être professionnel. N’hésiter pas à faire venir quelqu’un du métier pour jeter un coup d’oeil.

      Un petit carton de vin et quelques saucissons sont des monnaies bon marché et très courantes pour ce genre de prestation 🙂

      C’est vraiment une bonne chose que vous ayez trouvé la source de l’humidité !

      Bonne continuation dans votre nouveau chez-vous,

      Gautier

  • Sebastien dit :

    bonjour,

    Merci pour ce cet article très enrichissant.

    Nous avons fait l’acquisition il y 9 mois d’une maison de 1850. Les murs sont en briques cuites et ou crue bâtis à la terre. La maison est mitoyenne à gauche et droite, la rue est béton devant la maison et a l’arrière il y a une grande cour de plus de 15 mètres de long dallées (bloc autobloquants)

    Au début des travaux nous avons découvert le mur côté rue. Celui cil présentait une auréole d’humidité à hauteur d’homme. Nous avons donc gratté l’auréole ; nous avons trouvé un genre de papier peint collé sur une fine couche de polystyrène blanc posée elle-même sur une couche de plâtre, lui-même posé sur un enduit de terre. Puis enfin dessous la brique. Sur une hauteur de 1 mètre tout le mur était bétonné au ciment sur 2 à 3 centimètre d’épaisseur… grosses suées pour faire sauter tout ça ! quoiqu’ il en soit nous y sommes parvenu.
    Les parties basses du mur sur 50 cm facile étaient très humides derrière le ciment.
    Nous avons ensuite fait enduire le mur avec un mélange terre / chènevotte + enduit de finition à la terre. Quelques temps après la poste de cet enduit, des nombres moisissures sont apparues à la base du mur. En voulant bien faire et en voulant ainsi refaire respirer ce mur nous avons maintenant un mur complétement moisi sur 20 à 100 cm de haut suivant les endroits…
    Nous envisageons d’ouvrir le mur de l’autre coté (sur la rue) sur une hauteur de 1 mètre pour enduire à la chaux. (c’est actuellement du ciment). Dans l’espoir de le faire « vraiment » respirer…
    Voyez-vous d’autres pistes ? Sur ce phénomène ?
    Bien à vous.

    PS tous les sols de la maison sont sur dalle béton + carrelage. Nous n’y avons pas touché.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Sébastien,

      Vous soulevez un cas très intéressant.

      Aviez-vous laissé un temps au mur de se ventiler après avoir cassé l’enduit ciment ?

      Souvent l’humidité monte dans les murs et quand on lui ouvre une voie de sortie elle s’engoufre dedans. Il arrive donc que de l’humidité arrivée à 2m de haut dans un mur (ou plus), finisse par redescendre une fois l’enduit ciment retiré. Je vous laisse imaginer la aqté d’humidité que cela représente.

      Ajoutez à cela le fait de mettre deux matériaux qui ont la capacité de se grorger d’eau (les argiles comme la chenevotte peuvent enmagasiner plus de 2x leur poids en eau).

      Du coup, sans une excellente ventilation, cela fait bcp d’humidité qui reste longtemps chargée au même endroit. D’où les moisissures, j’imagine.

      Enlever l’enduit côté route est une excellente piste. Et si possible, laissez le mur nu durant une bonne année.

      Pour ce qui est de l’enduit intérieur, peut-être faudra-t-il le sacrifier… En tous les cas, la finition sera surement à reprendre. Mais sans précipitation, vous l’avez compris 🙂 Laissons d’abord l’humidité du mur se décanter. + Considérez l’emploi de sable pouzzolane ou pomice pour les futurs enduits.

      Bonne continuation,

      Gautier

  • Bonjour,
    Article très intéressant…
    J’ai des mur en terre chez moi et ne pensez vous pas que faire un mur chauffant ne risque pas de trop asséché le mur?
    Un mur en terre trop sec ne risque t’il pas de s’effriter ?
    Merci

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Jey,

      cette solution est effectivement à privilégier pour les murs souffrant d’humiditée ascensionnelle.

      Cependant, bien qu’il faille maintenir un certain degré d’humidité dans la terre crue pour permettre la liaison optimale des plaquettes d’argiles, il y a peu de risque de voir le mur s’effriter avec un chauffage en basse température.

