Salpêtre | 6 solutions naturelles et efficaces ! 

Les problèmes d’humidité sont responsables de nombreux cas de désordres dans l’habitat et de maladies. C’est une complication qui touche énormément de foyers et chanceux sont ceux qui n’y ont encore jamais eu affaire.

Remontées capillaires, effets de mêche ou mauvaises gestion des écoulements d'eau de pluie ne sont plus les seuls responsables.

Une logique d'étanchéification des sols intérieurs (dalles ciment) et extérieurs (goudronnage des chaussées) amène beaucoup de bâtisses à avoir les pieds dans l'eau.

Si tu n’es intéressé que par les solutions présentées dans le titre, je t’invite à descendre directement en bas de page.

Par contre si tu souhaites savoir plus en détail ce que sont ces problèmes pour en avoir une compréhension plus globale, tu ne seras pas déçu de commencer la lecture dans l’ordre des chapitres.

 

Qu'est-ce que le salpêtre? 

Le mot salpêtre vient du latin salpetrae, qui signifie littéralement sel de pierre.

Le salpêtre se développe dans les endroits humides et peu aérés. Principalement à l’intérieur des maisons sur les zones de soubassement et en pied de mur. On le retrouve fréquemment dans les caves mal ventilées.

Le salpêtre est un phénomène lié aux remontées d’humidité du sol dans les murs (remontées capillaires). Si certains l’appellent encore le sel de pierre c’est parce qu’en remontant du sol, l’humidité se charge des résidus des matières minérales en décomposition qu’elle traverse. Une fois à la surface du mur, l'eau s’évapore, tandis que minéraux et sels minéraux redeviennent stables et se cristallisent. Le dépôt qui se forme, le salpêtre, ressemble à un amas de fibres blanches.

SALPÊTRE

Chimiquement, le salpêtre est composé essentiellement de nitrates.

Il se retrouve donc principalement dans les environnements ammoniaqués comme les étables, les écuries ou à proximité d'une fosse septique (l’ammoniac se forme à partir des urines).

Il se développe aussi dans les zones ou l’eau est riche en nitrate (souvent à cause de pollution aux engrais agricoles).

Sur cette image on peut observer le salpêtre qui prolifère sur les joints de chaux plutôt que sur la brique.

La raison de ce  phénomène est que le mortier des joints étant plus poreux que la brique cuite, il favorise la migration de l’eau dans le mur et le salpêtre naît de cette diffusion. Pour mieux le comprendre expliquons ce que sont les remontées capillaires.


 Les remontées capillaires

La remontée capillaire, ascension capillaire ou humidité ascensionnelle est un phénomène physique très simple que chacun de nous a pu observer en trempant un sucre dans son café sans l’y plonger complètement. D’ailleurs, plutôt que de faire des longs discours je t’invite à regarder cette vidéo si tu n’es pas sûr de savoir de quoi je parle.

Dans le bâtiment, ce désordre concerne principalement les murs construits en matériaux « capillaires » à cause de leurs pores fins (pierres tendres, briques, …). Il peut aussi n’affecter que les enduits de façade si la maçonnerie est non capillaire ou protégée. Dans le cas d’enduits au plâtre ou à la terre, le traitement de ces remontées est primordial.

SALPÊTRE

Les remontées capillaires deviennent souvent pathologiques dans le bâti ancien qui a été mal rénové et dont la dalle en ciment renvoie toute l’humidité du sol vers les murs. Murs qui, à l’origine n’étaient pas prévu pour faire face à une telle sollicitation.

Quand on ajoute à cela un enduit ciment ou des monocouches à la colle qui viennent emprisonner cette humidité dans les murs, on risque des désordres structurels graves.

Dans les constructions modernes, une arase étanche en pied de mur est sensée limiter ces remontées d’humidité. 


Le salpêtre est-il dangereux pour la santé ?

Disons que l’humidité dans une maison est un phénomène tout à fait naturel et même très sain pour maintenir un bon niveau de confort. Par contre, si à l’intérieur de l’habitation, l’humidité liée aux remontées capillaires n’est pas maîtrisée, on risque conjointement au salpêtre, de voir poindre des moisissures !

Les moisissures ne sont pas minérales mais organiques. Elles sont une agglomération de champignons microscopiques qui prennent la forme d’auréoles ou de tâches de couleur vertes, bleues, noires ou blanches et surtout qui répandent une odeur désagréable. Cette odeur annonce une grande nocivité associée à des maladies respiratoires, des affections cutanées, des risques allergiques ainsi que de mauvaises conditions d’hygiène en général.

Le salpêtre, lui, n’est pas spécialement dangereux pour la santé.

Pour tout dire, il est même utilisé en salaison des aliments saumurés, comme les jambons. Il y apporte de la coloration et participe à la conservation des charcuteries.

Il y a pourtant une application dans laquelle il a été et continue d’être à l’origine de millions de morts. C’est ce que nous voyons dans le chapitre qui suit.

  

Article complémentaire pour plonger dans le sujet : 

Chaux aérienne ou Chaux hydraulique | Laquelle choisir ?


Le salpêtre dans la salpêtrière

L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a une histoire assez cocasse puisqu’il doit son nom au bâtiment initial dont il a détourné la fonction.

En 1656, Louis XIV fit construire cet hôpital en lieu et place d’un ancien arsenal où l’on fabriquait de la poudre à canon et des munitions. Ce bâtiment était appelé « la salpêtrière » car le salpêtre est une des composantes de la fameuse poudre noire.

La symbolique est forte de soigner les vivants en lieu et place de ce qui fut une industrie de la mort. Cependant le nom de « salpêtrière » est resté pour marquer l’ironique origine des lieux.

Le salpêtre est donc explosif, oui. Mais pas sous n’importe quelle condition.

Internet regorge de recettes au salpêtre pour fabriquer des pétards ou des petites bombes artisanales. Dans la majorité des cas faudra de rassembler du souffre, du charbon de bois, du salpêtre et une petite étincelle pour obtenir un mélange explosif.

Autant dire qu’il faudrait vraiment un concours de circonstances particulièrement malheureux pour que cela arrive dans ta cave 🙂

Salpêtre = Mauvais Signe ???

Contre toute attente, je dirais que le salpêtre n’est pas un mauvais signe en soi.

Bien sûr, il nous indique qu’il y a un surplus d’humidité dans notre mur ou sous notre dalle , mais il nous informe aussi que cette humidité arrive à s’évacuer donc que le mur respire.

Là ou cela devient problématique, c’est dans la mesure où le salpêtre apparaît à des endroits où on ne l’attendait pas. Au premier étage par exemple 🙂

En effet, si l’auréole d’humidité n’est pas située en pied de mur, cela veut dire qu’elle est prisonnière du mur et qu’elle ne sait pas par où se libérer. Et tant qu’elle ne trouvera pas, elle ne s’arrêtera pas !

On retrouve typiquement ce cas de figure derrière les murs enduits au ciment qui mettent extrêmement longtemps à se laisser traverser par l’humidité. D’ailleurs quand cela arrive, il est généralement trop tard pour espérer qu’aucun autre dégât collatéral n’ait eu lieu.


Dégâts liés aux remontées capillaires et au salpêtre

En intérieur :

La plupart des dégâts liés aux remontées capillaires qui alertent les gens commencent à l’intérieur de l’habitation.

Très classiquement on observe des décollements d’enduits, de peinture ou de papier-peint. Si on ne fait rien, selon la composition de l’eau, suivent l’effritement des parements minéraux et l’apparition du salpêtre.


Derrière une finition bois comme les lambris, l’humidité aura vite fait de pourrir le bois ce qui fera également apparaître les insectes xylophages et la tristement célèbre mérule (champignon du bois).

Les conséquences de ces pathologies ne sont cependant pas que d’ordre esthétique puisque comme je l’ai évoqué plus haut, les risques sanitaires sont sérieux.


En extérieur :

A l’extérieur, les remontées capillaires qui n’arriveront pas à s’évacuer par perspirance, commenceront par affaiblir la structure du mur avant de marquer des auréoles humides et décoller progressivement des plaques d’enduits.

Si l’eau du sol est riche en nitrate, celui-ci se transformera en nitrite une fois au contact de l’air (salpêtre) et cet élément acide détériorera la chaux calcaire des joints de pierre et même les pierres elle-mêmes si elle sont trop tendres. Inutile de préciser qu’une telle pathologie en pied de mur peu être extrêmement dure à rattraper.

 

Dans l’ensemble :

Si l’humidité atteint les parties en bois de certains murs, comme des poteaux, des assises de colombage ou des lisses d’ossature, les remontées capillaires feront vivre l’enfer. Imagine un plancher bois aux solives emprisonnées entre deux couches d’enduit ciment bien dosé 🙂


Solutions "Traditionnelles" (sic!)

En règle générale et pour notre plus grand bonheur, il existe des solutions efficaces, respectueuses du bâti, écologiques et peu cher.

Malheureusement, peu de personnes nous apportent ces conseils pleins de bon sens.

A la place on propose généralement l’emploi de solutions chimiques moins laborieuses mais franchement critiquables sur le long terme.


L’injection d’hydrofuge :

Une technique conventionnelle consiste à injecter un produit hydrofuge dans le mur par des perforations effectuées tous les tant de centimètres.

Par cette photo on comprend bien que oui, l'ascension de l’humidité est bloquée au niveau du mur. Par contre, qui sait ou va se retrouver cette humidité et quel désordre elle va créer ailleurs. Avec le bitumage des routes et des trottoirs, il est aujourd’hui quasiment impossible de permettre aux eaux souterraines de s’évacuer (ni aux eaux de pluie d’ailleurs). Résultat, le problème persistera et réapparaîtra ailleurs ; tôt ou tard !

Et là, il ne nous restera même plus nos 300€/ml d’hydrofugation pour pleurer 🙂

SALPÊTRE

Une autre idée de génie est d’hydrofuger la façade. Génial ! Avec cette solution on ne fera que déplacer le salpêtre en hauteur et on fragilisera une plus grande partie du mur.

Tu l’as comprit, ces solutions corrigent certains effets mais ne résolvent pas le problème de fond.


            

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Solutions naturelles contre le salpêtre

Le but de cet article est de faire comprendre que ce n’est que par la respiration des murs que l’on peut venir à bout des désordres d’humidité. Cet échange doit être orienté vers l’extérieur et couplé à une bonne ventilation des espaces intérieurs.

Il est également important d’identifier l’origine des excès d’humidité. Elle peut venir des ruissellements d’eau de pluie en surface comme de la nappe phréatique en sous-sol. Il arrive aussi qu’une auréole inattendue à l’intérieur de la maison nous signale une fuite au niveau de la plomberie.

Ci-dessous, je présente une liste de solutions naturelles que tu es libre d’enrichir en laissant ta contribution dans les commentaires.

 

Faire sauter l’enduit extérieur

Si des maçons du bon vieux temps ont enduit ta maison au ciment, une étape importante sera de faire tomber cet enduit trop imperméabilisant.

Il est clair que cela demande un gros investissement d’argent à faire faire ou d’énergie à faire soi-même. Pourtant c’est un investissement primordial, tout particulièrement si les deux cotés du mur sont enduits.

Cependant, si refaire la façade n’est pas envisageable, en cas d’humidité trop importante des murs, je conseille de commencer par faire tomber l’enduit de pied de murf sur un mètre de hauteur environ. Cela à l’avantage de permettre à la zone la plus exposée de sécher un peu, cela évite à l’humidité de continuer sa course verticale et il n’est pas besoin de monter un échafaudage pour effectuer l’opération.

Ne fois décroûtée, cette zone peut être laissée à nu ou couverte d’un enduit à la chaux si l’exposition aux pluies ou aux ruissellements n’est pas favorable.

Cette vidéo de Jérémy Cohen explique comment réaliser l'opération

Dans des conditions optimales, je conseille de laisser cette zone découverte jusqu’à disparition des symptômes indésirables. Une année n’est pas de trop.

Ensuite, un enduit chaux-puzzolane peut être appliqué en pied de mur. La puzzolane étant très poreuse, l’air qui l’habite lui confère la faculté de sécher plus rapidement et ainsi de protéger efficacement des rejaillissements d’eau de pluie. De plus, moins le réseau capillaire du mortier est fin, moins l’humidité arrive à s’y stocker.