      Merci pour cette question pertinente 🙂

      Gautier

  • Solenne GESRET dit :

    Bonjour,merci pour l article.J’ai une question,dans mon garage il y a du sapetre sur un mur et de l humidité.L’ancien propriétaire nous a dit que la chape a été posé trop rapidement.Nous avons fait 3 trous pour faire une ventilation manuelle.que me conseillez vous d autre ?le mur en chaux?merci de votre réponse solenne

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Une ventilation mécanique serait surement bienvenue.

      La plupart de mes conseils sont dans l’article ou le fil des commentaires.

      Et pour une compréhension globale et très détaillée, je vous renvoie vers mon guide video :
      https://faisons-le-mur.com/solution-anti-humidite/

      Bon courage !

      Gautier

  • aurélie dit :

    Bonjour. Je souhaite juste vous dire que je suis ravie de lire des gens comme vous qui cherche à aider les autres en nous faisans profiter de vos compétences. Votre article est très bien fait, bien clair et il vient de m’apprendre plein de choses que je vais mettre en application dès aujourd’hui. Je vous remercie donc à nouveau.

    • EcoDidacte dit :

      🙏🏻 Mille Mercis 😀

  • Bonjour,
    Je trouve votre site vraiment très intéressant, il fournie une aide précieuse concernant les ancienne maison et des solutions pertinente.
    Mon habitation (1970) possède un sous sol (tout en PVC donc pratiquement plus ventilé) dont le mur est enterré sur 1m environ.
    Bien évidemment, humidité et salpêtre jusqu’à environs 1m/1m20, par chance cela ne monte pas au étage. Impossible d’aller de l’autre coté traiter le problème (mur et éventuellement fondation) car le terrain est au voisin (il n’a bien évidemment pas le droit d’appuyer ses terres sur mon mur mais la c’est un autre problème…). Pensez-vous que décaper les mures du sous-sol + VMC soit efficace ? Ma crainte est surtout concernant les dégât que le salpêtre fait dans les murs a long terme. Car pour l’instant a part l’humidité au delà de la normale ce n’est pas vraiment gênant car sa ne monte pas dans les pièces de vie.
    Merci d’avance

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Romuald,

      Oui décaper les murs et la VMC seront déjà un très bon début. C’est également ce que je ferais.

      Ensuite, laisssez passer qquelques mois pour voir comment le mur réagit.

      Pour le terrain du voisin qui pose sur votre mur, je contacterai le CAUE de votre région pour savoir quels sont les recours possibles.
      Je suis pour la paix de voisinage mais un compromi (la pose d’un drain efficace, par exemple) pourrait être imaginé, c’est tout de même la pérennité de votre bati qui est en jeu.

      Bonne continuation,

      Gautier

  • Bonjour,

    Merci pour toutes ces explications.
    Chez nous, nous avons du salpetre qui remonte par les joints de carrelage.
    les murs semblent ne pas avoir de problème

    nous avons vu qu’il existe des boitier géomagnétique qui permettent d’évacuer et d’assécher?
    avez-vous eu un retour sur ce sujet?

    Merci d’avance

    viviane

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Viviane,

      Oui, le boitier électro magnétique inverse la polarité des murs et fait empêchent les remontées capillaires.

      Cela fonctionne… Mais le prix est parfois dissuasif. (Et les vendeurs insistants)

      Je n’ai malheureusement pas de marque à vous conseiller.

      Bonne continuation,

      Gautier

      PS : Dans votre cas, un premier pas serait certainement d’enlever le carrelage étanche

  • Bonjour,
    Tout d’abord bravo et merci pour votre disponibilité au vu de tous les commentaires auxquels vous prenez le temps de répondre.
    Je suis locataire d’une maison en pierre datant d’avant 1949.
    Nous avons 3 étages, dont une cave de 30 m2 située au niveau rue et qui présente de la salpêtre sur tous ses murs (en pierres apparentes).
    La cave en question n’a pas de lumière entrante et pas de VMC.
    L’infiltration vient d’une nappe peu profonde située sous la maison.
    Voici donc mes questions.
    – Une seule porte sépare cette cave de la pièce à vivre principale dans laquelle je travaille toute la journée. La salpêtre est-elle donc dangereuse pour ma santé ?
    – Les propriétaires semblent prêts à traiter le problème. Mais quelle est à votre avis la meilleure solution : installation d’une VMC ou traitement à la chaux, ou les deux combinés ?
    – La chaux est-elle dangereuse pour la santé ?
    – J’ai lu que vous disiez que la salpêtre était une preuve que le mur respire, peut-être ne doit-on donc rien faire ?
    Un grand merci par avance par avance pour votre aide.
    Bonne continuation,
    Manon