Pour maîtriser les formulations d'enduit, consulte mes Fiches Recettes.

 

Réaliser un drain

La réalisation d’un drain entourant la maison est une étape incontournable pour canaliser les ruissellements d’eau de pluie et protéger son soubassement.

 

Réaliser un hérisson

Les anciens avaient comprit comment protéger leur dalle des remontées capillaires en la séparant du sol par une lame d’air ventilée. Cette lame d’air était créée artificiellement grâce à une stratification de pierres empilées sur la tranche.

Ainsi empilées, ces pierres permettent une circulation d’air à condition de n’avoir pas oublié de laisser deux bouches d’aération de chaque coté du complexe, dans l’axe des vents dominants.

Ce système, appelé « hérisson » présente le double avantage de protéger des remontées humides mais aussi des remontées de nappes d’eau (jusqu’à une certaine limite, évidement:))


Faire sauter l’enduit intérieur

S’il est constitué de ciment ou de matériaux adjuvantés imperméabilisants, les enduits intérieurs sont à renouveler . Idéalement à la chaux ou à la terre.

Attention cependant à appliquer une finition adaptée. En effet, ferrer ou stuquer son enduit de finition augmentera le Sd du mur, le rendant ainsi moins perspirant.

La cire et les huiles dures en finition sont également à proscrire.

 

Mur chauffant

Si tu es en phase de travaux, installer un système de mur chauffant ou de plinthes chauffantes sur un mur sensible aux remontées d’humidité est une option très efficace.

Couplé à une ventilation adaptée, ce chauffage à base température assainira drastiquement les murs et empêchera la propagation de moisissures indésirables.

 

La ventilation

Faire réviser son système de ventilation permet de résoudre miraculeusement certains problèmes d’humidité. Souvent, il s’agit de changer les piles de l’extracteur en question pour retrouver un environnement de qualité 🙂

Ouvrir quotidiennement ses fenêtres est une autre astuce de fortune 🙂

Article complémentaire pour plonger dans le sujet : 

Remontées capillaires | Comprendre le problème

 

CONCLUSION

Voilà déjà une poignée de techniques naturelles pour lutter contre les efflorescences de salpêtre et les remontées d’humidité en général.

Le tout état de permettre à l’humidité de s’évacuer un maximum par l’extérieur.

L’eau est un élément insaisissable et inarrêtable, celui qui prétendra le contraire est soit un charlatant, soit un court-termiste. L’idée est de canaliser cet élément pour pouvoir en profiter sans qu’il nous importune.

Quoi qu’il en soit, il est indispensable de traiter l’origine des remontées capillaires au lieu de panser des jambes de bois.

D’une manière générale, le bâti ancien présente une remarquable longévité (d’où sont nom). Les systèmes constructifs et matériaux locaux ont fait la preuve de leur capacité à perdurer.

Bizarrement, il se développe aujourd’hui une myriade de problématiques inexistantes il y a quelques décennies encore.

Personnellement, je suis convaincu que cela est dû aux matériaux récemment mis sur le marché et au déni des techniques traditionnelles. C’est pourquoi je m’efforce de faire passer ce message.

Si tu n’es pas en accord avec cette réflexion, fais le moi savoir dans les commentaires et c’est avec respect que nous pourront nous entretenir sur le sujet.

Si tu es déjà convaincu, pense à partager cet article avec qui peut le trouver utile, les boutons de partage flottant à gauche de l’écran sont fait pour cela 😉

Au plaisir !

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  • Excellent article, clair et bien documenté qui aborde d’une manière synthétique les problèmes structurel qui peuvent être à l’origine de l’humidité excessive. Ce qui est important ici, c’est de dire que les bonnes solutions consistent à favoriser les échanges entre l’air (de préférence extérieur) et les structures, à nous de ventiler ensuite. Indiquer aussi que si les murs gardent l’humidité, alors, on devra s’inquiéter à terme de l’état des fers à béton… Que dire alors de ceux qui préconisent un enduit de “cuvelage” pour pallier à l’humidité dans les caves ? Il faudrait creuser un peu la question : le bon enduit, le bon cuvelage est nécessairement perspirant, ou plus exactement “microporeux”. Est-ce exact ? Voir ici quelques informations que je donne sur la gestion des problemes d’humidité (non dus à des défauts structurels) : https://maison-econome-et-confortable.fr/problemes-dhumidite/

    nb : un pb de lien sur “base température”

    • Merci Philippe pour ton commentaire et la valeur ajoutée que tu apportes.
      Comme me l’a fait remarquer Marc Xavier sur FB, j’aurai aussi pu aborder le traitement par électrolyse. Je j’ajouterai à l’article qd j’aurais un peu de temps…
      Tu as Bien fait de laisser un lien vers ton blog car ton travail est super pertinent et j’invite tout le monde à aller y jeter un oeil.
      A+ 🙂

  • nathalie dit :

    Merci j’y vois plus clair mais je préfère poser une question pour éviter des erreurs:
    est ce que le mur extérieur avec un mélange terre chaux est suffisant ? de quelle épaisseur? Et quelle mélange en proportion?
    Merci

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      pour un mur extérieur un mélange terre-chaux est peut être un peu léger.
      Bcp de maisons anciennes en terre comme les maisons à colombage étaient protégées par une couche de badigeon à la chaux pure.
      D’autres, comme les maisons en pisé et en bauge pouvaient rester sans protection à la chaux.
      Aujourd’hui certains propriétaires de maison en paille décident de laisser l’enduit terre en finition sur les façades les moins exposées.
      Il n’y a donc pas d’obligation à utiliser la chaux comme enduit de protection pour des murs en terre ou en paille.
      Sur un mur en pierre, par contre, je ne saurais conseiller de mélanger terre et chaux.
      La chaux étant plus solide et plus collante sur la pierre, c’est vers elle que je me tournerais.
      En fait, je ne vois pas beaucoup l’intérêt de mélanger ces deux liants.

      Dans les deux cas l’épaisseur totale des trois couches serait d’1.5 à 2cm.
      (https://faisons-le-mur.com/les-4-phases-dun-enduit-reussi/)

      Et les proportions: 1x liant pour 3x sable

      Si j’ai bien comprit vous ne parlez pas de mur avec des remontées de salpêtre.

      Vous préparez un chantier de votre maison ?

      Au plaisir,

      Gautier

  • Bonjour
    J’ai rénové une vieille maison en terre crue en suivant tous ces bons conseils, avec des moyens financiers limités : j’ai enlevé l’enduit ciment extérieur en bas de mur, côté nord j’ai réalisé un drain, j’ai enlevé la plupart des enduits ciments intérieurs (qui pour beaucoup de décollaient), et je les ai remplacés par des enduits chaux ou bien chaux/chanvre. J’ai installé une VMC, avec bouches hygroréglables.
    J’habite la maison depuis cet été.
    Deux problèmes sont apparus, auxquels je n’avais pas pensé:
    1) la réapparition du salpêtre en bas de certains murs, à travers l’enduit chaux (ça poudre blanc)
    2) un taux d’humidité de 80% voire 90% cet été qui a fait apparaître des moisissures sur l’ensemble du jonc de mer (dans une pièce où les murs sont pourtant secs).
    D’où mes questions:
    Pour la réapparition du salpêtre, si ce n’est que ça (pas de moisissures), existe-t-il un risque pour ma santé ?
    En ce qui concerne le taux d’humidité de mon intérieur: je crois que les murs ont recommencé à respirer, mais quand ils sèchent, la vapeur s’échappent dehors mais aussi dedans.
    Comme cet été il a fait canicule, je n’ai pas pu aérer comme je le voulais, au risque d’une température excessive.
    Dois-je regretter d’avoir permis à mes murs de respirer par les deux côtés ? Le mieux aurait peut-être été de laisser l’enduit ciment à l’intérieur et enduire à la chaux uniquement à l’extérieur.
    J’avoue que votre avis sur ces deux problèmes m’intéresse (surtout le n°2 dont on ne parle jamais)
    Merci !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      merci pour ce détail clair de vos questions 🙂

      Par où commencer…. La question la plus importante est peut être la dernière.


      Dois-je regretter d’avoir permis à mes murs de respirer par les deux côtés ?

      Non, vous n’avez absolument pas mal fait de décroûter l’enduit ciment des deux cotés de vos murs.
      Si vous aviez laissé l’enduit ciment intérieur vous auriez certainement vu se développer des moisissures à terme car l’humidité intérieur ce serait agglutinée en gouttelettes sur les murs (+ la sensation de paroi froide), ce qui ne peut pas être le cas avec l’enduit à la chaux.

      1) la réapparition du salpêtre
      C’est un peu contre intuitif mais cela reste un bon signe quand le salpêtre réapparaît. Cela signifie qu’il s’évacue des murs.
      Durant toute la période ou le mur se ré-assaini et sèche, le salpêtre doit trouver un moyen de sortir. Ce qui n’est pas évident à travers l’enduit ciment.
      Si le salpêtre passe, c’est que le mur respire. Vous êtes en bonne voie 🙂

      2) un taux d’humidité de 80% voire 90% cet été qui a fait apparaître des moisissures sur l’ensemble du jonc de mer
      Un peu étrange en effet. L’été l’air est plus humide car il porte avec lui la condensation issue des éléments de l’environnement. Cet air lourd condensera au contact de zones froides. Le sol est fréquemment l’élément le plus froid de la pièce.
      Qu’y a-t-il comme revêtement sous votre jonc de mer ? Un carrelage froid et étanche ? Se peut-il qu’il y ait des remontées d’humidité venu du sol ? Est-ce une pièce aveugle (sans ouverture à la lumière)?
      Quoi qu’il en soit vos murs en terre et chaux auraient dû venir à bout de ce trop plein d’humidité de l’air.
      Ce que je recommanderais est de penser à aérer dès que possible ces pièces en soirée et durant la nuit pour évacuer chaleur et humidité concentrés durant la journée.


      Pour la réapparition du salpêtre, si ce n’est que ça (pas de moisissures), existe-t-il un risque pour ma santé ?

      Ce salpêtre sera a “balayer” régulièrement. Il n’est pas directement dangereux pour la santé mais peut affecter les personnes sensibles au niveau respiratoire. Bref, mieux vaut prévenir que guérir.

      je crois que les murs ont recommencé à respirer, mais quand ils sèchent, la vapeur s’échappent dehors mais aussi dedans
      Oui, ils évacuent certainement un peu de d’humidité à l’intérieur (à moins que l’air y soit déjà saturé, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle), c’est pour cela qu’une aération manuelle par ouverture des fenêtres en soirée ou tôt le matin est à considérer en plus de votre VMC. Quelques minutes suffisent pour ajuster l’hygrométrie intérieur-extérieur.

      D’après ce que vous me décrivez, vous avez fait tout ce qu’il fallait faire et à moins que vous n’habitiez dans une zone humide particulièrement à risque, vos problèmes devraient se résorber.
      C’est le premier été que votre maison passait avec nouveaux drains, nouveaux enduits et nouvelle ventilation, cela ne pourra qu’aller en s’améliorant.

      Comme le corps humain, une maison a besoin d’un peu de temps pour se détoxifier 🙂

      Félicitation pour vos travaux ! 🙂

      Gautier

    • naumovic dit :

      Pour ma part il faut rendre les murs perméants sur deux faces. Si le taux d’humidité est trop fort dans la maison, il faut savoir d’ou elle vient, gouttière ou pas, plancher, toiture….. Il y a plein de possibilités . Par ailleurs les murs en terre crue peuvent dégager l’humidité accumulée pendant longtemps une fois que la perméance est rétablie, 1 à 2 ans . Aussi s’il y a un dallage béton non perméant, l’humidité cherche à s’évacuer par les murs. Enfin pour la ventilation, il me semble que la VMI aurait été préférable, créant une légère surpression sur le bâti, ce qui permet d’évacuer l’humidité vers l’extérieur.

    • jean-paul.lienard6 dit :

      …c’est le point de rosée – vu sur ma maison partiellement enterrée (origine XVI ieme): sur le bas du mur restauré (nouvel enduit chaud, ainsi que sur le carrelage c’étais mouillé’ : l’air était sec et chaud (juillet 2019), le carrelage et le bas de mur encore froid : l’humidité résiduelle de l’air à condensé sur le mur et le sol froids. Deux jours plus tard mur et sol s’étant réchauffés il n’y avait plus de condensation…

  • Maritrez dit :

    Merci pour cet article, j’ai un problème de remontées capillaires depuis la cave, plusieurs entreprises m’ont proposé des infiltrations de résine couplées à un cuvelage de la cave mais, outre que ça coûte très très cher, cela ne me convainquait pas, ma logique de base repoussait ces propositions, je ne comprenais pas comment bloquer l’humidité dans les murs pouvait résoudre le problème. Mais je suis parfaitement ignorante alors je n’ai rien signé malgré la force de persuasion des commerciaux et j’ai fait des recherches, ton article me confirme mon intuition et m’encourage à aller dans une direction plus saine et durable. merci, merci !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Les remontées capillaires sont une vraie galère actuellement.
      Demande toi quelles sont les possibilités d’évacuation de l’humidité de ta maison:
      * Ya t’il des soupiraux dans ta cave?
      * Le pourtour de la maison est-il recouvert de bitume ?
      * Les enduits de tes murs sont-ils en ciment ?
      * La maison est-elle suffisamment ventilée ?

      Quelles sont les sources d’humidité?
      * L’évacuation des eaux pluviales est-elle optimale (gouttières, ect..)
      * Y a t-il un rejaillissement d’eau de pluie depuis le sol vers tes murs (flaque+voiture, ..)?
      * L’environnement géographique est-il défavorable (coteaux, cuvettes, puits, …)

      Peut-être un de ces points peut être optimisé 🙂

      Bon courage !

      Gautier

  • Bonjour,
    Je m’arrache les cheveux sur un problème de salpêtre…
    Il s’agit d’un mur de briques ancien de 20cm d’épaisseur, construit sans étanchéité au sol qui donne pour moitié sur une terrasse et pour moitié sur l’habitation voisine. Il y a donc des remontées capillaires, assorties de salpêtre dans le bas de ce mur (probablement présence de NH4, ancienne fosse septique ?). Actuellement le plafonnage (plâtre) sonne creux vers le bas (donc décollé) et laisse apparaître du salpêtre par endroits (des deux côtés intérieurs). L’extérieur ne semble pas présenter de problème, il y seulement de la peinture (respirante ?) directement sur les briques. Les travaux de drainage sont inenvisageables et j’aimerais éviter les injections à base de siloxanes qui vont probablement déplacer le problème. Je voudrais laisser le mur perspirer pour évacuer l’humidité de part et d’autre en continu mais sans que l’enduit laisse apparaître soit des auréoles humides soit du salpêtre. Autrement dit, quel revêtement pour empêcher l’eau liquide de passer mais pas l’eau vapeur et qui ne se laissera pas endommager par cette évaporation ? La chaux laisse-t-elle passer le salpêtre ou non ?
    Merci pour toutes les informations compilées dans ce site et merci d’avance de votre réponse.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Anny,

      Pour répondre à la question de fond: Oui, la chaux laisse passer le salpêtre (et les auréoles d’humidité) :/

      Dans votre cas, la peinture extérieure doit bloquer l’évacuation de l’humidité. Elle est donc prisonnière à l’intérieur de l’habitation.

      Le drain sera une excellente idée.

      Essayez aussi de repérer ce qui alimente l’eau de vos sous-sol (terrain en pente, effet de cuvette, gouttière, nappe phréatique,…) et ce qui empêcherait son évacuation dans l’atmosphère (goudronnage, dalles en béton, …). Certains CAUE sont capables d’apporter des infos/solutions concernant les topographies défavorables. Votre mairie à peut-être aussi des infos sur la présence d’anciennes fosses sceptiques ou d’étable.

      Laisser respirer les murs est la bonne chose à faire. Le plus simple étant de les laisser sans enduit int. et ext. durant un temps.

      Bon courage !

      Gautier

  • Frédéric dit :

    Bonjour Gautier

    Un grand merci pour ce site .

    Tu nous dis dans cet article qu’après avoir piqué le ciment de façade sur un mètre:

    “Ensuite, un enduit chaux-puzzolane peut être appliqué en pied de mur. La puzzolane étant très poreuse, l’air qui l’habite lui confère la faculté de sécher plus rapidement et ainsi de protéger efficacement des rejaillissements d’eau de pluie. De plus, moins le réseau capillaire du mortier est fin, moins l’humidité arrive à s’y stocker.”

    dans un autre article sur la chaux
    https://faisons-le-mur.com/8-differences-entre-chaux-aerienne-cl-chaux-hydraulique-nhl/

    “Cette chaux aérienne était alors associée à de la roche volcanique (pouzzolane) pour lui conférer une plus haute résistance et un emploi en des épaisseurs plus conséquentes.
    En effet, ces agrégats légers et aérés par les gaz volcaniques permettaient d’apporter de l’air, donc du CO2 (nécessaire à la carbonatation, tu te rappelles?) au cœur du mortier et permettre sa prise malgré les épaisseurs.
    Ce mélange était appelé béton romain et est également réputé pour sa très grande solidité.”

    Ce qui correspondrait bien à mon cas car les pierres calcaires sous l’enduit, maçonnées à la glaise, mais des parties peuvent être des fois au mortier de chaux, sont très friables (auraient elles pourri dans l’humidité sous l’enduit ciment?) et des trous d’une dizaine de cm ne sont pas rares. il y a donc nécessité d’un rebouchage avant un enduit, avec un mortier chaux pouzzolane (1 pour 3) et des petites pierres calcaire?

    et dans les commentaires de ce même article tu précises:

    “Vous pourriez éventuellement l’hydrauliser “(la chaux)” comme le faisaient les romains.
    Pour cela il faudrait incorporer une charge qui transforme la réaction de prise aérienne en réaction de prise “puzzolanique”.

    Typiquement avec de la brique pillée, de la puzzolane, de la cendre, … tous ces matériaux augmentent la résistance à terme du mortier.”

    Ma question est donc:
    Un mortier de chaux pouzzolane s’hydrolyse donc sera -t-il moins perspirant qu’un mortier chaux sable ? Alors que le but est de faire respirer le mur au maximum pour éviter les remontées de salpêtre.

    En te remerciant de ta réponse.

    Frédéric

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Frédéric,

      Effectivement,la réaction puzzolanique hydraulise la chaux ce qui rend le mortier moins perspirant et plus résistant.
      Je ne saurais pas expliquer pourquoi cette réaction puzzolanique est efficace contre le salpêtre, mais empiriquement
      ces enduits sont effectivement moins propices à la réapparition de celui-ci.
      Il ne faut bien entendu pas s’attendre à un miracle, partout où l’humidité passe, elle portera avec elle des sels.

      Mon conseil est donc de bien laisser le bas de mur nu s’aérer durant au moins 6 mois, idéalement une année.
      Cela en espérant que, combiné à un drain et à la dépose de l’enduit intérieur, le mur s’assainisse assez pour
      que l’enduit ne joue plus qu’un rôle de régulateur.

      Comme tu le dis justement, un des rôles de l’enduit est de permettre au mur de respirer. Par contre, un mur qui respire
      ne permet pas d’éviter les remontées de salpêtre
      . Il n’y a que l’absence de sels dans le sol qui permette cela.
      L’idée est donc de permettre à ce sol de se “purger” en partie durant l’année de séchage.
      dans cette logique l’apparition du salpêtre sur un enduit (même à la chaux) est une bonne chose puisqu’elle indique que le salpêtre s’évacue (et qu’un jour il n’y en aura plus).
      En pied de mur, l’utilité de l’enduit est aussi de protéger le mur des rejaillissements d’eau extérieur, c’est une autre justification de l’emploi d’un enduit puzzolanique sur cette zone.

      2) Oui il arrive que les mortiers à la chaux “pourrissent” sous une couche de ciment. Ils deviennent alors fragiles et friables.
      Je conseil effectivement de remaçonner les parties abîmées.

      J’espère avoir répondu à ta très bonne question 🙂

      Bon chantier !
      Gautier

  • VirginieM dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article qui me permet de mieux comprendre les problèmes de remontées capillaires dans notre maison qui n’a pas de vide sanitaire. Nous rencontrons des problèmes d’humidité dans la chambre de notre fille que nous avons traité en partie avec l’installation d’une VMC. Sur un des murs d’origine (qui n’a pas de face exterieur) il y a du salpêtre sans moisissures. Le plâtre/peinture ne tient pas. Je me demandais si le fait de recouvrir le mur avec du liège décoratif en rouleau ou plaques afin de limiter la poudre/poussière et avoir un mur plus propre permettrait au mur de respirer quand même ? Je me sens moins à l’aise avec les enduits à la chaux…
    En vous remerçiant.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Virginie,

      Malheureusement, le liège ne permettra pas aux murs de respirer, Il est quasiment étanche et imputrescible :/

      Une solution bricolée sans refaire tout le mur pourrait être d’y intégrer (en bas de mur) un câble chauffant. Ainsi, les remontées (à défaut d’être stoppées) seraient en partie évaporées . Mais, c’est la solution de fortune pour préserver la chambre de la petite :/

      Bien à vous !

  • Bonjour, et merci pour toutes ses informations. Je vous présente mes petits tracas.
    Je suis en train de refaire un enduit de soubassement sur une maison en pierre. Donc coupage propre à la disqueuse à un mètre de hauteur, piquage de l’enduit façade ( matière très blanche et molle, très récente ..), et je suis au stade renformis /gobetis dosé à 2 parts 0/4 1 part NHL 3,5. La suite seras corps d’enduit dosé 2,5 pour 1 (aux endroits qui me le permettent), et finition, dosé 3 pour 1.
    En ce qui concerne les éventuels auréoles qui apparaîtrons sur la finition, dues au remontées capillaires, ais je une solution pour les empêcher ? Est ce que le corps d’enduit à son rôle à jouer la dedans, pour mieux repartir l’humidité qui y passe? Bien que cela n’est pas prévu pour ce chantier, est ce que l’option pouzzolane et chaux aérienne évite ce phénomène ?
    J’ai prévu de talocher (petite astuce qu’un compagnon m’a enseigné, c’est une taloche plastique, sur laquelle j’ai laisser les aspérités remplis de mortier, le lendemain un coup de brosse métallique, cela pour imiter les taloches bois, qui font remonter moins la laitance.)
    On est bien d’accord que au niveau perspiration des murs, il vaut mieux ne pas resserrer trop le grain, ni faire remonter trop la laitance?
    Y a til une finition qui camoufle mieux que d’autres ces auréoles? Finition gratté?
    J’ai fait la même chose sur une maison il ya quelques années, et à chaque fois que je passe devant je vois ces auréoles disgracieuses…D’autant plus que ces deux chantiers sont sur des grands axes, donc très visibles.
    En vous remerciant d’avance pour votre aide!!

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Question à 1000€ 🙂

      Non, les auréoles d’humidité sont difficiles à stopper. Se sont elles qui aident le mur à respirer mais elles remontent des sels qui restent apparents avec le temps.

      Cool l’astuce de la taloche 🙂

      * est ce que l’option pouzzolane et chaux aérienne évite ce phénomène ?
      >>> Elle le limite un peu car l’enduit devient moins perspirant.

      * au niveau perspiration des murs, il vaut mieux ne pas resserrer trop le grain, ni faire remonter trop la laitance?
      >>> Oui

      * Y a til une finition qui camoufle mieux que d’autres ces auréoles? Finition gratté?
      >>> Plus il y a d’aspérités, moins le plan est uniforme. Donc, oui, ça camouflera légèrement.

      Peut-être que mon collègue du blog https://blog-patrimoine-facades.com/ serait apte à vous donner plus d’informations concernant ce sujet en particulier.

      Bon chantier 🙂

      Gautier

  • Bonjour,

    Tout d’abord félicitations pour cet article, je comprends mieux certaines choses maintenant.

    Je vais vous soumettre mon cas, particulier comme ils le sont tous, je rénove actuellement un maison en pierres début 1900, rénovée une première fois en 1971 par mon père : pose hérisson de 40cm + hydrofuge, joints ciments, pierres apparentes.
    Il n’y a pas de remontées capillaires juste phénomène de condensation car simple vitrage, rampants isolés avec 10cm de laine de verre et absence de Vmc.
    Pour la rénovation 2019 nous avons commencé par changer les vitrages (alu double vitrage) avec entrées air hygroreglable + Vmc hygro B.
    Nous posons actuellement 26cm de laine de bois a l’étage sous les rampants+ lambris peuplier.