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Manon,
      Merci de me remercier😄

      – La salpêtre est-elle donc dangereuse pour ma santé ?
      Non
      – installation d’une VMC ou traitement à la chaux, ou les deux combinés ?
      les deux combinés
      – La chaux est-elle dangereuse pour la santé ?
      A l’état volatile oui… + un peu agressive pour la peau à l’état liquide
      – J’ai lu que vous disiez que la salpêtre était une preuve que le mur respire, peut-être ne doit-on donc rien faire ?
      Traiter la source serait l’idéal car le salpêtre indique aussi un trop plein d’humidité ce qui n’est pas optimal pour les murs.

      Belle journée,

      Gautier

  • Suite à mon précédent commentaire, je précise quand même que la salpêtre se trouve sur tous les murs mais de façon diffuse et en petite quantité (et non pas en aussi grande quantité que sur votre photo de mur avec les briques). A part sur un mur mitoyen avec notre voisin sur lequel il y a quand même une grande tâche mais peu épaisse. Voilà, cela aidera peut-être pour la réponse 🙂
    Un grand merci,
    Manon

  • Bonjour, merci pour vos articles toujours tellement instructif !
    Je vous expose mon cas un peu particulier.
    Je suis en train de rénover une vielle maison landaise datant de 1875. C’est une maison à colombages. Elle a été rénové une première fois : pose bardage bois, de revêtements intérieurs (voliges ou placo)…et de carrelage sur tout le sol.
    En faisant tomber une cloison, un filet d’eau est apparu au sol, venant de sous le carrelage, je décide alors d’enlever une partie du carrelage et découvre quelques flaques qui secheront rapidement mais surtout une magnifique tomette 😊.
    Je décide alors d’enlever tout le carrelage, la tomette au début humide fini par secher mais du salpêtre apparaît alors… et réapparaît au fur et à mesure que je l’enlève. La pièce est bien ventilé. Auriez vous une idée pour mettre fin à l’apparition du salpêtre ?
    Merci beaucoup
    Yann

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Yann,

      Wooww.. sacré découverte 😊

      Non, pas de solution contre ce salpetre… Pour en finir il faudra laver tout le sous-sol de votre maison de ses sels… Ce qui est impossible à ma connaissance 🤔

      Même les inversseurs de polarité ne fonctionnent que sur les murs.

      En théorie, cela ne durera qu’un temps donc il faudra prendre votre mal en patience en vous disant que même si cela n’y ressemble pas, enlever ce carrelage est la meilleure des choses que vous puissiez faire.

      Bonne année,

      Gautier

  • Bonjour Gautier,
    Merci pour vos conseils que nous avons suivis ! Après un ravalement int et ext, les murs à la chaux respirent.. Une vmc fait circuler l’air. L’humidité ambiante a disparu. Une preuve : le pain n’est plus mou au bout d’une nuit passé dans cette pièce. Reste deux questions. Notre sol est en carreau ciment, il est ancien et beau, nous ne souhaitons pas l’enlever. Avant il y avait des auréoles de salpêtre. Si nous souhaitons le protéger des tâches ( c’est une salle à manger) , on nous conseille de mettre un produit hydrofuge mais .. dans ce cas.. cela va bloquer la respiration du sol et peut être reporter le pb sur nos murs en chaux ? Autre question : sur ce mur renové à la chaux, peut-on poser une plinthe en bois pour le protéger en bas ? Merci d’avance pour vos réponses et bravo pour votre site très utile.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Tatisa,

      Bravo pour tes travausx, ta maison te le rendra 😀

      Oui tu as bien identifié le dilème avec ton sol.

      La solution idéale, serait de trouver la source des remontées humides, mais je sais que ce n’est jamais évident. 🤔

      Sinon, il n’y a absoument aucun plroblème à appliquer des plinthes en bois sur un mur à la chaux… à moins d’avoir vraiment de sérieux problèmes d’humidité.