    Je suis assez serein pour cette partie, par contre au rez de chaussée intérieur je voudrais poser un enduit chaux chanvre sur les mur en pierre sans enlever les joints ciments et remplacer le sol en pierre (aussi jointes au ciments) par un sol plus lisse et moins froid et là je suis plus serein du tout du tout, auriez-vous quelques recommandations sur ces 2 parties enduit puis sol)

    Merci d’avance

    Stéphane

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Stéphane,

      déjà, super boulot pour l’instant ! La laine de bois est un très bon produit pour l’isolation d’hiver comme d’été !

      Pour les enduits chaux-chanvre, ce sont d’excellent correcteurs thermiques qui permettront d’augmenter la perception de chaleur de l’air. Il en existe plusieurs formes (enduit gras, enduit projeté, banché, en briques de chanvre). Il faudra que j’écrive un article sur le sujet mais un site sur lequel tu peux t’appuyer est Alliance4.fr. Ils ont des fiches techniques vraiment bien fichues : https://www.alliance4.fr/uploads/fiches/documents/enduit_isolant_en_chaux_et_chanvre.pdf

      Pour le sol, une myriade de possibilités là encore. Une des questions serait de savoir si tu souhaites isoler un peu ou non.
      Il y a du couteux : tomettes, fermacell sol, … Et du moins couteux… Quelle est la surface à reprendre, quelle hauteur etes-vous prêt à sacrifier ?..
      A+ Gautier

  • Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article et des nombreuses questions qui s’en suivent, je pense avoir trouvé résolutions mais je préfère demander confirmation.
    Je viens d’acheter une maison année 50 avec un mur en pierre intérieur de 30cm d’épaisseur et il a été entièrement ceinturé d’un mur en parpaing creux de 20cm d’épaisseur. J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison pour limiter les soucis d’infiltration .
    Ensuite , ne pouvant pas retirer les parpaings sans toucher à la structure je pensais intégralement découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
    Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur….
    Malgré tout que penser vous de se projet? Je garde Malmaison ? Ou bien je rase pour reconstruire ?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Gwendal,

      Désolé pour la réponse tardive mais j’étais en déplacement tout le mois d’aout.

      J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison
      Parfait !

      découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
      Parfait !

      Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur….
      Ce n’est pas l’idéal mais c’est déjà un bon début. Beaucoup de maison n’ont m^me pas cette chance.
      Qu’y a t il à l’extérieur ? Un enduit ciment ? Si c’est le cas et que vous avez la possibilité, vous pouvez ôter l’enduit de soubassement sur une hauteur de 1m environ. Laisser sécher durant une année et faire un enduit chaux hydraulique à la place.

      Je garde Ma maison ? Ou bien je rase pour reconstruire ?
      Joker ! je ne prendrais pas le risque de répondre à ça sans avoir visiter la maison 😀

      Bonne continuation,

      Gautier

  • Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article et des nombreuses questions qui s’en suivent, je pense avoir trouvé des solutions mais je préfère demander confirmation.
    Je viens d’acheter une maison année 50 avec un mur en pierre intérieur de 30cm d’épaisseur et il a été entièrement ceinturé d’un mur en parpaing creux de 20cm d’épaisseur. J’ai de l’humidité dans la cave mais je compte poser un drain sur tout le pourtour de la maison pour limiter les soucis d’infiltration .
    Ensuite , ne pouvant pas retirer les parpaings sans toucher à la structure je pensais intégralement découvrir les murs intérieur, retirer le ciment, laisser respirer quelque temps, puis faite un enduit chaux chanvre de 5 à 10cm d’épaisseur.
    Seul soucis c’est que la pierre va uniquement respirer vers l’intérieur donc certainement du salpetre… Mais final est ce très grave? Il n’y a pas de risque pour la santé ? Surtout si c’est régulièrement aéré?
    Merci pour vos conseilles et vos réponses

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Il serait important que votre mur puisse être aéré de l’extérieur également, mais comme ce n’est pas possible, votre solution me semble tenir debout.
      En fait, il est difficile de donner un avis tranché car je ne connais pas le micro-climat de votre lieu d’habitation ni sa situation topographique.
      Les réseaux d’écoulement d’eau de pluie sont aussi un facteur ainsi que la présence éventuelle d’une nappe phréatique.
      Si vous avez beaucoup de remontées capillaires, alors même le chaux chanvre peut risquer de subir des aléas.
      Comme vous l’avez déjà compris une ventilation intérieur efficace sera un gage de sécurité.
      Bon chantier 🙂
      Gautier

      • Malheureusement je suis à Brest donc en pleine zone humide, d’où le drainage obligatoire 🙂
        Merci pour votre réponse

  • thavel emmanuelle dit :

    Bonjour infos très intéressantes.
    J’ai exactement ce type de problème. remontées de capillarités . je suis sur sol argileux. Murs de la salle de bain qui a été plaqué avec placo classique et bien sûr qui moisi. on a coupé le placo sur 50 cm au sol pour enlevé tout ce qui a été abimé. les rail de placo sont bien mouillés…. Nous avions une ventilation manuelle (=par ouverture des fenêtres).
    1-Doit -on refaire tous nos murs intérieurs avec un enduit spécial?
    2-le mur extérieur est en pierre doit-on le mettre en chaux ce qui était prévu mais pas encore fait..?
    3 doit on mettre en place une ventilation mécanique en hauteur ou au sol? désolés je suis vraiment novice et inculte sur ce domaine..

    merci bcp

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Emmanuelle,

      1-Doit -on refaire tous nos murs intérieurs avec un enduit spécial?
      Je parle plus haut dans les commentaire de l’enduit à la pouzzolane qui gère un peu mieux l’humidité. En bas de mur c’est un option à envisager.
      2-le mur extérieur est en pierre doit-on le mettre en chaux ce qui était prévu mais pas encore fait..?
      Si le mur est en bon état, laisse le tel quel. L’humidité ne s’en évacuera que mieux.
      Par contre si il y a des risques de rejaillissement d’eau (gouttière à proximité, passage de voitures, … ) alors il est conseillé de le protéger sur une hauteur d’au moins 80 cm.
      > Chaux pouzzolane

      3 doit on mettre en place une ventilation mécanique en hauteur ou au sol? désolés je suis vraiment novice et inculte sur ce domaine..
      La ventilation viendra souvent se mettre en hauteur pour capter l’air chaud et vicié. Une autre solution intéressante peut-être un chauffage mural (résilles ou gaines chauffantes en bas de mur). Cela participerait (selon moi) au séchage en continue des remontées humides. A voir avec un spécialiste.

      + a terme, attention aux risques de rouille des rails de placo.

      Bon chantier,
      Gautier

  • Jocelyne Lascar dit :

    Article interessant. Chez nous nous avons un peu de salpetre sur un mur en pierre de la salle de bains . Il me semble qu’il est apparu depuis que la VMC est en panne. On nous propose un système par injection très coûteux. Je me demandais si ce salpetre pouvait disparaître en réparant la VMC. Qu’en pensez-vous?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Tout à fait, la ventilation évacue (entre autre) l’humidité résiduelle dans l’air et par conséquence elle aide les murs à sécher.

      Cela ne garantira pas la disparition du salpêtre mais cela y contribuera.

      Belle journée 🙂
      Gautier

  • bonjour,
    nous voudrions faire un trottoir cailloux lavés autour de notre maison en pierres, comment éviter les remontées humides ?
    (bien entendu nous avons placé un drain tout autour de la maison)
    merci d’avance pour votre réponse,
    André

  • bonjour
    votre article est très intéressant donc déjà bravo a vous pour votre travail et votre partage de connaissance
    je vous explique mon problème
    nous sommes en train de refaire notre salon qui est constitué de mur en pierre d’une cinquantaine de cms et qui a été recouvert en intérieur et extérieur d’un enduit ciment malheureusement en enlevant la toile de verre dessus qui avait été mise il y’a une vingtaine d’années nous avons découvert de la moisissure donc on aimerait solutionner ce problème
    devons nous a tout prix enlever le ciment ? y’a t’il une solution a moindre coût et effort ? J’ai cru voir dans une de vos réponses que l’on peut installer un cordon chauffant dans le bas du mur et étant donné qu’il y a un sous bassement que l’on compte remplacer serait ce une solution pour l’installer ? y’a t’il un risque que ca chauffe trop et déforme le sous bassement pvc que l’on va mettre ?
    sinon en me renseignant sur d’autres sites certains parle de faire des infiltrations de sikamur, est ce vraiment efficace ? si oui peut on le faire de l’intérieur ? oui parce que le sol du salon est en dessous du niveau de la route :/
    merci d’avance pour votre réponse
    cordialement

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      devons nous a tout prix enlever le ciment ?
      Si il y a eu de la moisissure c’est que l’humidité s’exfiltre mal. Si votre mur intérieur est sous le niveau du sol extérieur je conseillerai surtout d’enlever l’enduit ciment sur un bon mètre de hauteur coté rue.
      Y’a t’il une solution a moindre coût et effort ?
      Non, pas que je sache :/ Mais c’est au cas par cas.

      Qu’entendez-vous par sousbassement en pvc ? Est-ce à l’intérieur ? Est-ce un habillage ?

      des infiltrations de sikamur, est ce vraiment efficace ?
      C’est sensé bloquer les remontées d’humidité et ça fait le job, en tout cas à court terme. Mais là aussi, cela ne peut pas se faire en dessous du niveau du sol extérieur, sinon cela ne sert à rien.
      Par contre, efficacité écologique = 0.

      A vous de voir 🙂
      Gautier

  • Bonjour,

    J’ai moi aussi eu un problème d’humidité dans mon vide sanitaire, beaucoup de condensation (gouttelettes au plafond du VS). J’ai réglé le problème en débouchant les 4 aérations qui étaient quasiment sous terre et en mettant pendant quelques jours un déshumidificateur.
    Cependant, j’ai aussi du salpêtre dans mon vide sanitaire avec un taux d’humidité toujours à 90 %.
    Pour solutionner, je pensais ajouter 2 aérations supplémentaires diamètre 100 face à face pour créer un courant d’air car les 4 bouches existantes ne semblent pas communiquer entre elles, le vide sanitaire étant compartimenté.

    J’aurais 2 questions :
    1/Cette solution vous parait-elle être bonne pour baisser le taux d’humidité ? J’ai également vu qu’on pouvait mettre un déshumidificateur permanent.
    2/Est-ce que la présence du salpêtre peut nuire aux fondations même après avoir réglé ce problème d’humidité ?

    Par avance, merci pour vos réponses.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      1/Cette solution vous parait-elle être bonne pour baisser le taux d’humidité ?
      Oui, imparable !

      déshumidificateur permanent.
      Je n’ai pas d’expérience à ce sujet

      2/Est-ce que la présence du salpêtre peut nuire aux fondations même après avoir réglé ce problème d’humidité ?
      Aux fondations je ne pense pas, il peux altérer un peu la qualité du mortier de chaux de joints de pierre du soubassement. L’idée est d’arriver à extraire un maximum de ces sels. Une bonne idée est celle de l’enduit “sacrificiel” en terre que l’on va retirer au bout d’un ou deux ans. Mais je ne l’ai pas encore pratiqué.

      Bon chantier !

      Gautier

      • Bonjour Gautier,

        Merci pour votre réponse, cela me rassure un peu.
        En effet les avis divergent de sites en sites, mais chaque cas est particulier et il vaut mieux présenter son problème pour avoir la meilleur réponse.

        Du coup j’ai une autre question à vous poser:

        J’ai remarqué quelques infiltrations d’eau, toujours dans mon vide sanitaire, le long d’un mur. Elles apparaissent en premier entre la 1ère et la 2eme rangée de parpaings (il y a 4 rangées en tout) et ensuite au pied du mur. Je précise qu’il ya un peu d’eau qui stagne au pied du mur sous forme de petites flaques.

        De mon point de vue je pense que le mur n’est pas assez étanche du côté ou il y a la terre, peut-être un manque de goudrou ou autre isolant.

        En regardant sur plusieurs forums certains trouvent normal d’avoir de l’eau par temps de pluie en expliquant qu’un vide sanitaire n’est pas forcément étanche, et qu’une remontée capillaire n’est pas grave tant qu’une arase isolante est présentes entre la dernière rangée de parpaings et la dalle.

        Et bien au contraire, d’autres personnes ne trouvent pas ca normal en expliquant l’arrivée de salpetre sur la durée et que ce dernier pourrait bien provoquer des fissures. Et j’ai effectivement du salpetre sur ce mur et sur un autre pied de mur un coin de parpaings fissuré avec du salpêtre.

        Du coup je suis un peu perdu…

        Avoir un peu d’eau dans son vide sanitaire par temps de pluie est il normal? La fissure peut elle etre causée par le salpetre ? Ou bien est ce par le poids du bâtiment ?

        Est ce qu’une remontée capillaire dans le vide sanitaire est dangereux pour le bati même s’il y a une arase pour l’étanchéité de la dalle ?

        Dois je faire un drain ? Ou isoler mon mur côté terre ?

        Merci d’avance !

  • Bonjour,

    Je viens de lire votre article (très intéressant !) et je permets de vous demander votre avis sur ma situation (enfin celle de ma maison ^^).

    Il s’agit d’une vielle longère centenaire en pierre, sur un mur intérieur j’ai remarqué la présence de salpêtre (juste en bas du mur) et la pierre s’effrite.
    La maison était inoccupée avant qu’on y emménage et nous allons y installer un poêle à bois avant l’hiver (qui sera justement à coté de ce fameux mur intérieur).

    Nous avons également prévu de virer l’enduit que les anciens proprios ont mis à l’extérieur de la maison (mais pas avant quelques années car plus de finances après l’achat de la maison)

    Pensez vous qu’il faut que je m’inquiète ?
    Que pouvons nous faire en plus d’aérer les pièces, faire tourner le poele et virer régulièrement le salpetre à la brosse ?

    Merci d’avance énormément pour votre aide 🙂

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,

      Difficile de dire s’il est judicieux de s’inquiéter sans voir la maison 🙂

      Par contre, vous avez mis toutes les chances de votre coté pour que cela se passe bien il me semble.

      Refaire l’enduit extérieur est un investissement, c’est vrai. Un solution provisoire s’il est en ciment (et en cas de besoin) est de le faire tomber en bas de mur simplement (sur 1m). Cela permets d’évacuer plus de remontés capillaires.

      Vérifier que les eaux de pluies (gouttières et ruissellements) ne stagnent pas trop près de la maison est aussi un bon reflexe à avoir.

      Bravo pour votre investissement 🙂

      Gautier

      • Merci beaucoup pour votre réponse 😉

  • Bonjour,
    Je suis en train de rénover un appartement qui se situe au rez de chaussez (un peu en dessous de la route) d’une maison qui a plus de deux cents ans, la plupart des murs sont en pierre d’autre en pisé (car deux maisons en une) et ont été recouvert dans les années 60/70 de ciment a l’intérieur et a l’extérieur avec un doublage en brique et plâtre. Lorsque j’ai enlever le vieux et imposant radiateur en fonte qui se trouver sous une fenêtre tout l’enduit plâtre ainsi qu’une partie des briques est tombé. Le plâtre était mou comme de la pâte a modeler. L’eau des gouttières tombe dans des caniveaux. Je n’avait jamais fait attention mais le ciment c’est décollé en bas des murs extérieurs et il y a de la mousse! je suppose donc que L’humidité rentre par là! Comment rendre le bas de mes murs extérieurs étanchent?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Pour rendre les murs extérieurs étanches, le plus efficace sera de remettre une couche de ciment. Malheureusement, ce sera au dépend du mur lui-même.
      La réflexion devrait s’orienter sur : comment préserver le mur des risques de prendre l’humidité (sans l’étouffer au passage).
      Des réponses à ces questions dans les précédents commentaires et dans l’article lui-même.
      Par contre, si j’étais vous, je décrouterais rapidement tout ce plâtre gorgé d’eau pour aérer enfin ce pauvre mur.
      Bon courage 😉
      Gautier

  • Bonjour,
    Je rénove actuellement une longère en pierre qui possède beaucoup de problème d’humidité.
    Les murs, même à l’air libre (sans isolant intérieur) débordait d’humidité.
    Pour remédier au problème j’ai d’abord enlevé tout l’enduit ciment qui se trouvait sur le mur de l’ancienne étable puis j’ai drainé toute la surface de plancher intérieur avec du géotextile + drain agricole 100mm en serpentin + cailloux 20/40 + ventilation afin d’assécher un maximum.
    Même chose autour de la maison en pied de mur, géotextile + 3 drains agricole 80mm sur 1 mètre de large.
    On m’a également conseillé de refaire les joints du mur à la chaux. J’ai donc refait tous les joints intérieur avec un mélange chaux/sable. J’ai utilisé de la Chaux hydraulique naturelle ST ASTIER Pure Tradi 100 NHL 5.
    La brique étant hydrométrique, je compte par la suite poser un doublage en brique plâtrière à l’intérieur de la maison afin de laisser une lame d’air entre le mur et mon isolation.
    Est ce que toutes mes interventions et matériaux utilisés ont été ou seront un bon choix pour la suite de mes travaux?
    Merci par avance pour votre réponse.
    Cordialement

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Steven,

      Félicitations ! Vous avez déjà fait de l’excellent boulot !

      L’idée de laisser passer une lame d’air entre le mur et l’isolation est bonne mais la complication qu’elle apporte est qu’il faudrait que cette zone soit bien ventilée pour éviter les risques de condensation à la surface du mur et le développement de champignons. Si vous ne savez pas comment ventiler cette zone (ce qui est un vrai casse tête), je vous conseille de bourrer le vide avec un isolant qui gère les transferts d’humidité (Ouate de cellulose en vrac, chute de laine de bois ou chanvre, chanvre-chaux en vrac…) (pas de laine de verre, pas de laine de roche, pas de mousse PU…). Je comprends que votre but était précisément d’éviter ce transfert humide vers l’intérieur mais bloquer l’humidité au noir dans une lame d’air également humide est un peu embêtant :/
      Quelle sera la nature de votre isolant ? et de votre revêtement de mur intérieur ?

      + Pour vos joints de murs, je préconise plutôt de la nhl3.5 ou de la nhl2. la nhl5 est très hydraulique et sert dans des cas de figures plus “extrêmes”, voir mon article sur le sujet en tapant “nhl5” dans la barre de recherche du blog.

      Bon chantiers 😉
      Gautier

  • Bonjour et merci pour cet article très instructif.
    J’ai découvert du salpêtre sur le bas d’un mur sauf que je suis au 4e étage. Si je comprends bien, ça veut dire que l’ensemble de l’immeuble (du moins à la verticale sous mon appartement) est touché ?
    La partie infectée n’est pas très grande. Dois-je enlever l’enduit et grater beaucoup plus loin que ce qui est apparent ?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Nicolas

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Nicolas,

      Au 4eme étage !!!! :O
      Etes-vous sur que ce ne soit pas autre chose ? A quoi avez-vous reconnu que c’était du salpêtre ? Est-ce un immeuble en ciment ? Si oui, je vois mal le salpêtre remonter si haut.

      Oui, grattez un peut l’enduit. Mais pas la peine de gratter là ou il n’y a encore aucune efflorescence.

      Bon travaux 🙂
      Gautier

    • Eco.didaqt dit :

      Top ce commentaire (merci) ! 🙂

  • Bonjour Gautier,

    Je viens de découvrir ton blog, très intéressant, cherchant la cause de pustules et de salpêtre qui sont apparues depuis 6 mois sur un mur de mon séjour. Lire l’article en tête de ce post a été très enrichissant et je me permets de te demander ton avis.

    Ayant fait des recherches sur l’histoire de ma maison, j’ai à peu près les dates des différents remaniements de sa structure.

    C’est un ancien logis bourgeois. Les fondations sont datées du XVe s., remanié fin XVIIIe et à nouveau milieu XIXe. Les murs périphériques et les murs porteurs ont une épaisseur de 1m10 à la base, 0.80m au 1er étage, 0.60m au 2ème et 0.40 au 3ème. ils sont constitués de moellons schisteux et terre, jointoyés à la chaux sur les parties externes du mur, enduit à la chaux pour l’extérieur. Mais pour l’intérieur on trouve de tout : enduit chaux+badigeon, enduit plâtre+peinture, crépi ciment, ciment taloché lissé, enduit ciment+placo collé. les enduits plâtre et ciment ont été fait entre 1953 et 1982.

    Les pustules et le salpêtre sont donc apparues sur un mur porteur, côté séjour, avec enduit plâtre et peinture (1982), entre 1m et 1m50 de haut. De l’autre côté de ce mur, c’est un porche vouté (comme un tunnel) pour passer d’une cour à une autre, sur lequel il se trouve une chambre et des combles. Sous ce porche les pierres sont apparentes, l’enduit à la chaux ayant disparu avec le temps.

    Ce qui m’interpelle, c’est pourquoi ce salpêtre apparaît maintenant ?

    J’ai éventuellement répertorié 3 possibilités :
    1) Il y a 5 ans, une conduite en plomb d’eau “potable” du réseau de la ville, condamnée mais toujours connectée au réseau (elle passe sous la cour supérieure et sous les maisons voisines), a fuit pendant on ne sait combien de jour, et la fuite se trouvait le long de ce mur, à 2 m du séjour. Je précise que le sol sous le porche est en terre battue recouvert de grandes dalles de schiste.
    L’eau mettrait-elle 5 ans pour remonter dans un mur, alors qu’elle peut s’évacuer dans le sol ?
    2) la maison est construite sur un rocher (Mont…) surplombant la Loire à 40m de haut environ, sachant qu’on trouve un puits tous les 10m dans le quartier.
    Serait-ce une fissure d’une nappe souterraine qui amènerait de l’eau dans ce mur ?
    3) le salpêtre apparaît au dessus du dossier de la banquette, il n’y a rien derrière en dessous de 1m.
    On se plaît à penser, avec ma femme, que la chaleur de notre cerveau fait cloquer la peinture, mais une différence de température localisée pourrait-elle éventuellement être la cause ?

    Pour ce qui est des autres enduits, je les remplace, année après année, pièce par pièce, par de l’enduit à la chaux et badigeon.
    Actuellement, je termine de retaper une ancienne salle de bain qui était sous terre, taillée dans le rocher, qui avait un enduit ciment de 5cm. Cela sentait l’irrespirable, la moisissure, beurk, beurk, beurk! Reformis, gobetis, enduit de fond (2cm maxi) et enduit de finition (0.5 à 1cm) à la chaux hydraulique NHL3,5, taloché lissé.

    Merci de m’aider à rectifier les erreurs de l’histoire maçonniques de cette demeure.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Jacques,
      merci d’avoir pris le temps de me faire rêver à imaginer votre belle demeure. 🙂
      Vous vous doutez que je ne pourrais pas vraiment vous apporter de réponse à travers un diagnostique virtuel. Tous les élémnents que vous présentez peuvent être l

      • Eco.didaqt dit :

        [pardon]… peuvent être la cause des remontées capillaires.
        La fuite de la canalisation n’a certainement pas fait de bien à votre soubassement, mais effectivement, 5 ans c’est un peu long.
        Le fait qu’il y ait eu des puits tous les 10m indique une chose certaine : l’eau n’est pas loin du sol. Pour la fissure.. je ne peut rien affirmer.
        Je suis convaincu que les calories produites par vos activités cérébrales peuvent être la source de désordres exceptionnels. Maintenant, pour en être certain, un petit sondage (trou dans le mur) pourrait nous en dire un peu plus. Il se peut qu’un enduit ciment est été monté à 1m du sol durant une rénovation précédente.
        Désolé de ne pas pouvoir être d’une plus grande aide et félicitations pour le soin (et l’amour) que vous semblez apporter à votre bâtisse.
        Bons chantiers 🙂
        Gautier

        • morillon dit :

          Merci Gautier d’avoir pris le temps d’étudier mon cas.
          Mais de toutes façons, “Madame a dit” : “Dés que tu as fini la SdB, tu m’attaques ce mur !” Donc quand “Madame a dit”, faut s’exécuter.
          Ce mur en moellons fait 5m de long sur 8m de haut, coupé en diagonale par un escalier en bois (montant vers la gauche au 1er étage) et la maçonnerie du mur se termine en diagonale opposée par un escalier en pierre (montant vers la droite) jusqu’au 2ème étage d’une tour, paré d’une cloison en brique.
          Je pense que je vais juste piquer le mur du RdC jusqu’au plafond (h 3,30m), et pour le reste, le piquage aux niveaux des 1er et 2ème étage et l’enduit chaux, n’ayant pas le matériel adéquat et /ou suffisamment sécuritaire pour travailler dans une cage d’escalier (échafaudage adapté, hauteur…), je ferai appel à un pro. Je me garderai la finition déco avec un badigeon à la chaux, vu qu’il me reste pas mal de produits, ayant réhabilité le bureau de Madame il y a 2 ans (piquage des murs plâtrés ou mappés, réfection de l’enduit chaux + 8 couches de badigeon teinté +supprimer le ragréage du sol pour rattraper un ancien carrelage en tommette)

          Comme on dit : “Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité”
          Allez hop ! Au boulot !