      Belle ejournée,

      Gautier

  • Bonjour et merci pour toutes ces informations qui m’ont beaucoup éclairée.
    J’ai une vieille maison en pisé avec des problèmes de salpêtre en bas de certains murs. On ne ressent pas d’humidité ni de moisissure, juste des cristaux visibles à certains endroits et l’enduit intérieur qui se décolle. Il y a un enduit extérieur et intérieur. J’ai bien compris qu’il faudrait commencer par laisser respirer ces pauvres murs. Je ne me sens pas capable de réaliser ces travaux moi-même et je ne sais pas à quel artisan m’adresser. Il est difficile de trouver des artisans qui proposent des travaux respectueux des méthodes de construction traditionnels et on ne trouve pas des personnes qui veulent se déplacer si ce n’est pour ravaler la maison entière. Ce n’est peut être pas votre intention première que de conseiller des professionnels mais ça me rendrait un enorme service si on pouvait me diriger vers la bonne personne car aujourd’hui je me sens démunie face à la dégradation de ma maison. J’habite l’ouest lyonnais : connaîtriez vous quelqu’un dans le secteur ?
    Merci !

  • Bonjour,

    je cherchais comment assainir une cave d’immeuble parisien fin 19è siecle, sol en terre battue mélée a des restes de poussieres de charbon humide, mur en materiaux divers, plutot briques et pierres mélées. J’en étais à comprendre qu’il ne faudrait pas imperméabiliser le sol de cave par une dalle beton, pour ne pas repousser l’humidité vers les murs, favoriser l’aération, (mais il y a juste un soupirail et des portes à claires voie, pas d’electricité pour une VMC.) Mais il ne faut pas compter non plus y amener du bois. Pour éviter toute cette poussière dans la cave, peut on envisager de recouvrir la terre battue, après aplanisssement , par un sol de terre cuite type brique de parement,( la brique pleine serait trop couteuse et lourde à deplacer pour ces 8 à 10 m2 )? La terre cuite est elle assez poreuse
    Merci pour ce riche partage de connaissances que constitue ce
    site.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Hélène,

      Oui, c’est une bonne idée et oui la terre cuite est largement assez poreuse.

      Veillez simplement à tester la résistance au poids et aux impacts.

      Différentes marques, différentes qualités.

      Bon chantier,

      Gautier

  • Bonjour,

    Votre post ainsi que les commentaires sont très intéressants et enrichissants mais malheureusement Je n’y ai pas trouvé de réponse me correspondant, d’où ma question…

    Nous avons une cave entièrement enterrée. Dans le but de l’aménager, nous y avons installé 2 fenêtres sous forme de cours anglaise.
    Sur une partie du mur, du salpêtre apparaît ainsi que des taches d’humidité dont l’origine semble être connu: l’évacuation de la machine à laver qui fuit dans le mur. En effet, le mur devient humide à chaque machine ..

    Mais sur un autre mur, du salpêtre pour lequel on a pas d’explication !

    Côté extérieur, il y a une dalle béton carrelée qui recouvre tout le pourtour de la maison. Il y a également des canalisations qui passent ici mais elles sont normalement en bon état. Il y a également la sortie d’une gouttière qui atterrit là. Tout ceci pourrait il en être la cause ?

    Nous avons isoler toute la maison avec placo collé. Elle n’est pas en pierre, juste du parpaing classique et donc idem pour la cave.

    Nous aurions voulu continuer ce système d’isolation et donc avons tester de coller du polystyrène sur une belle poussée de salpêtre. Et bizarrement celui-ci ne pousse plus à cette endroit !

    Il n’y a pas énormément de salpêtre, est ce que ce type d’isolation pourrait donc être la solution ? Qu’en serait il sur du long terme..? Le MAP pourrait il se ramollir et donc les plaques tomber?

    Nous envisageons de casser cette dalle qu’il y a autour de la maison, pourquoi pas drainer mais Surtout nous voulons mettre du Gravier partout. Est ce que cette finition pourrait aider également ?

    D’avance, un grand merci!

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Michel,

      Je ne pense pas que le polystyrène soit une solution en soit mais il se pourrait que l’ajout de ce matériau est dépolarisé le mur. Cette variation de polarité pourrait éventuellement être à l’origine d’un recul des remontées capillaire et du salp^tre qui l’accompagne.

      Oui, le MAP eut se ramollir.

      Oui, le gravier en périférie est une bonne idée 🙂

      Bonne continuation,

      Gautier

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