  • Morillon dit :

    Re salut Gautier,

    j’ai relu ton génial article “Remontées capillaires | Comprendre le problème” et je me suis dit que retaper le mur par l’intérieur à la chaux, c’est une chose, une bonne chose même, mais il serait quand même intéressant de “”Comprendre le problème””.
    Donc, j’ai pris ma grosse torche mon casque de spéléo, à boire et à manger et je me suis enfoncer dans ce tunnel sombre (il fait 7 à 8m de long).
    Et là, à la lumière blafarde de ma torche, l’horreur, la monstruosité, l’inimaginable trace immonde m’est apparue !….

  • Morillon dit :

    ……Suspens …….. Musique qui fait peur …..
    AAAaaaargggh!!! De grosses bousées d’enduit ciment plaquées et lissées à la truelle, là, sur MON mur et sur le sol, une petite rigole à l’aplomb du mur, sur mes belles et vieilles grandes dalles de schiste. Moi qui fait la chasse au ciment dans toute la maison. Je reconnais là l’œuvre de mon voisin, un vieil homme de 98 ans, la vieille école du “tout ciment”, qui a droit de passage dans ce tunnel pour se rendre à son jardin et, de ce fait doit participer à l’entretien du passage. Mais là, il a pris un peu trop d’initiative, le ciment a l’air d’avoir moins d’un an.
    J’ai été le voir, et effectivement, il a fait ça il y a un an, parce que, quand il y avait de fortes pluies, il avait vu l’eau couler dans le tunnel le long du mur et sur les dalles, donc il avait mis du ciment pour pas que l’eau rentre dans le mur ou reste sur les pierres et qu’elles deviennent glissantes. Là, ça coulait sur le ciment lissé.
    Bon je lui est juste dit que j’allais virer ça et refaire la même chose en enduit à la chaux, mais qu’il aurait dû m’en parler. Je ne vais pas me fâcher avec mes voisins, qui plus est un couple de 98 ans, respect !
    Donc prochain chantier : piquage et enduit à la chaux sur mur intérieur ET mur extérieur.

    • Eco.didaqt dit :

      Aie, aie Aiiiiie… Mais tu ne sera donc jamais au bout de tes surprises 😀 😀 😀
      Heureux tout de même que mon article ait permit de lever ce gros lièvre de 98ans.
      Il a fait cet enduit ciment à 97ans alors !!! C’est absolument incroyable ! 🙂 Faudrait pas pousser pépé dans le torchis, tout de même 😉

      “Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité”… Ton heure de parloir est terminé pour cette semaine 😉
      Bon dimanche !
      Gautier

  • Oups ! Salut Gautier … Me suis gouré de Nom sur les 3 derniers, si tu peux ne pas les valider, je les renvoie avec le bon nom

    Merci, Jacques

  • Merci Gautier d’avoir pris le temps d’étudier mon cas.
    Mais de toutes façons, “Madame a dit” : “Dès que tu as fini la SdB, tu m’attaques ce mur !” Donc quand “Madame a dit”, faut s’exécuter.
    Ce mur en moellons fait 5m de long sur 8m de haut, coupé en diagonale par un escalier en bois (montant vers la gauche au 1er étage) et la maçonnerie du mur se termine en diagonale opposée par un escalier en pierre (montant vers la droite) jusqu’au 2ème étage d’une tour, paré d’une cloison en brique.
    Je pense que je vais juste piquer le mur du RdC jusqu’au plafond (h 3,30m), et pour le reste, le piquage aux niveaux des 1er et 2ème étage et l’enduit chaux, n’ayant pas le matériel adéquat et /ou suffisamment sécuritaire pour travailler dans une cage d’escalier (échafaudage adapté, hauteur…), je ferai appel à un pro. Je me garderai la finition déco avec un badigeon à la chaux, vu qu’il me reste pas mal de produits, ayant réhabilité le bureau de Madame il y a 2 ans (piquage des murs plâtrés ou mappés, réfection de l’enduit chaux + 8 couches de badigeon teinté +supprimer le ragréage du sol pour rattraper un ancien carrelage en tommette)
    Comme on dit : “Une vieille demeure, c’est un chantier à perpétuité”
    Allez hop ! Au boulot !

  • Re salut Gautier,
    j’ai relu ton génial article “Remontées capillaires | Comprendre le problème” et je me suis dit que retaper le mur par l’intérieur à la chaux, c’est une chose, une bonne chose même, mais il serait quand même intéressant de “”Comprendre le problème””.
    Donc, j’ai pris ma grosse torche mon casque de spéléo, à boire et à manger et je me suis enfoncer dans ce tunnel sombre (il fait 7 à 8m de long).
    Et là, à la lumière blafarde de ma torche, l’horreur, la monstruosité, l’inimaginable trace immonde m’est apparue !….

  • ……Suspens …….. Musique qui fait peur …..
    AAAaaaargggh!!! De grosses bousées d’enduit ciment plaquées et lissées à la truelle, là, sur MON mur et sur le sol, une petite rigole à l’aplomb du mur, sur mes belles et vieilles grandes dalles de schiste. Moi qui fais la chasse au ciment dans toute la maison. Je reconnais là l’œuvre de mon voisin, un vieil homme de 98 ans, la vieille école du “tout ciment”, qui a droit de passage dans ce tunnel pour se rendre à son jardin et, de ce fait doit participer à l’entretien du passage. Mais là, il a pris un peu trop d’initiative, le ciment à l’air d’avoir moins d’un an.
    J’ai été le voir, et effectivement, il a fait ça il y a un an, parce que, quand il y avait de fortes pluies, il avait vu l’eau couler dans le tunnel le long du mur et sur les dalles, donc il avait mis du ciment pour pas que l’eau rentre dans le mur ou reste sur les pierres et qu’elles deviennent glissantes. Là, ça coulait sur le ciment lissé.
    Bon je lui est juste dit que j’allais virer ça et refaire la même chose en enduit à la chaux, mais qu’il aurait dû m’en parler. Je ne vais pas me fâcher avec mes voisins, qui plus est un couple de 98 ans, respect !
    Donc prochain chantier : piquage et enduit à la chaux sur mur intérieur ET mur extérieur.

  • Bonjour,
    Merci pour votre article excellent !
    Difficile quand même pour un novice d’y voir clair.
    Maison de 1890 type meulière (bel état extérieur), refait à neuf à l’intérieur… j’aimerais néanmoins aménager mon sous sol (non enterré) mais salpêtre sur le mur du sous sol et auréoles jusqu’à 1m80 dans la chambre du 1er étage m’empêche de me lancer. J’ai mis de côté les solutions à plusieurs milliers d’euros (injection ou boitier electro magnétique) et je me demande aujourd’hui si je peux retaper murs et sols de ma cave (aéré par une baie vitrée). Plaquer (avec rail), refaire un enduit… ne rien faire et laisser ma cave avec sa fonction de cave….? Je vous remercie pour vos conseils.

    A très vite.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      comme dit, il est difficile de stopper l’humidité… donc les sels qui l’accompagnent :/
      Pas possible de donner un avis pertinent sans connaitre le bâtiment et ses alentours.. je ne peux que vous conseiller de parcourir les commentaires existants et de tenter de trouver une solution qui vous convienne.
      Bonne continuation 🙂
      Gautier

  • Bonjour Gaultier.
    Votre site et votre suivi en commentaire sont superbes, on sent le passionné de techniques anciennes dans le respect des materiaux, et rien que pour ça, merci.

    Je vais y aller de ma petite question.

    Mise en situation : maison de village, d’au moins 1850, en briques et galets, bâti dans un melange argile chaux sable, mitoyenne des deux cotés, sur une berge de l’Ariège, dont un mur est enterré de 3 mètres contre le jardin.

    Contrainte : Le mur a, depuis toujours une veine d’eau qui lui coule au pied.

    Actuellement : en exterieur, j’ai piqué la facade en ciment, fait un drain exterieur (avant de couler une dalle beton pour la terrasse.. outch), changé les gouttières qui avaient plus de trous qu’une passoire.
    En intérieur, j’ai viré la dalle et les rigoles en béton, décaissé, drainer toute la periphérie et le centre de la pièce, fait un herisson de 5 à 10 cm de tuiles en terre cuite concassées, fait une dalle en beton de chaux avec des billes de liège expansé (pour avoir un petit coté isolant).
    J’ai gratté, rebâtis le mur en galets, et y ai fait une partie de l’enduit chaux ( nhl3.5 blanche) il y a 2 mois. Problème, je viens de m’aperçevoir que le salpètre y ai apparu dessus par petits points un peu partout. Je me dit que c’est une bonne chose.. maintenant tout le mur et le sol repire apres toutes ces années passées sous le ciment et que ca ne peux que s’améliorer. Mais la présence de la source au pied met en peril mes convictions. A terme, il y aura une vmc double flux avec jne bouche d’insufflation et extraction dans cette pièce pour avoir une renouvellement d’air optimal. Qu’en pensez vous? Quelles sont les solutions pérennes qui s’offrent a moi pour cette piece que je souhaiterais rendre habitable.
    Merci de m’avoir lu et de prendre du temps a me répondre si le coeur vous en dit.
    Cordialement.

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Renaud,

      Merci pour vos premières lignes, que le retard de ma réponse n’honore en rien 🙂

      Vouus avez raison, c’est une bonne chose que le salpêtre apparaisse maintenant.
      Les remontées capillaires permisent par la transformation de la dalle font migrer les sels contenus dans le sol.

      Maintenant que le hérisson est en place, il y a peu de choses que je puisse vous suggérer, il se trouve que vous avez fait du bon boulot.

      Une bonne ventilation naturelle du hérisson était un point sensible. Par chez nous, nous utilisons des galets pour les hérissons car ils permettent une circulation d’air sous la dalle et créent une ruptures de capillarité.

      A présent, j’attendrais que le phénomène se tasse avant d’habiller le mur.

      Une autre idée pourrait être de creuser un puits en amont de la veine d’eau et d’extraire cette eau avec une pompe pour votre jardin par exemple.
      Il existe des méthodes accessibles et manuelles à l’aide de tarières ( https://www.comparatif-tariere.com/comment-forer-un-puits-soi-meme/)
      C’est loin d’être LA solution mais c’est peut-être une piste à creuser 🙂

      Bonne continuation et encore bravo pour vos initiatives 🙂

      Gautier

  • Cyril Fondras dit :

    Bonjour et merci pour votre excellent article.
    Je me permet juste de vous soumettre ma situation :
    Je suis en pleine rénovation d’une maison des années 30 qui était uniquement habité l’été. Hors lors du démontage des lambris intérieurs j’ai découvert du salpêtre sur le bas des murs. Petit précision le niveau Ext est plus haut que le niveau Int . J’ai donc supprimer sur 1m50 de haut sur les murs en pierre de 50 cm l’enduit ciment(chose faite il y a 1 an déjà). Actuellement le mur a l’air beaucoup plus sein même si on devinne légèrement l’humidité sur les joints à la chaux des pierres Le crépis extérieur étant propre, je ne souhaite pas le défaire.
    A l’intérieur je souhaite faire un doublage contre ces murs. Quel isolant choisir et dois-je laisser u lame d’air entre isolant et murs ? Si oui comment ventiler ?
    Cordialement Cyril

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Cyril,
      effectivement, si vous laissiez une lame d’air entre isolant et mur il faudrait une ventilation pour évacuer les condensats occasionnés par la paroi froide.
      Mais qui dit mouvement d’air dit aussi perte d’isolation.

      Du coup, ne pas laisser de lame d’air.

      Laine de bois, laine de chanvre, blocs de chanvre ou ouate de cellulose seraient ok.
      Matériaux non perspirants, Laine de roche, laine de verre… pas ok

      Perso, je pense qu’au vu des risques humides, les blocs de chanvre seraient à préconiser. Au moins sur la hauteur des 1.5m. Ensuite une laine de bois/chanvre pour le reste.
      (pas de lame d’air, donc penser à effriter et tasser un peu de chènevotte entre mur et isolant)

      Si plus de risques d’humidité important, de la laine sur toute la surface.

      Laine = lambda ~0.04
      Blocs = lambda ~0.06 :/

      Bonne continuation 🙂

      Gautier

  • Bonjour, super article. Merci pour vos explications pertinentes.
    J’habite au RDC dans un immeuble parisien.
    Je suis en train de prévoir des travaux. L’appartement contient 80% d’humidité près des pierres de tailles et moellons, + un peu de salpêtre.

    Je pense appliquer les solutions suivantes :
    – VMC simple flux avec grille aération aux fenêtres
    – Bouchardage de la pierre + piochage des anciens joints bloqueur d’humidité
    – Recouvrir les pierres (en laissant les têtes apparaitre) au mortier anti-sel chaux puzzolane ainsi que sceller les gaines électriques au mortier anti-sel.
    – Je pensais rajouter un boitier anti-humidité inverseur de fréquences de remontées capillaires d’eau.

    Que pensez-vous de mes premières solutions ?
    Est qu’une VMC double flux serait plus efficace qu’une simple flux avec grille aération ?
    Que pensez-vous du boitier anti-humidité ? Y a til des risques que je le mette en place en parallèle des travaux alors que celui ci a besoin de 8 mois pour être efficace ?

    Je vous remercie
    Marion

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Marion,

      – VMC simple flux avec grille aération aux fenêtres
      Oui, c’est une bonne chose d’utiliser une ventilation mécanique pour extraire l’air humide. L’inconvénient de la simple flux pourrait être que l’air entrant n’étant pas tempéré, il crée des courants d’air qui sont plus perceptibles et il oblige à chauffer un peu plus.

      – Bouchardage de la pierre + piochage des anciens joints bloqueur d’humidité
      Oui, remplacer les vieux joints est utile pour assainir, surtout s’il sont en ciment

      – Recouvrir les pierres (en laissant les têtes apparaitre) au mortier anti-sel chaux puzzolane ainsi que sceller les gaines électriques au mortier anti-sel.
      Je ne connais pas le mortier anti sel, mais si il s’agit de celui-ci (trouvé au hasard sur le net) https://www.bcb-tradical.com/la-chaux/limportance-dune-chaux-anti-salpetre/, notez qu’il est de chaux H. Ce qui signifie qu’elle contient plus de 20% d’additifs. Pas de risque majeur, mais on ne sais pas ce qu’ils utilisent comme adjuvants.

      – Je pensais rajouter un boitier anti-humidité inverseur de fréquences de remontées capillaires d’eau.
      Je ne suis pas à même de répondre. La seule chose que je sais sur le sujet est que c’est un bel investissement.

      Bonnes fêtes !
      Gautier

  • Bonjour
    Nous venons d’acheter une maison à la reunion. Elle a 30 ans environ. Le terrain est en pente et la terrasse interieure de la maison ( terrasse fermée ) est donc enterrée. En pleine saison humide et pluvieuse actuellement nous constatons la formation d’une mousse blanche à plusieurs endroit des murs de la terrasse. La peinture ne tient pas et s’effrite.
    Pouvons nous retirer cette mousse avec un chiffon ? Comment traiter toute cette surface enterrée de l’intérieur en sachant qu’à l’extérieur un produit contre l’humidité a été appliqué sur tout le contour de la terrasse qui est à hauteur de fenêtre du coup ?
    Nous ne pouvons envisager de très gros travaux et souhaiterions être rassurés car 1er achat.
    Comment protéger notre terrasse ? Comment lutter contre cette humidité ? Une peinture anti humidité ?
    Nous aerons autant que possible.
    Activer un ventilo contre les murs lorsque qu’il pleut trop ?
    Certains mettent de l’eau de javel sur cette mousse mais apparemment ce n’est pas une bonne solution.
    Vos conseils seraient les bienvenus car nous ne savons que faire et la mitoyenneté ne facilite pas nos recherches de solutions.
    Merci d’avance !

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Très difficile de répondre sans dire de bêtises.
      Le climat de la Réunion m’est absolument inconnu mais je suppose que l’humidité y est largement plus soutenu que par ici. :/
      L’humidité ne s’arrête pas avec des solutions naturelles. Tout est dans la conception et l’anticipation. Le reste c’est du cas par cas.
      Vraiment désolé de ne pas pouvoir vous renseigner plus que cela.
      Bonne année quoi qu’il en soit,
      Gautier

      • Merci !
        On va essayer de faire au mieux avec des avis de professionnels sur place.
        Bonne et heureuse année à vous également !

  • Bonjour,
    Tous mes bons voeux pour 2020.
    Votre article est vraiment très intéressant. Je viens d acheter une maison de ville de 1880/1900. Je n avez pas remarqué et ne savez pas que toutes maisons construites avant 1959 n avaient pas de fondation et étaient donc soumises à ces remontées capillaires. Placo et crépis recouvrent toutes la maison, certainement pour cacher la misère.. La cuisine plus basse sue la cour est très humide. Nous allons enlever le placo et voir ce qui s y cache.. Je voulais savoir a partir de quelle moment peut on dire qu’une maison est insalubre, est ce toujours réparable ? Quand ne l est elle plus??

  • Bonjour,
    Je reviens vers vous concernant le salpetre à l’intérieur de la terrasse enterrée. Je n’y connais rien alors mes excuses si mes questions sont simplistes…
    Étant donné que de gros travaux sont impossibles, quelles solutions seraient envisageables de l’intérieur afin d’éviter que le pb ne s’aggrave ?
    Si j’ai bien compris, il faut laisser le mur respirer…appliquer une peinture contre l’humidité et le salpetre ne ferait qu’aggraver le pb, est ce bien cela ?
    Que peut on appliquer sur les murs interieurs dans ce cas ? Qui permette cependant toujours au mur de toujours respirer et d’évacuer ?
    Faute de moyens il nous faut cependant des petites solutions les plus efficaces possibles et nous ne voulons pas agraver le problème en comettant des erreurs
    Merci d’avance !
    Jenny

  • Bonjour,
    J’ai une maison de 1900 dotée d’une cave en pierres voûtée et s’il en terre battue. Le problème de cette cave est le salpêtre. Je b’ise pas k’utiluser Pour quoi que ce soit de peur que tout s’abîme. A priori (j’ai rnlenage il y a 2 mois) je n’ai oas de problèmes de salpêtre dans la maison.
    Dans votre article vous parlez de l’importance de la ventilation…
    La cave a une porte en fer avec une importe ouverte (donc non hermétique) qui donne sur un escalier accessible de l’exterieur.
    Il y a aussi un ancien soupirail autrefois utilisé pour livrer le charbon qui a été bouché en gardant toutefois une ouverture de 10cm de diamètre qui débouche à l’exterieur Par un tuyau type ‘descente de gouttière’.
    Pour terminer, il paraîtrait que toutes les caves du quartier communiquaient autrefois. Le mur du fond de la cave est en parpaings. Ce mur a probablement été monté pourvu réaliser la séparation des caves.
    J’envisage de réouvrir le soupirail à charbon avec une cour anglaise pour améliorer la ventilation. Pensez vous que je puisse en tirer un réel bénéfice pour lutter contre le salpêtre ?
    Merci pour votre avis
    Madame mabille

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      J’ai bien peur que non. Mais n’en faites pas l’économie.
      :/
      Votre sol sera constamment humide, d’une saison à l’autre il continuera à faire remonter des sels.
      Essayer de faire avec si c’est possible.
      Vous passerez moins d’énergie en adaptant la destination de votre cave et en procédant à un petit entretien bi-annuel.
      Rappelez-vous que le salpêtre est un bon signe, cela veut dire que l’humidité circule plutôt que de remonter dans vos murs.
      Cdlt,
      Gautier

  • Bonjour,

    J’ai un problème de salpêtre dans mon appartement, surement dû à des remontées capillaires car je suis en RDC et mon appartement est situé 1m sous le niveau du sol, d’autant plus que l’immeuble date des années 1700.. J’ai déjà fait faire des devis d’injection et autres pour traiter le problème mais je me dis qu’effectivement ça ne ferait que le décaler. Pensez vous qu’il faille que je creuse le mur ? Je suis un peu perdue du fait de la particularité de mon appartement..

    Merci beaucoup,

    Alexane

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour Alexane,
      Je comprends bien votre embarras mais je ne peux malheureusement pas émettre de diagnostique sans avoir été sur place.
      Bon courage !
      Gautier

  • Levigeant dit :

    Bonjour
    Je m’associe aux remerciements des autres intervenants pour Votre disponibilité et pour la qualité de vos réponses.
    Ma question concerne le RDC d’une maison sur la côte atlantique bâtie pas loin d’une Zone qui par temps de pluie est inondée.
    Les anciens propriétaires pour éviter les remontées d‘humidité ont fait carreler la pièce la plus exposée jusqu’à 1m50
    Sauf qu’aujourd’hui on constate l’apparition de la salpêtre juste au dessus du carrelage
    Dois-je l’enlever afin de permettre au mur de respirer?

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Merci à vous 🙂
      Oui, il est effectivement judicieux d’ôter le carrelage et la colle à carrelage. Par contre il faudra trouver un matériau de remplacement.
      Je viens de tomber sur ces plaques danoises
      http://www.skamowall.fr/anvendelse-indvendig-isolering
      Une sorte d’enduit rigide… Je ne sais pas ce que ça vaut mais c’est peut-être une piste à creuser..
      Sinon, un enduit perspirant est encore le mieux.
      Bon chantier !
      Gautier

  • Levigeant dit :

    Encore merci pour votre disponibilité
    M. Levigeant

  • Eric Themelin dit :

    Bonjour et bravo pour tous ces conseils.
    Pour ma part, mon problème de remontée de salpetre est au sol… qui est fait de tomettes… au premier étage.
    Une construction des années 60 qui est ma résidence secondaire.
    Je ne sais pas comment régler ce problème. Si vous avez une idée, elle sera la bienvenue.
    Eric

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      Au premier étage ??!
      Au niveau des murs ou sur toute la surface ?
      De quoi est composé votre plancher d’étage ?
      Gautier

  • chauvin brigitte dit :

    Bonjour , nous avons un petit appartement rdc sur la cote , nous avons eu des soucis avec le locataire au dessus de chez nous toilette bouchée , il a fallu refaire tout notre sol de la piece principale et de la chambre , dans la chambre nous avons mis du parquet par la même occasion j’ai fait mettre du lambris sur un mur qui n’était pas régulier pour cacher les défauts , nous sommes venus passer quelques jours a notre arrivée tout était bien pas d’humidité , mais 3 jours après j’ai découvert de l’humidité derrière notre lit ou est placé le lambris (2 aérations ont été mises à la pose ) j’ai supposé au départ que cela pouvait provenir du faite que l’on était 6 personnes pdt 3 jours et vu le mauvais temps que nous avions, le lambris est posé depuis 3 ans et pas de problème avant . Que dois je faire merci

  • Bonjour

    Nous avons une terrasse avec en dessous une cave. Les joints du carrelage de la terrasse doivent être poreux et/ou bien de l’humidité/ eau s’ infiltre par le mur de la cave. De l’autre côté du mur, c’est de la terre jusqu’en haut puisque notre terrasse se trouve en prolongement du jardin. Nous avons des petites flaques d’eau ( quand il pleut ) dans la cave et du salpetre sur ce mur de la cave ( à l’intérieur donc). Il y a sur ce mur un enduit pour façade en acrylique qui se fendille et décolle donc. Faut il l’enlever ? Je suppose qu’il faut laisser le soupirail toujours ouvert pour permettre à l’humidité de sortir?
    Quelles autres choses peu onéreuses me conseillez vous ? Enduit à la chaux ?

    Je ne crains pas du tout pour la maison car c’est un mur qui donne complément à l’extérieur et qui n’est donc pas en contact avec le bâti de la maison mais ça m’embête quand même d’avoir de l’eau et du salpêtre ( notamment pour une revente , cela peut faire peur ).

    Nous avons aussi du salpetre sur ce même enduit acrylique sur les murets de clôture de la maison .
    Que faire ?

    Merci d’avance pour votre retour.

    • Eco.didaqt dit :

      Je vous invite à lire les autres commentaires sur le sujet.
      Bonne journée

  • ALBERT 85 dit :

    Bonjour,
    Je souhaite isoler des murs en pierre dans le cadre d’une rénovation complète d’une maison en pierre
    La composition de la parois envisagée sera la suivante :
    Fermacell + lame d’aire pour le passage des gaines + frein vapeur hygrovariable intello de chez proclimat + fibre de bois steico flex 36 de 16 cm + dégrossi chaux + mur pierre de 60 cm + dégrossi chaux et enduit à la chaux (parlumière et parexal de chez parexlenko)
    Je me pose des questions quant a la pertinence de la fibre de bois contre un mur en pierre d’autant plus que celui ci présente des remontées d’humiditées par capillarité (Pas de trace de moisissure ni de salpêtre mais le mortier est humide sur 50 à 100cm environ – le dégrossi à la chaux en intérieur à été fait il y a un mois et les remontées d’humiditées par capillarité sont toujours présente dans les mêmes proportions).
    Le sol de la maison actuellement carrelé et ne présente pas de trace d’humidité et il sèche rapidement

    J’ai également prévu de faire un drainage tout autour de la maison afin de limiter l’humidité au pied des murs

    La fibre de bois est-elle pertinente dans ce cas ?
    Existe-t’il un isolant plus adapté pour ce type de parois ?

    Merci d’avance pour vos réponses

    • Eco.didaqt dit :

      Bonjour,
      La fibre de bois ou la ouate de celulose gèrent relativement bien l’humidité.
      Cependant, si cette humidité est constante et que vous avez des doutes, des blocs de chanvre chanvribloc peuvent être utilisés sur 50cm de hauteur (par contre lambda ~0,075W/mK).
      Bon chantier,
      Gautier

  • LARAPIDIE dit :

    Bonjour, merci pour votre article éclairant. J’habite une maison de ville qui date de 1900. A l’époque, les maison étaient construites en pierres et à même le sol (donc sans chappe !).
    J’ai fait ravalé la façade en décembre 2016 : suppression de tous les enduits et crépis et réapparition des pierres avec joints à la chaux.
    Pour autant, dans l’angle du mur nord, on voit que les joints chaux extérieurs sont souvent “mouillés”, et à l’intérieur, c’est à dire dans ma cuisine, les joints du carrelage mural, sur une hauteur de 2m et une largeur de 1m, rejette une sorte de mousse blanche, qui vole à chaque fois que j’ouvre la porte de mon four par exemple. Du coup je me demande si :
    1) j’ai bien fait de monter une tour de cuisine (avec four encastré) dans cet angle de mur
    2) si le carrelage mural à cet endroit précis n’a pas tendance à trop bloquer la respiration de cette partie du mur, et si je ne devrais pas l’enlever (certains carreaux sonnent creux d’ailleurs). Mais au risque d’avoir encore plus de salpêtre (sur tout le mur et non plus que sur les joints) ?
    Que me conseillez-vous ?
    Bien à vous
    Jean-Christophe

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Jean-Christophe,

      Dur de diagnostiquer d’ici mais ce qui est sur c’est que le carrelage bloque le transfert d’humidité.

      Par contre vous pourriez profiter du fait qu’il n’y ait pas de dalle ciment pour tenter d’évacuer l’humidité par le sol plutôt que par le mur…

      Quel est l’habillage de votre sol ?

      Gautier

  • Bonjour, et merci pour la qualité de vos réponses, pleines de bon sens et à l’opposé des solutions “Tout chimique” que l’on peut rencontrer par ailleurs et qui ne sont souvent que du cache-misère.
    En ce qui me concerne, je dispose d’une maison en pierre, avec des joints en terre, qui ont été revêtus par un enduit ciment, intérieur et extérieur.

    J’ai commencé par enlever les enduits et refaire les joints des pierre à la chaux.

    Une partie des murs est enterré de 20 cm, sans vide-sanitaire, et bien entendu humide, notamment sur une longueur où il y a dalle béton extérieure qui a été réalisée pour y faire une terrasse en pavé.

    J’aurais aimé savoir si selon vous cette dalle est une bonne chose en empêchant les eaux ruisselant sur la façade de s’infiltrer dans le sol (surface de la façade = 10 m²), où on contraire si c’est un facteur aggravant en empêchant l’eau contenue dans le sol de s’évacuer à l’atmosphère.

    Merci et bonne continuation

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour ,
      Dsl mais en général c’est plutôt un facteur aggravant :/
      Bonne continuation à vous aussi 🙂
      Gautier

  • Hélène dit :

    Bonjour Gautier,

    Tout d’abord merci pour ce super site avec plein d’infos!

    Voici ma situation:
    Une maison des années 1930, en brique (nord oblige!), avec un jardin plus bas que la rue (disons au niveau -1).
    Une extension de la maison a été faite il y a une 50aine d’années, donc on a:
    -en niveau -1: Cave d’origine-Terre-Piece X-Jardin
    -en niveau RDC: entrée de la maison d’origine- avancée ( avancée qui coure du dessus de la terre jusqu’au dessus de la pièce X)
    Pour relier les 2 niveaux il y a un escalier qui part du milieu de l’avancée jusqu’à l’entrée de la pièce X. Il longe donc la partie en terre.
    En bas et sous cet escalier il y a un rabicoin, séparer de la terre par un mur en brique recouvert d’enduit ciment.

    On arrive (enfin) au coeur du problème : traces de salpetre, enduit creux qui s’effrite par endroit et avec de grosses auréoles jaunâtre.
    J’ai déjà enlevé toute la partie enduit pourri, mais le reste tient très bien (pour l’instant, et ce depuis bien 20 ans). Les briques découvertes me semblent assez fragiles (humidité?, cuissons anciennes différentes?), j’ai donc peur de les abimer si je continu à taper le ciment propre: dois-je quand même continuer?

    Enfin je voudrais mettre un enduit de chaux à la place/au-dessus: est-ce bon? De la nhl2 ou de l’aérienne sachant que l’hygrométrie variera forcément? Avec pouzzolane? Est-ce possible en mono-couche, sachant que c’est uniquement un coin de rangement peu éclairé, donc pas besoin d’un rendu ultranet? Et quel ratios du coup?

    J’espère que mon roman est assez clair et que vous pourrez m’éclairer.

    Bonne journée.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Hélène,
      Oui, c’est très clair 🙂

      j’ai donc peur de les abimer si je continu à taper le ciment propre: dois-je quand même continuer?
      Dsl, mais il m’est vraiment délicat de donner mon avis sans avoir vu l’état du mur.

      De la nhl2 ou de l’aérienne sachant que l’hygrométrie variera forcément? Avec pouzzolane? Est-ce possible en mono-couche ?
      Oui, Aérienne ou NHL2 cela n’aura pas une grande incidence.
      Oui, avec de la pouzzolane pour aérer l’enduit et mieux gérer le surplus d’humidité.
      Oui, monocouche possible. Sur la brique on pourra se passer du gobetis mais sur le ciment c’est fortement recommandé.
      1 vol de chaux + 1 vol de sable + 2 vol de pouzzolane (granulométrie selon épaisseur d’enduit souhaitée. Typiquement 0-2 pour une épaisseur d’enduit jusqu’à 5mm ou 0-4 pour une épaisseur d’enduit jusqu’à 1cm).

      Bon chantier !

      Gautier

  • jean daniel dit :

    bonjour et merci pour les renseignements concernant l’humidité ,j’ai une maison en pierres en bretagne qui est très ancienne date inconnue,je voudrai la vendre mais avant j’aimerai résoudre ce probleme d’humidité qui apparait a l’intérieur de l’habitat,l’extérieur du mur est dans sa partie basse en granit le reste du mur est en pierre donc de l’extérieur rien a faire par contre a l’intérieur je ne sait pas quoi faire un tchenicien est venu voire et préconise un traitement par injonction des murs de soubassement en bas et et a l’étage de la maison,le haut n’est pas humide mais obligation de traiter pour la garantie.vu ce que j’ai lu je n’ai pas envie de faire intervenir ce technicien.il y a une source qui passe sous la maison d’où certainement les remonté d’humidité alors que faire?merci de me donner une idée.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Jean-Daniel,
      Pour l’intérieur, il faudrait enlever les parements muraux (habillage) pour aérer le mur.
      Mettre le paquet avec la ventilation (VMC et fenêtres)
      Ensuite, effectivement, il serait intéressant de trover la source des remontées humides.
      A+
      Gautier

  • Bonjour,
    Merci pour cet article très clair et très intéressant.
    Je me permets de vous poser une question pratique : je ne peins plus mon mur de clôture (1,1 m x 30 m) car la peinture s’écaille par endroits au bout de de quelques mois problèmes d’humidité remontant du sol). L’enduit existant ayant été réalisé à base de “baticim”, é J’envisage donc, comme vous le préconisez, un nouvel enduit à la chaux, Pour ce faire, pensez-vous que je puisse m’éviter d’enlever entièrement l’enduit existant? Un simple piquage suffirait-il pas ?
    Dans l’attente de vos commentaires,
    Cordialement.
    Albert Laügt

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour,

      Dans mes termes piquer signifie “enlever” mais du coup votre question perd son sens.

      Ce qu’il faut retenir c’est qu’il ne sert pas à grand chose d’enduire sur un support qui ne tient pas. C’est pourquoi il faut tjrs essayer de revenir au mur brut.

      Bon chnatier,

      Gautier

  • Pierre H dit :

    Bonjour,

    J’ai une question au sujet du salpetre. J’ai une cave semie-enterrée avec 2 fenetre. A l’achat de l’appartement elle servait de cave. j’ai commencé les travaux et presque fini pour l’aménager en pièce vidéo. Les murs de bas étaient en briques peintes en blanc. J’ai tout poncé et enlever le vieux joint qui s’effritait.
    Les travaux ont commencé en octobre 2019 et depuis 1 ou 2 mois seulement, sur certaines parties de bas des murs (à 2 endroits ou 3) il y a apparition de salpetre.
    J’ai pour 2 des 3 endroits déjà remis du nouveau joint entre les brique J’ai eu beau en effet frotter à la brosse le salpetre, il revient.
    J’ai cependant il y a 3 mois installé une ventilation aspirante donnant derrière sur le conduit d’aération du batiment (batiment en brique de 1921).
    J’ai mis un programmateur et la ventilation se déclenche 30 minutes toutes les 3H.
    Ayant le salpetre, devrais je faire tourner la ventilation plus régulièrement ?
    Comment faire disparaitre le salpetre sachant que je n’ai pas accès au coté “extérieur” du mur, il s’agit du mur du couloir des caves pour une coté et de l’autre c’est sous les escaliers qui mènent à la cave.
    J’ai stoppé en partie basse du mur l’application du nouveau joint de brique dans que je n’ai pas résolu ce souci;
    Existe-t-il un produit en particulier qui me permettrait de solution à long terme ce souci de salpetre ? J’ai aussi vu sur un bas de mur le nouveau joint posé 24h auparavant briller d’humidité à quelques endroits.
    Puis-je appliquer un produit hydrofuge qui ferait comme une barrière à tout cela empechant la formation de salpètre ??
    Merci pour les réponses.

    • EcoDidacte dit :

      Bonjour Pierre,

      Vous pouvez utiliser un enduit hydrofuge, mais cela risque de ne faire que déplacer le problème.

      Certains enduits, gèrent mieux l’humidité que d’autres, notament le chaux-pouzzolane (voir commentaires précédents).

      Tant que le prob d’humidité n’est pas résolu, le salpêtre réapparaitra.

      Gautier

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